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ÉPOUX

perfine). Avant de livrer les éponges au consommateur, on leur fait subir diverses préparations pour les blanchir, leur donner plus de souplesse, et leur enlever toute odeur désagréable. On les emploie, ainsi préparées, pour la toilette, pour laver les meubles, les voitures, etc. En Médecine on a employé les éponges comme médicament interne pour fondre les goitres, grâce à l'iode et aux iodures qu'elles renferment; on les utilise encore comme médicament externe pour dilater les conduits trop étroits.

Pour les Éponges d'eau douce. Voy. Sponcille.

ÉPONTILLE (de pont), pièce de bois ou de fer que l'on place entre les ponts d'un bâtiment pour les supporter ; on s'en sert aussi pour y passer des cordages propres h tenir les pavois et les garde corps.

ÉPOPÉE (du gr. sTro7toii<x).Dans le sens le plus général, c'est le récit merveilleux et légendaire d'actions grandes et héroïques. Presque tous les peuples ont eu, même avant les siècles de culture littéraire, des épopées primitives célébrant leurs dieux et leurs héros, et qui, après diverses transformations, nous sont quelquefois parvenues avec ou sans nom d'auteur. Tels sont le Mahabharata et le Ramayana des Indiens, le Chah Nameh, des Persans, les Niebelungen chez les Allemands, les romans de Roland et d'Artué chez nos pères ; telle est même chez les Grecs 17liade, considérée longtemps comme le premier et le plus parfait des poèmes épiques. — Dans un sens plus restreint, l'épopée est le récit poétique d'une grande action. L'action épique doit être mhp, comme la colère d'Achille (Iliade) ou le retour d'Ulysse (Odyssée), et ne pas embrasser la vie entière d'un héros, comme dans VAchi/léide de Stace: cette unité n'exclut pas les épisodes ( Voy. ce mot) ; elle doit être grande et surtout intéressante. Dans toute épopée ainsi entendue, on distingue: 1° Y exposition, renfermant le début, où l'on fait connaître le sujet du poëme; Yinvocation et Yavant-scène, ou exposé de la situation où se trouve le héros ; 2° le nœud, ou ensemble des intrigues qui s'opposent à l'exécution de ses volontés ; 3° l'intrigue, augmentant ou détruisant ces obstacles; û° le dénoûment. Les personnages de l'épopée sont ou imaginés par le poëte, ou empruntés à l'histoire; le héros doit toujours dominer. L'épopée admet le merveilleux, mais à la condition que le poëte croie luimême à ce qu'il dépeint; sinon ce n'est plus qu'une machine poétique qui jette du froid dans tout l'ouvrage. Les principaux poèmes épiques sont : chez les anciens, Ylliade et l'Odyssée d'Homère, les Argonnutiques d'Apollonius de Rhodes, l'Enéide de Virgile, la Pharsale deLucain.la Guerre punique de Silius Italicus : chez les modernes, la Divine Comédie de Dante, la Jérusalem délivrée du Tasse, le Paradis perdu de Milton, les Lusiades du Camoëns, la Henriade de Voltaire, la Messiade de Klopstock. On a aussi classé dans le genre épique quelquas grandes compositions en prose, comme le Télémaque de Fénelon, les Martyrs de Chateaubriand, etc.

L'épopée badine ou héroï-comique est une parodie de l'épopée sérieuse où la disproportion des moyens avec la fin excite le rire^Tels sont : la Batrachomyomachie attribuée à Homère, le Lutrin de Boileau, la Boucle de cheveux enlevée de Pope ; et, dans un ordre plus relevé, le Roland amoureux de Boiardo et celui de Berni, le Roland furieux de l'Arioste, etc.

ÉPOQUE (du gr. £7royVj, arrêt), se dit de certains temps, marqués par un grand événement, comme la création, le déluge, la naissance de J.-C, l'hégire, l'invasion des Barbares, la prise de Constantinople, la découverte de l'Amérique, etc.; ces temps servent aux historiens pour établir des divisions dans l'étude de l'histoire universelle. Voy. ère.

En Astronomie, on appelle époque le lieu moyen d'un astre à un instant déterminé ; on s'en sert pour trouver ensuite, en partant de cet instant, le lieu moyen de l'astre pour un autre instant quelconque. On choisit ordinairement pour fixer cette époque le passage au périhélie.

époqi e. En Géologie, on distingue cinq grandes Époques ou Périodes correspondant à autant de phases par lesquelles a passé notre globe, et caractérisées par les êtres qui y vivaient et dont les dépouilles subsistent encore dans le sein delà terre. Ce sont : 1° \'É. azolque où les êtres vivants n'avaient pas encore apparu sur la terre: c'est l'époque où se sont déposés les gneiss, les micaschistes, etc. ; — 2° YÉ. pa/éozoïque, caractérisée par l'apparition des plantes, des mollit - ques, des sauriens, etc. : à cette époque abondent, au moins dans les étages inférieurs, les crustacés de l'ordre des Trilobites (Calymènes,Ogygies,Phacops,ctc).; — 3° YÉ. secondaire, caractérisée par l'apparition des oiseaux, des céphalopodes acétabulifères (Ammonites, Bélemnites, Ancylocéras, etc.) qui y prennent un développement énorme, et des mammifères didelphes : à cette époque pullulent de gigantesques sauriens, le Mégalosaure, l'Ichthyosaure, le Plésiosaure, etc. ; — U" YÉ. tertiaire, caractérisée dans l'ordre animal, par l'apparition des mammifères proprement dits, des serpents et des batraciens; et dans l'ordre végétal, des véritables dicotylédonées ; car à l'époque précédente les dicotylédonées n'étaient représentées que par des conifères; — 5° YÉ. quaternaire, caractérisée d'abord par les mouvements des eaux qui ont raviné la surface de la terre, produit les vallées d'érosion, et déposé partout des amas de galets ou de sables connus sous le nom de dépôts diluviens ; et ensuite au point de vue de la faune, par le développement de la plupart des grands animaux dont les genres, sinon les espèces, vivent encore aujourd'hui sur la terre, et surtout par l'apparition de l'homme. On appelle époques glaciaires les phases de l'époque quaternaire où les géologues admettentque la plus grande partie des Alpes, du Jura, des Vosges et des Pyrénées était couverte d'immenses glaciers et où le Renne vivait dans nos climats: on compte au moins deux époques glaciaires. — L'É. contemporaine n'est que la continuation de l'époque quaternaire. Voy. Terrains, Étage, etc.

époqi'e. En Philosophie, les Pyrrhoniens appelaient époque (i-xoyri) la suspension du jugement : selon eux, on trouve des raisons égales pour affirmer et pour nier, et on ne doit se prononcer ni dans l'un ni dans l'autre sens. Pyrrhon appuyait cette opinion de plusieurs arguments, appelés raisons d'époque, et tirés du caractère relatif de la connaissance humaine. Voy. Scepticisme.

ÉPOUSAILLES (du lat. sponsalia). Ce mot s'appliquait autrefois spécialement aux promesses de mariage, et se prenait tantôt pour une simple promesse qui ne liait pas les parties, tantôt comme synonyme du mot fiançailles ou accordailles ; plus tard il est devenu synonyme de mariage.

ÉPOUTISSAGE, second épluchage du drap, analogue à l'épincetage. Voy. ce mot et Drap.

ÉPOUX (du lat. spo?isus).£.e mot désigna dans l'origine deux fiancés, deux personnes qui s'étaient promis de se marier et qui étaient liées par cette promesse. Aujourd'hui, il est synonyme de conjoint, c.-à-d. de mari et de femme. — Aux termes de la loi (C. Nap., art. 212 etsuiv.), les époux se doivent mutuellement fidélité, secours, assistance ; le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance à son mari. La femme est obligée d'habiter avec le mari, et de le suivre partout où il juge à propos de résider. Le mari est obligé de la recevoir et de lui fournir tout ce qui est nécessaire pour les besoins de la vie. La femme ne peut ester en jugement sans l'autorisation du mari, si ce n'est quand elle est poursuivie en matière criminelle ou de police: le juge peut alors donner cette autorisation, à défaut du mari. Elle ne peut, dans la même condition, donner, aliéner, hypothéquer, acquérir à titre gratuit ou onéreux ; mais elle peut tester sans l'autorisation de son mari. Le meurtre commis par l'époux sur l'épouse, ou par celle-ci sur son époux, n'est excusable que si la vie de celui qui a commis le meurtre était en péril lorsque le m<

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