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ÉVENT

pourpré. Ces oiseaux sont insectivores; ils se tiennent dansles marécages ou sur les bords des lacs et des rivières, et recherchent les lieux solitaires. Le type du genre est VE. de Horsefield (E. javanius), qui vit à Sumatra et à Java.

EURYNOME(nom mythol.), Eurynome, genre de Crustacés, de l'ordre des Décapodes brachyures-.test rhomboidal, rugueux; bras longs, armés de serres terminées par des crochets courbés ; abdomen de 7 articles, ovale chez les femelles, allongé et resserré au milieu chez les mâles. Ces crustacés se trouvent sur les côtes de la Manche.

El'RYPYGA, oiseau Échassier. Voy. Cacrale.

EUSTACHE (du nom de l'inventeur), sorte de couteau grossier, dont le manche est de bois et dont la lame n'est pas assujettie par un ressort. Le manche se fait à St-Claude dans le Jura, la lame est fabriquée à Rives en Dauphiné, et le montage s'exécute à St-Étienne. On peut donner un eustache perfectionné pour moins de 4 centimes.

El'TERPE, genre de la famille des Palmiers, tribu des Arécinées. T roy. Arec.

edterpe, astéroïde. Voy. Planètes.

EUXÉNITE, minéral amorphe qu'on trouve en Norwége : c'est un tantalo-titanate d'yttria, de cérium, d'urane, de lanthane, de magnésie et de chaux.

ÉVACUATION (du lat. evacuatio), sortie des matièresexcrémentitielles, sécrétées ou exhalées, par un organe quelconque, ouvert naturellement ou par l'art. L)e là les E. spontanées (sueurs, urines, etc.), et les E. artifiiielles (saignées, purgations, etc.), déterminées pa;- l'instrument tranchant ou par l'action des médicaments évacuants, tels que vomitifs, purgatifs, sudorjfiques, diurétiques, expectorants. Voy. ces mots.

ÉVANGILE (du gr. eùayYO.iov, bonne nouvelle , L'Église ne reconnaît que quatre Évangiles authentiques : 1" VE. de St Matthieu, écrit, vers l'an 41, en hébreu ou syro-chaldéen : nous n'en avons que la traduction grecque, un texte hébreu,fait sur cette traduction, et une version latine ; 2° VÉ. de. St Marc, rédigé pour les Romains, et qui fut écrit d'abord en grec ; 3 ' VE. de St Luc, écrit en grec vers 53 ; 4° VÉ. de St Jean, écrit en grec vers 96 pour les Chrétiens d' Asie-Mineure. — On appelle Évangéliaire le livre qui contient les évangiles lus ou chantés à chaque messe. On en attribue la rédaction à St Jérôme.

On connaît un grand nombre d'évangiles apocryphes: l'Ê'. selon les Hébreux, VE. selon les Nazaréens, VE. des Douze apôtres, VÉ. de St Pierre : c'est l'évangile de St, Matthieu, corrompu par les Hébreux hérétiques; VÉ. selon les Egyptiens, composé parles Chrétiens d'Egypte avant que St Luc eût écrit le sien ; VÉ* de la naissance de la Ste Vierge, attribué a St Jacques le Mineur, en grec et en latin; VÉ. de l'enfance du Sauveur ou de St Thomas, en arabe ; celui de Nicodème ; les É. de St André, de St Barthélemi, d'Apellès, de Hasdide, de Cérinthe,des Ébionites, celui des Encratites, ou de Tatien, ou ofe? Suriens, le môme que celui des Hébreux-, VÉ. d'Eve ; celui des Gnostiques, VÉ. de Marciou ou de St Paul, qui n'est autre que celui de St Luc altéré ; lesGrandes et les Petitesinterrogations de Marie; le Livre de la naissance du Sauveur; VÉ. de St Jean ou le Livre du trépas de la Ste Vierge; celui de St Mathias; celui de la perfection -, celui des Simoniens, VÉ. de Thadée pu de St Jude; VE. de Valentin ou de la vérité; VE. de vie ou du Dieu vivant; celui de St Philippe, de St liamabé; celui de St Jacques le Majeur; celui de Judas Iscariote ; les É . de Lucius, Séleucus, Lucianus, Hés'/chius, etc.

Le diacre dit à la messe l'évangile du jour, après le graduel et l'épître, et avant le Credo. A la fin de la messe, on lit l'évangile de St Jean : In principio erat verbum. Pendant la lecture de l'évangile, les fidèles se tiennent debout. Le côté gauche de l'autel, celui où se lit l'évangile, s'appelle côté de F-èoangHe. EVANIALES (du gr. eùâvio;, doux), tribu d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères térébrants, famille

des Pupivores : antennes sétacées de 13 à 14 articles, tête inclinée, abdomen pédicule ; pattes postérieures longues, avec tibias renflés. — Le type de la tribu est le genre Évanie, dont l'abdomen oblitéré parait tellement distinct du corps, que l'on pourrait croire d'abord que l'on tient entre les mains un insecte mutilé ; VÉ. appendigaster, qui est noire, se trouve dans le Midi. Autres genres : Fœne, Aulaque, Pélécine, etc.

ÉVANOUISSEMENT, perte de connaissance. Cet état, suivant ses divers degrés, est désigné par les médecins sous les noms de défaillance, de syncope et de lipothymie. Voy. ces deux derniers mots.

ÉVAPORATEUR, appareil imaginé par M. Toselli avec lequel on concentre les solutions salines par évaporation à froid. Il est formé de deux cylindres parallèles, sur lesquels sont tendues des cordes, le cylindre inférieur est immergé dans la solution. Quand on fait tourner l'autre cylindre, les cordes sont entraînées et emportent une certaine quantité de liquide, qui s'évapore rapidement.

ÉVAPORATION ,du lat. evaporatio), phénomène physique par lequel un liquide, exposé à l'air ou placé dans le vide, se dissipe peu à peu de lui-même, et finit par passer entièrement à l'état de vapeur. L'évaporation est d'autant plus rapide que la température est plus élevée, la surface du liquide plus grande, et l'air qui la touche moins pesant ou plus renouvelé. Elle est toujours accompagnée d'un abaissement de température du liquide, la partie du liquide qui ne se vaporise pas perdant de la chalear, laquelle est employée à vaporiser l'autre partie. L'évaporation est par là une source de froid et peut servira congeler l'eau. En prenant des liquides trèsvolatils, on obtient même des abaissements de température capables de congeler le mercure (Voy. Froid et Glacière artificielle). — L'évaporation est fréquemment utilisée, lorsqu'on veut recueillir les matières fixes dissoutes dans les liquides, ou celles qui sont moins volatiles, dans la fabrication des sucres, des sirops, de certains sels; dans l'analyse des minéraux, etc. L'évaporation à air libre s'exécute dans des vases ouverts et plats, appelés chaudières, bassines, capsules, avec ou sans le concours de la chaleur et d'un courant d'air. L'évaporation dans un espace clos s'exécute : 1° dans le vide, en mettant la substance sous une cloche de machine pneumatique avec du chlorure de calcium, et en faisant le vide lentement; 2° dans l'air sec, en enfermant la capsule dans un endroit fermé avec une substance avide d'eau (acide sulfurique), ou en faisant intervenir la chaleur, et en dirigeant à travers l'espace clos un courant de gaz très-sec qui se charge de l'humidité. Voy. Évaporatelr. — Voy. aussi Vaporisation.

ÉVASION (du lat. evasio), fuite d'un détenu (inculpé, accusé ou condamné). Toutes les fois qu'une évasion a lieu, la loi punit non-seulement ceux qui étaient chargés de la garde du détenu (geôliers, concierges, gardiens, soldats, etc.), mais aussi ceux qui ont Drocuré ou facilité son évasion (C. pén., art. 237- 248)'. Quant au détenu, il n'est punissable que s'il y a eu bris de prison ou violence.

ÉVÈCIïÉ, siège d'un Évéqve (Voy. ce mot), étendue de sa juridiction, territoire soumis à son autorité. Ce mot désigne aussi le palais de l'évêque. — Pour le nombre et la liste des évèchés qui existent actuellement ou qui ont existé en France, Voy. l'Atlas d'Hist. et de Géogr.

ÉVECTION idu lat. evectio), nom donné, en Astronomie, à l'une des inégalités du mouvement elliptique de la lune, découverte par Hipparque. Elle se manifeste principalement aux quadratures et a pour cause l'attraction du soleil.

ÉVENT du préf. é p. es, etde vent). En Zoologie, on appelle évents des ouvertures que plusieurs Cétacés portent sur la tête, et qui, communiquant avec l'arrière-bouche, donnent à ces animaux la facilité de respirer sans mettre le museau kors de l'eau, et de

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