ÉPISTOLAIRE (GENRE
ÉPISTOME (du gr. 67W, sur,et<TT6u.a,bouche),terme de Zoologie, synon. de chaperon. Voy. ce mot.
ÉPISTYLE (du gr. s7uttû).iov). Voy. Architrave.
ÉPITAPHE (du gr.é7riTdbio:), inscription, en prose ou en vers, faite pour être mise sur un tombeau. Le principal mérite de l'épitaphe est d'être concise. On cite comme modèle en ce genre celledu généralMercy:
Sta viator, heroem calcas.
L'épitaphe est ordinairement un éloge ou une sentence morale, et souvent l'un et l'autre. — Voir : Labbe, Thésaurus epitaphiorum (Paris, 1666); T. Guillebaud, Jardin d'épitaphes choisies (1648); Laplace, Recueil d'épitaphes (1782); Epitaphs original and selected (Londres, 1840), etc.
ÉPITASE (du gr. êiuTacTn;), partie du poëme dramatique qui vient après l'exposition, et où l'action se développe. Voy. Noboo.
ÊPIZOAIRES.
— Gif, —
EPONGES.
ÉPITI1 ALAM E fdu gr. imBaidutoç, nuptial), poème ou chant, composé à l'occasion d'un mariage et à la louange des nouveaux époux. Il est d'origine grecque quant à la forme, mais de la plus haute antiquité quant à sa première institution. Nous avons encore des épithalamos de Stésichore et de Théocrite, en grec; de Catulle et d'Ausone, en latin ; de Ronsard, Malherbe et Scarron, en français ; de Marini, en italien. Aujourd'hui la chanson de noce est, du moins en France, tout ce qui reste de l'épithalame.
ÉPITHÉLIOMA, tumeur épithélialo, c-à-d. formée essentiellement des éléments de VémthéUum ( Voy. ci-après). Ce mot a remplacé celui de cancroide.Vog. Caxcer.
ÉPITIIELIUM (du gr. fa(, sur, et Qr)).^, mamelon ; parce que Ruysch attribua d'abord ce nom à la pellicule qui recouvre cette partie), membrane tégumentaire qui recouvre les muqueuses. Les épithéliums forment une grande classe, de tissus, qui se renouvellent sans cesse et sont caractérisés par leurs cellules sans enveloppe, à noyaux énormes et quelquefois pourvues de cils vibratiles. On en distingue quatre espèces :\'È. nucléaire, VÉ. tphémqu», VÉ. cylindrique et VÉ. pavimenteux : 1'épiderme de la peau appartient à cette dernière espèce.
ÉPITIIÈTE (du gr. ÈTiiOeTo:, ajouté), nom donné en général à toute qualification d'un substantif, et spécialement à tout modificatif, adjectif ou autre, qui ajoute à l'idée principale plus de force, de noblesse ou de grâce. L'emploi judicieux des épithètes est de la plus haute importance en poésie.
EPITOGE (du lat. cpitngiinn), espèce de manteau que les Romains portaient quelquefois par-dessus la toge. — C'est aussi une sorte de chaperon que les présidents à mortier et le greffier en chef du parlement portaient autrefois sur la tète dans les solennités, et qu'ils ne portèrent plus ensuite que sur l'épaule. Voy. Chausse.
ÉPITOMÉ (du gr. £7riT0[i.r)), toute espèce de livre abrégé, particulièrement des livres d'histoire ; tels sont V Epitome historiœ sacrœ de Lhomond et Y Epitome historiœ grœcœ de Siret. Voy. AmiécÉ.
ÉPITRE (du lat. epistola), nom donné : 1° aux lettres missives des anciens qui nous ont été conservées, telles que les Epitres de Cicéron et de Sénèque, et notamment aux lettres des apôtres; 2° à des lettres descriptives, morales, satiriques ou badines, écrites en vers: Horace est le premier qui ait écrit des épîtres en vers, et ses épttres (sermones) sont les seules qui nous restent de l'antiquité; chez les modernes, on cite surtout en ce genre Boileau, Pope, Voltaire, Gresset, J.-B. Rousseau, Chénier, C. Delavigne et Lamartine. — Épitre dédicatoire. V. Dédicace.
Les Epitres des Apôtres font partie du Nouveau Testament : elles renferment des explications des dogmes de la religion catholique, des conseils, des encouragements, etc. On distingue : les Epitres particulières de St Paul aux Églises ou à ses disciples, au nombre de 14; et les Epttres catholiques, c-à-d. adressées à l'universalité des Bdèles, an nombre de 7 : celles-ci sont dues à St Jacques, St Pierre, St Jean et St Jude; on les nomme aussi Ê canoniques.
Dans la Liturgie, on appelle Epitre la leçon ou partie de la messe lue par le prêtre ou chantée par le sous-diacre après la collecte et avant l'évangile. Cette leçon est prise le plus souvent dans les épttres de St Paul ou des autres apôtres. Les Bdèles et le clergé sont assis pendant la lecture de l'épltre. — Le livre qui contient les epitres de toute l'année s'appelle tectionnaire ou ÈpistoHer. —On nomme côté de F épitre le côté droit de l'autel, parce que c'est de ce côté qu'on lit l'épltre.
BPITROCHLBE (du gr. èttî, sur, et trochléc),tubérosité de l'humérus. Voy. Bovbros.
EPIZOA1HES (du gr.ÈTri, sur, et 'toipiov, petit animal), se dit, en Zoologie, des parasites qui vivent a la surface du corps de l'homme ou des animaux, comme les Poux, le- Mites, les Varidos, etc.
ÉPIZOOTIE (dugr. 67K, sur, et 2/iov, animal , maladie passagère qui sévit à la fois sur un grand nombre d'animaux domestiques. Plusieurs épizooties sont contagieuses, telles que le typhus du gros bétail, la lièvre charbonneuse, la péripneumonie dei bêtes bovines, la clavelée, la morve, le farcin, la gale, la fièvre aphtheuse des bètes bovines, ovines et du porc ; d'autres ne sont pas transmissibles, telles que l'hydrohémie, les inflammations des muqueuses intestinales, la bronchite, la pneumonie du cheval et des bestiaux, le sang de rate, les angines simples, les maladies vermineuses, etc. Les causes de ces maladies résident en général dans les influences atmosphériques, l'alimentation, l'état des étables, l'excès du travail et certaines autres conditions encore peu connues. Les moyens les plus efficaces d'en arrêter les effets sont le changement de climat, d'habitation, ['isolement des animaux attaqués, une grande propreté, une nourriture saine et convenable. Quelquefois, pour arrêter les progrès de la contagion, on se voit forcé d'abattre les animaux malades.
Tout détenteur d'animaux infectés d'une maladie contagieuse doit les séquestrer et informer le maire de la commune où ils se trouvent, sous peine d'un emprisonnement de 6 jours à 2 mois, et d'une amende de 16 à 200 fr. Ceux qui laissent leurs bestiaux infectés communiquer avec d'autres sont punis d'une amende de 100 à 500 fr. et d'un emprisonnement de 2 à 6 mois. Si de cette communication il résulte une contagion parmi les autres animaux, la peine est un emprisonnement de 2 à 5 ans et une amende de 100 à 1,000 fr. (C. pén., art. i39 461, et Ordonn. du 27 janvier 1815 . La loi du 30 juin 1806 accorde pour tous les animaux abattus par suite du typhus des bètes à cornes, une indemnité égale aux trois quarts de leur valeur.
ÉPODE (du gr. ir.u>Zr,), nom donné, chez les < , à la stance qui, dans les odes et dans les chœurs de tragédies, se chantait immédiatement après la strophe et l'antistrophe. Sur la scène, le chœur chantait la strophe à gauche du théâtre, l'antistrophe à droite, et l'épode au milieu.
On a encore donné le nom à'épode : 1° à un petit poëme lyrique écrit en distiques dont le premier vers était un îambique trimètre et le deuxième un ïambique dimètre : telles étaient les épodes d'Archiloque; 2° à tout petit vers misa la suite d'un ou de plusieurs grands; 3° au dernier livre des odes d'Horace, parce que, dans ce livre, sauf les huit dernières odes, chaque grand vers est suivi d'un petit, dans le genre des épodes d'Archiloquo.
ÉPONGES (du lat. spongia). Les Eponges font partie du dernier embranchement du Règne animal, des Protozoaires, quoiqu'on tende à les ranger parmi les Zoophytes. Elles constituent le genre type de la classe des Spongiaires (Voy. ce mot). Les Eponges marines, ou Eponges proprement dites, se présentent comme des masses fixées à des rochers ou à des coquilles, criblées d'orifices [ostinfes), de consistance cornée, élastiques. Ces masse-,, ..u • l'on recueille dans le commerce pour servir aux usages domestiqu sont autre chose que le squelette d'un animal : l'être vivant est constitué par une sorte de matière risqueuse qui entoure cotte charpente et pénètre dans toutes ses anfractuosités. Les éponges sont animées de mouvements généraux d'expansion et de rentrai tion. Elles possèdent tous les modes connus de ri -
production animale, l'oviparité, la scissiparité, la
gemmiparité. On divise les éponges en trois classes : les /•;. cornées, les E. calcaires e\ les E.siHct uses. —
Les espèces répandues dans le commerce tOUl des
éponges cornées. Les plus communes, les grosses, appartiennent aux côtes occidentales de la Méditerranée 'France et Espagne ; c'est l'espèce Spongia communis [E. géline, /•.'. dé Barbarie ou .A- Marseille). D'autres plus délicates (Spongiù usitatissùna , viennent des côtes de la Grèce et de la Syrie . /•-'. blonde ou de Venise, E. fine dur* onchimous8e,É. fine </<>«.<- ousu-