ÉPREUVE PAR ASSIS ET LEVÉ. 1 07/. VOTE
ÉPROUVETTE, se dit, en Chimie, d'un vase de verre, ayant la forme d'un tube fermé par un bout, qui sert à recueillir les gaz sur la cuve à eau ou à mercure. Moitrel d'Élément a le premier enseigné, en 1719, ce moyen de recueillir les gaz.
En Physique, Yéprouvette d'une machine pneumatique est le baromètre raccourci qui sert à indiquer la pression de l'air qui reste dans les cloches oti l'on fail le vide. — Les distillateurs donnent souvent le nom d'éprouvette a Yaréomètre {Voy. ce mot), parce qu'il leur sertà éprouver le degré alcoolique du produit de leur distillation. Ils emplbienl aussi pour l'aire cette épreuve un tube de verre, en forme de bouteille, long d*env. Om,ir> ou 20 : ce tube étant rempli à moitié, on bouche l'instrument avec le pouce, pois on Becoue violemment afin d'exciter an grand nombre de bulles, el à la manière dont ces bulles se disposent bot le liquide, on juge <in degré de spirituosité.
Eprouvetteà poudre, espèce <ie dynamomètre décliné à mesurer la force de lapoudre à canon. — L'/Y.
hydrostatique de Régnier se compose d'un tube de laiton long de 0",,50, portant au hout supérieur un
petit canon, et dont le bas est renflé on une panse creuse, l'enfermant un peu de lest au dessous. Ce tube se tient verticalement dans l'eau, et une partie sort au-dessus du liquide; on fait partir le canon, et il se produit un recul qui immerge dans l'eau une partie plus ou moins grande de la tige, selon la force de la poudre. On a gradué la tige en parties égales, de manière que le 30* degré soit pris avec la poudre capable de lancer à 300'" une petite halle. |.;i poudre de guerre doi 30 degrés ; la pondre do (-basse V"> ou }6,
EPSOMITE. Voy. Magnésie sulpatri.
EPUISEMBNT d'épuiser), diminution progressive
des forces, produite par des évacuations excessives,
la débauche, une fatigue considérable, la privation de sommeil, les affections tristes, la contention d'es-
prit, une nourriture insuffisante ou malsaine, un© croissance trop rapide, etc. L'épuisement amène l'amaigrissemenl et quelquefois la mort par la phthisie.
ÉPUISEMENT, opération d'Hydraulique, dans la construction (les ponts, digues, écluses, etc., dans les mines et dans les percements des puits. Les ustensiles ou machinesà épuiser sont : Yécope, \e van, la vis d'Archimède, les roues à aube ou à tympan, les pompes de toute sorte, les siphons, etc. Une des opérations de ce genre les plus prodigieuses est l'épuisement de la mer de Harlem, tenté de nos jours. Voy. Dessèchement.
ÉPl'ISETTE, petit filet à mailles fines, en forme de poche et monté sur un cerceau avec un long manche. Les pécheurs à la ligne s'en servent pour enlever hors de l'eau les poissons dont le poids ou la résistance pourrait faire rompre le fil.
ÉPULIE (du gr. èirouXi;), excroissance fongueuse qui vient sur les gencives, principalement de la mâchoire inférieure, dans l'intervalle de deux dents ou au fond d'un alvéole. L'épulie succède ordinairement à une inflammation de la bouche, à la carie d'une dent ou du bord alvéolaire; quelques-unes repullulent comme le cancer; pour ces dernières, l'extirpation des dents attaquées et la cautérisation sont indispensables.
ÉPURATION (d'épurer), clarification qui s'opère spontanément dans les sucs aqueux, acides ou huileux, lorsque, après les avoir exprimés des végétaux, on les laisse reposer ou éprouver un léger mouvement de fermentation. Voy. Clarification*.
ÉPURE (du préf. i p. es et de pur). EnGéométrie, on appelle épure la représentation, sur un plan, des points et lignes situés dans l'espace et appartenant à un corps de forme déterminée, ainsi que l'ensemble de lignes et de points tracés sur un plan pour résoudre un problème de géométrie descriptive ( Voy. ce mot). Les candidats aux écoles spéciales ont à faire des épures de ce genre. — On appelle aussi épure un dessin au trait, le plus souvent réduit d'après une échelle, et coté, mais quelquefois de grandeur naturelle, bit par les architectes, les ingénieurs et les constructeurs de machines, pour servir de modèle aux charpentiers, aux maçons, aux tailleurs de pierre, et. en général, à tous ceux qui doivent exécuter et assembler les différentes pièces d'un édifice ou d'un mécanisme projetés. Dans les ateliers ou les chantiers, I épures se font, sur une aire bien unie ou sur un mur convenablement disposé. L'art île les tracer se compose de deux parties. La première consiste k connaître
la théorie des projections, pour l'on , sur le papier,
l'ensemble ils lignes, dont les distances et les inclinaisons déterminent par leurs intors étions les limites où s'arrête la forme des corps ipi'on veut exécuter: elle comprend la jférdoromte(coupe des pie la perspective, etc.; la seconde, appelée dèsèm linéaire
graphique, consiste a manier avec adresse les instruments de travaux graphiques, la règle, le compas, IV (pierre, le tire-ligne, le rapporteur, etc.
BPURGE GRANDI etPETITI , nom vulgaire de deux espèces jni ri/ut ives du genre Euphorbe,
BPYORNIS, oiseau gigantesque. Voy. Bfvoanis.
ÉQUARRISS AGE (d^ouarrir, du préf. é p,er«1 de quarri), étal d'une matière équarrie, c.-à-d. taillée à angles droits. On équarrit une poutre, une pierre, etc. On dit qu'une poutre a iv.ûo d'équarrisaage lorsqu'elle a 0n,,/|0 en tous sens perpendiculairement à
sa longueur ; on appelle bois d'equarrissaae le bois
qui a au moins 0"\ir> d'équarrissage \ celui qui en a moins se nomme cherrait.
ÉQUARRtSBAGI, industrie qui consiste dans l'abattage et le dépècement des chevaux, Inès, chiens,
chats, etc., pour tirer parti de leur peau, de leur graisse, des muscles, des crins, des os, etc. Les enclos du les équarrisseurs exercent leur métier sont des lieux infects ei malsains, qu'il faut éloigner des habitations dans les grandes villes, lui/. AliATTOlR. ÉQUARRlSSOlftj uiitil dont.se servent les horlo-