‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 595 sur 1672 · EUNUQUE · texte numérisé non relu

EUNUQUE

par le dominicain J. Goar (grec-latin, Paris, 1647). — Dans l'Église latine, on nomme Eucologe un livre de prières contenant l'office des fôtes et des dimanches. En ce sens, il est synonyme de paroissien (Voy. ce mot). Le premier eucologe de ce genre fut imprimé par ordre du cardinal de IX oailles, archevêque de Paris. M. F. Clément a donné en 1854 un Eucologe en musique, dans lequel on trouve les plains-chants notés.

EUCOMIS (du gr. £Ûxo[io;, qui a de beaux cheveux), genre de la famille des Liliacées, tribu des Hyacinthinées, renferme des plantes herbacées, bulbeuses, à feuilles radicales d'où sort une hampe couronnée d'une touffe de feuilles. On cultive dans nos jardins \'E. couronné (E. regia) ou Basilée et \'E. ponctué, tous deux originaires du Cap.

El'DIALYTE (du gr. eùfiiàXuTo;, facile à diviser , substance minérale d'un violet rougeàtre, qui cristallise dans le système rhomboédrique, mais se présente ordinairement en lamelles faciles à séparer. C'est un silicate de zircone, de soude et de chaux [ZrSi34- 3(Na,Ca)Sis]. Elle accompagne l'amphibole dans les gneiss du Groenland.

El'DIOMÈTRE (du gr. eùSt'a, air pur, et [iÉTpov, mesure), instrument imaginé par Volta, dont on se sert pour l'analyse des gaz, et surtout pour celle de l'air atmosphérique. Les eudiomètres se composent en général d'un tube de verre fort épais, dont une extrémité est ouverte et l'autre fermée. L'extrémité ouverte sert à l'introduction et à la sortie du mélange gazeux, et demeure constamment plongée soit dans l'eau, soit dans le mercure, sur lequel on fait l'expérience ; l'autre extrémité est traversée par deux tiges métalliques, laiton, acier ou platine, placées intérieurement à une certaine distance l'une de l'autre, et communiquant au dehors. Ces tiges sont destinées à faire passer dans l'intérieur du tube l'étincelle électrique destinée à opérer la combinaison des gaz mélangés. — Lorsqu'on veut analyser l'air par l'eudiomètre, on l'y mélange avec une quantité déterminée d'hydrogène, et l'on fait détoner ce mélange par l'étincelle électrique ; le tiers du volume de gaz qui disparaît en formant de l'eau représente l'oxygène contenu dans l'air. Lorsqu'il s'agit de gaz combustibles, p. ex., de carbures d'hydrogène, on mélange ceuxci avec une quantité déterminée d'oxygène, et l'on fait détoner ce mélange. — On a varié la construction des eudiomètres de beaucoup de manières. Avant Volta, Priestley, Fontana, Ingenhousz, avaient déjà imaginé des eudiomètres fondés sur divers principes. M. Regnault a apporté à cet instrument des perfectionnements importants.

EUDYPTES, un des noms scientifiques du Gorfou

EUFRAISE, plante. Voy. Euphraise.

EUGENIE, Eugenia, genre de la famille des Myrtacées, tribu des Myrtées, est composé d'arbres et d'arbrisseaux à feuilles opposées, entières; à fleurs axillaires, blanches; à baies noires ou rouges. On cultive dans les serres : \'E. Michelii ou Cerisier de Cuyenne, à baies écarlates de la grosseur d'une cerise ; l'E. brasiliensis ; l'E. pimenta ou Piment de la Jamaïque ; la Jambose (E. jambos) ou Pomme de rose, dont le fruit, en petite pomme jaunâtre, répand dans la bouche une saveur de rose ; l'E. malaccemis, dont le fruit, de la grosseur d'une poire, a la même saveur; enfin, l'E. uniflora et l'E. australis, dont les fruits rouges sont mangeables.

EULABES, nom lat. scientifique du genre Mainate.

EULIME, Eu/ima, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibranches, famille des Pyramidellidées : coquille allongée et polie, quelquefois infléchie ; bouche arrondie et entière en avant, acuminée en arrière ; columelle souple, labre tranchant. Les Eulimes habitent actuellement les profondeurs de la mer ; elles se rencontrent à l'état fossile depuis l'étage carbonifère.

EULOGIE (du gr. tùloyi*), nom donné d'abord à Y Eucharistie (Voy. ce mot), puis, par extension, aux choses bénites, que l'on distribuait aux communiants,

comme supplément de l'eucharistie, et qu'on envoyait aux absents en signo de communion. — On a encore donné le nom ù'eulogies aux repas bénits par les évoques et les prêtres. L'usage du pain bénit dérive de l'ancien usage des eulogies.

EL'LOPHE (du gr. eûXo?oç, à la belle aigrette), Eu/op/ius, bel oiseau de l'ordre des Gallinacés, originaire de l'Inde, à tarses grêles, à plumage brillant ; sa tête est ornée d'une huppe très-touffue.

eulophe, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères térébrants, famille des Chalcidiens. Cesontde petits insectes à corps mince, assez longs, dont le larves vivent dans le corps des chenilles des Phalénites et des Tinéites. L'espèce type, l'E. ramicomè, est d'un vert brillant, avec des antennes fauves.

EUMÈXE (du gr. £Ùu.£vy;;, doux), Eumenes, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon, famille des Diploptères, tribu des Guêpiaires : corps très-allongé, tète triangulaire, garnie de mandibules allongées ; tronc globiforme. L'E. ét)*anglée. longue de 0m,012, noire, avec des taches jaunes, est commune en France. Elle fait son nid sur les graminées et les bruyères.

EU3IÉRODES, famille de Reptiles, de l'ordre des Sauriens, établie par Duméril, répond aux trois familles des Lacertiens, des Iguaniens et des Geckotiens de Cuvier.

EU3IOLPE (du gr. eùu.o).?to;, harmonieux), Eumolpus, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille desCycliques, tribu desChrysomélines : tête verticale, enfoncée dans le corselet; antennesde 12 articles : corselet court, globuleux, étroit. Ce sont des insectes ornés de brillantes couleurs et souvent parés de reflets dorés. L'E. delà vigne, dit vulg. Béche-lisette, Piquebroc, Écrivain, etc., est noir, avec les élytres fauve-brun; il vit sur la vigne à l'état de larve et d'insecte parfait, attaque les bourgeons, les feuilles, le pédicule de la grappe et même la racine : on peut le détruire avec le tourteau de moutarde. L'E. obscur (Colaspis atra) s'attaque à la luzerne.

EUMCE (nom mythol.), Eunice, genre d'Annélides errantes, de l'ordre des Chétopodes dorsibranches, famille des Néréididées : trompe armée de 7 à 9 mâchoires solides, et garnie en dessous d'une espèce de lèvre ; corps linéaire, presque cylindrique ; anneaux courts, très-nombreux (parfois 400). La couleur des Eunices est rose, grise, verdàtre, etc. L'E-saaguinea, qui habite nos côtes, est le type du genre.

EUNICÉE, Eunkea, nom donné par Lamouroux à des Polypes coralliaires, voisins des Gorgones et des Alcyons et parmi lesquels il comprenait les Antipathes. Voy. ce mot.

EUXOMIE, astéroïde. Voy. Planètes.

EUNUQUE (du gr. sOvoùyo;). Ce mot qui, dans IV rigine, désignait chez les souverains de l'Orient tout homme employé à la garde de la chambre du prince, fut ensuite spécialement appliqué aux individus que l'on mutilait pour les affecter au service des harems (Voy. Harem) : il a été étendu par la suite à tout individu ayant subi la même mutilation. Chez les anciens, les prêtres de Cybèle appelés Galles, se faisaient volontairement eunuques. Le Christianisme lui-même a offert l'exemple de pareilles aberrations, notamment parmi les Origénistes. Aujourd'hui, en France, la castration (Voy. Castrat) est considérée comme un crime (C. pén., art. 316). — On a remarqué de toul temps chez les eunuques tous les caractères de la faiblesse : souplesse, lâcheté, ruse, mensonge, et il> ont toujours été tenus dans un état d'infériorité : à Rome, ils ne pouvaient servir de témoins; l'Église les repousse du ministère des autels. Néanmoins, plusieurs d'entre eux, grâce à leurs fonctions intimes et souvent à l'aide de moyens honteux, acquirent un grand ascendant sur leurs maîtres et ne s'en servirent nue pour le mal : tels furent en Perse, Ragoas ; er Egypte, Photin ; à Rome, Narcisse, Pallas, Sporus ; b Constantinople, Eutrope, etc. Quelques-uns, au contraire, se distinguèrent par leur génie ou leurs vertus •

EUPHOREIACÉES.

ZURYLAIME.

tels furent le philosophe Favorinus, Narsès, le vainqueurdesOstrogoths,Aly, grand visirde Soliman, etc. EUPAT01RE (du gr. eÙ7ta-rôpiov), Eupalorium, genre de la famille des Composées, type de la tribu des Eupatoriées, dont quelques botanistes font une famille à part, celle des Eupatoriacées, renferme des arbustes ou des arbrisseaux, quelquefois des herbes à feuilles opposées. On connaît : VE. ayapann, à laquelle les créoles attribuaient la puissance de guérir toutes les maladies (Voy. Ayapana); VE. cTAvicenne ouChanvrin {E. cannabinum), qui pousse en Europe le long des fossés, des routes et des bois : tige herbacée, cylindrique, rougeâtre, haute de 0m,75 à 1" et couverte de poils courts; feuilles sessiles, fleurs eu corymbe, de couleur violette pâle; cette espèce a des propriétés émétiques, toniques et purgatives; VE. pourpré, de l'Amérique du Nord : c'est une plante d'ornement ; VE. tinctoriale, avâ fournit une sorte d'indigo ; VE. célestine ou Conocline ( Voy. ce nom), etc. EtPATOinE(AiGnEMOiNE), Rosacée. Voy. AlGIiEMOINE. EUPHÉMISME fdu gr. £'jçr,(jLt«7|x6;), figure de Style par laquelle on substitue àl'expression d'idées dures, tristes ou déshonnêtes, des expressions plus douces ou plus décentes, et qui laissent deviner les premières. Ainsi l'on dit : Avoir vécu, N'être plus jeune, pour, Être mort, Être vieux. C'est par euphémisme qu'on dit à un pauvre : Dieu vous assiste, au lieu de dire : Je /t'ai rien à vous donner, etc. Les anciens, dont la superstition redoutait les paroles de mauvais augure, ont fait un grand usage de l'euphémisme.

EUPHOI9E(da gr. eûçwvoç, qui a une belle voix), instrument de Musique, dans le genre de l'harmonica, inventé en 1790 par Chladni, et modifié par lui en 1822, consiste en une caisse carrée contenant û2 petits cylindres de verre qu'on frotte avec les doigts mouillés et dont la vibration se communique à des tiges métalliques situées à l'intérieur.

EUPHOME (du gr. eùçwvta), se dit, en Grammaire, de l'heureux choix des sons, de l'harmonieuse succession des voyelles et des consonnes. C'est par euphonie qu'on intercale certaines lettres entre les mots, afin d'éviter l'hiatus : pro-d-est ; viendra-t-il, vas-y pour va-y ; qu'on prononce entre quutre-z-yeux, etc. L'euphonie va jusqu'à modifier les règles d'accord : mon épée, pour via épie.

EUPHOIUiE (du gr. eùçopêtov), Enphorbin, genre type de la famille des Euphorbiacées, renferme environ 300 espèces, dont une centaine sont indigènes. Ce sont des plantes herbacées, à fleurs en panicules ou en ombelles, groupées par 12 ou 15 fleurs mâles, avec une seule fleur femelle, dans un involucre commun, régulier et campanule. Les espèces particulières à l'Afrique et à l'Arabie ont le port des cactiers : quelques-unes sont cultivées parmi les plantes grasses à cause de leurs formes bizarres; telles sont: VE. tête de Méduse, VE. melon, et VE. des Canaries. Toutes les euphorbes contiennent un suc laiteux, acre, caustique, corrosif, qui se condense en petits morceaux friables, d'un jaune pâle, demi-transparents; c'est la gomme-résine d'euphorbe, employée en médecine, surtout par 1rs vétérinaires, à cause de son énergie. Le suc des espèces équatoriales esl le plus souvent vénéneux ; relui des espèces d'Europe est moins énergique, et s'emploie comme émétique et purgatif. On se servait beaucoup autrefois de la gomme extraite de V Euphorbe dei aneiem E. antif uorum) : c'est un violent drastique el un Bternutatoire énergique. L'E. officinale (Ê. officinal um s les mêmes propriétés. Les médecins de campagne font encore usage, comme purgatif, de l'ff. grande épurge ou Esule (A', lathyris) et de VE. petite épurge\mvn leur emploi est dangereux. 1.7.'. hetioscopta, vulg. Réveille-matin, donne un Bac irritant qui peut causer de violentes opbthalmies. I. '/•.'. characiasth tiges nombreuses el velues, à feuilles linéaires el coriaces s'emploie quelquefois pour clôtures, dans le midi. Voy. Tirai m m i .

El riiomti v< i i s, famille de plantes Dicotylé-

dones dialypétales hypogynes, comprend un grand ' nombre de genres, composés d'herbes, d'arbustes ou d'arbrisseaux à feuilles alternes, à fleurs axillaires ou terminales, très-variées dans leur disposition : calice monosépale, à plusieurs divisions profondes; tantôt un assez grand nombre d'étamines, quelquefois une seule, constituent la fleur mâle ; la fleur femelle se compose d'un ovaire à plusieurs loges. Le fruit est une capsule à plusieurs coques s'ouvrant par une suture longitudinale ; à leur maturité, ces coques se séparent élastiquement les unes des autres. — Cette famille se subdivise en 6 tribus : Euphorbiées, Sti/lingiées, Acalyphées, Crotonêes, Phyllmdhées, Buxées, et a pour principaux genres, avec l'Euphorbe, le Buis, le Croion,leMancenillier,\e Manioc, < M dicinier,e\&.

BUPHORIA, arbre de Chine. Voy. Néiiilliim.

EUPHOTIDE (du gr. e3, bien, et çw:, potée, lumière), ou Gadro, roche composée de labradorite et de diallage qui y forment parfois des nids assez volumineux. On y rencontre accidentellement du talc, de la pyrite magnétique, du fer oxydulé, du fer chromé, de l'épidote, etc. Elle est blanche, parsemée de taches vertes, et sert pour l'ornementation ou l'architecture. On en trouve en Corse et au mont Rose.

EUPIIRAISE (du gr. eùfpcurfa, joie), Euphrasia, genre de la famille des Scrofulariées, tribu des Rhinanthées, renferme des plantes herbacées, souvent annuelles, à tiges rameuses, couvertes de feuilles larges et dentées, ou linéaires et entières ; à fleurs blanches, légèrement roses, ou d'un jaune intense, le plus souvent disposées en épis terminaux. L'E. officinale était employée autrefois pour les maladies d'yeux sous le nom de Casse-lunettes ; elle entre encore aujourd'hui dans quelques collyres.

EUPHROSYNE, astéroïde. Voy. Planètes.

El rill'lSME, nom donné au xvi« siècle au style précieux qui était à la mode en Angleterre a la cour d'Elisabeth. Un roman de J. Lilly, intitulé Eujjhuèsou l'Homme bien né (1578), fit imaginer ce nom.

El'PLOEA, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères diurnes. Voy. Danaîde.

EUFLOCOttUS, oiseau. Voy. Ilot rntfcnE.

ÉUPODES ,du gr. eo, bien, et - , nied),

famille d'Insectes, de l'ordre des ( tétra-

mères, remarquables par le développement de leurs pattes : corps oblom: : corselet étroit; tôte rentrée; antennes insérées au-devant des yeux. Les larves rivent aux dépens des végétaux, et surtout des liliacées. — Cette famille forme deux tribu*, les Say rides et les Criocérides.

EUPROSOPE (du gr. eu, bien, et rcj-ÔTtosov, visage), Euprosopus, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Cicindt

Voy. ClCINDÈLE.

i rit ITE, roche feldspathique, qui présente un mélange de grenat, de mica et d'amphibole. Sa texture est tantôt compacte et tantôt grenue, quelquefois fissile ; sa couleur varie du blanc au vert. V. PÉTROSII bx.

EURYALE, Euryale, genre d'Échinodermes de la classe des Astéroidées : corps àcinq branches, se subdivisant à l'infini jusqu'à former autour du corps de l'animal une sorte de chevelure déliée et serpent i forme qui lui a valu le nom vulgaire de Tète de Méduse. On trouve des Eurvales dans toutes les mers.

iimii.k, genre de la famille des Nymphéa renferme de grandes plantes aquatiqn d'aiguillons, à feuilles orbiculaires nageantes, à Heurs d'un bleu pourpre. Le rhizome de l'J Chine

et du Népàul est comestible.

BURYLAJME(du gr. lùpti;, Iarge,etlai|t6c, go Eurylaùnus, genre d'Oiseaux, de Pordn reaux dentirostres, comprend plusii - par-

ticulières au \ Iles de la Sonde, ton tes remarquables par un hausse-col plus on moins tarât : bec plus court que la tète, robuste, déprimé, élargi à sa base, à

bords tranchants en dedans; pieds forts, doigta comprimés; ailes plus courtes que la queue; plumage

éclatant, varié de noir, de blanc, de jaune et de ;

ÉVANIALES.

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