ABAQUE
A, voyelle et lre lettre de l'alphabet dans presque toutes les langues. — En composition, l'a initial est ordinairement privatif dans les langues indo-européennes. — Dans les nombres, a' valait 1 chez les Grecs, ,a 1,000 ; chez les Romains, A valait 500 {Voy. la lettre D); a 5,000. — Dans le calendrier, A est la lre des 8 lettres nundinales et des 7 lettres dominicales. — En Logique, A indique la proposition universelle affirmative. — En Musique, A désigne le la; écrit sur une partition, il indique l'alto. — Dans les abréviations, A. se met pour altesse, pour Albert, Alfred, Alphonse, André, Armand, etc. Sur les effets de commerce, A signifie accepté; A. P., à protester. Sur les façades des maisons, A. signifie assuré, etc. — Dans les formules médicales, â ou âà, pour ana, veut dire : égale quantité de chaque substance. — Sur nos monnaies, A indique la fabrique de Paris. — Dans les formules chimiques et minéralogiques, Ag veut dire argent ; Al, aluminium ; Aq, eau; As ou Ar, arsenic; Au, or; Az, azote.
ABACCA, plante textile. Voy. Bananier et Jdte.
ABAISSEMENT. Voy. Équation et Catabacte.
ABAISSEURS (Muscles), ceux dont la fonction est d'abaisser une partie quelconque du corps : on les oppose aux M. élévateurs. Voy. Muscles.
ABAJOUES (de à et bajoue, ou pour au bas des joues), poches situées aux deux côtés de la bouche chez les Singes de l'ancien continent, certains Rongeurs et les Chauves-souris nyctères, leur servent d'ordinaire comme de garde-manger : elles sont formées par la distension des muscles de la joue.
ABANDON, Aba'.ïdonnement. Voy. Cession, Concot.dat, Délaissement; Enfants trouvés, etc.
ABAQUE (du gr. âêa£), espèce de buffet ou de comptoir que les anciens employaient à différents usages. Le plus souvent ce mot désignait une table couverte de sable fin, sur laquelle ils faisaient leurs calculs ou traçaient des figures de géométrie. LA. de Pythagore a été confondu à tort avec notre table de multiplication {Voy. Arithmétique). — On donne auj. le nom d'Abaque : 1° à des tableaux propres à faciliter les calculs, tels que l'Abaque ou Compteur universel de Lalanne, qui donne à vue, au moyen de lignes tracées dans différents sens, les résultats de tous les calculs d'arithmétique, de géométrie, de mécanique pratique, etc; 2° à divers instruments ou machines servant au môme usage, tels que le Boulier compteur, la Machine arithmétique, le Calculateur mécanique, l' Arithmomètre, etc. Voy. cesmots.
En Architecture, on nomme Abaque ou Tailloir la tablette formant la partie supérieure du chapiteau des colonnes, sur laquelle porte l'architrave.