EXPULSION
m l'étranger. L'exportation est ordinairenvnt en proportion avec l'importation, et l'on peut établir entre ces deux mouvements une sorte de balance.
int lengtemps*on crut qu'il était de Iftftértl d'un pays de développer l'exportation et de restreindre l'importation, afin de faire entrer dans le pays plus de numéraire qu'il n'en sortait : c'esbce qu'on appelait faire pencher en sa faveur la balance- du
nerce. Ad. Smith a démontré la puérilité de ce
me, et aujourd'hui les nations éclairées ne mettent d'entraves à l'exportation que dans le cas de di-
. et à l'importation qu'autant que cela est nécessaire pour protéger temporairement des industries naissantes. — L'exportation et l'importation ont suivi, depuis une trentaine d'années, en France, une marche progressive. En 1840, l'importation s'élevait à un peu plus d'un milliard, et l'exportation à 900 millions plus seulement; en 1850, la première atteignait 1,174 mil- ' lions ; la seconde, 1,531 millions; en 1868, après les nouveaux traités de commerce, l'importation atteignit 2,900 millions ; l'exportation fut de 2,400 millions. Voy. Échange, Économie politiqie.
EXPOSANT. C'est, en Algèbre, le nombre qui désigne le degré d'une pnissance. Ainsi, la puissance 2e de a, par exemple, s'indique à l'aide de l'exposant 2 et s'écrit oi. — Les exposants fractionnaire- sont des notationssymboliquesquiserventàl'indication desracines:
ainsi au lieu d'écrire V a>, on peut écrire os. — Les
exposants négatifs servent à indiquer les inverses des
puissances, soit entières, soit fractionnaires: ainsi, au
lieu d'écrire —.•> —i on peut écrire a *. a sor af
EXPOSITION (du lat. expositio). Chez les Grecs, les artistes exposaient leurs ouvrages en public p >ur connaître le jugement qu'on en portait; cet usage n'a pas été conservé par les- nations modernes.
C'est à Mansard que sont dues les premières Expositions de peinture et de sculpture qui furent faites dans la galerie du Louvre (1699). Depuis 1737, ces expositions eurent lieu régulièrement chaque année, au L uvre jusqu'en 1855 et depuis au Palais de l'Industrie (Champs-Elysées) ; par exception, elle s'est faite aux Tuileries en 1849 et au Palais-Royal en 1850.
La première Exposition des produits de l'industrie a eu lieu à Paris en l'an IX '1798) ; l'idée en était due à François de Neufcbâteau : elle comptait 110 exposants. Los suivantes eurent lieu en 1801, 1802, 1806, 1819, 1823,1827, 1S34, e- depuis, de 5 en 5 ans, en 1839, 1844 et 1840 : ces deux dernières comptaient environ 5,000 exposants. A l'étranger, la Belgique oua 1" exposition industrielle à Gand, en 1820; l'All<'magne, à Berlin, en 1834: l'Autriche, a Vienn -, 35. La première Exposition universelle tntertta-
■ eut lieu à Londres en 1851 dan? le Palais de cristal ; elle fut suivie de l'exposition de Paris en 1855; d'une seconde à Londres en 1862; d'une seconde également à Paris en 186-7, où l'on vit réunis les produits de presque toutes les nations ; de celles de Vienne en 1873 et de Philadelphie en 1876. Paris en ouvrira une troisième en 1878. — En outre, il y a partout des expositio s particuiièrv» permanentes pour les beaux-arts, l'industrie, les découvertes de tout genre, etc.
exposition publique, genre de supplice, qui consiste à tenir le coupable exposé pendant un certain temps aux regards, sur la place publique, avec un écriteau indiquant son nom, sa peine et la cause de sa condamnation. Jusqu'au décret du f§ avril 1848, qui l'a abolie définitivement, cette peine était en France l'accessoire des travaux forcés et de la réclusion. On ajoutait aussi à la peine de l'exposition des rigueurs qui, depuis longtemps, ne sont plus dans nos mœurs You. Carca!*, Marque, Pilori.
isition ou Délaissement d'un enfant.V. F.\r\Nr.
EXPOSITION, en Littérature. C'esl «l'une
■ épique ou dramatique; elle fait conna lecteur ou au spectateur le sujet du poème, I
de la vue, le temps auquel elle se passe', ainsi que les circonstances qui ont précédé l'action. L'exposition est de la plus grande importance au théâtre; elle doit y être claire, naturelle et simple. Il faut éviter de laisser voir dans l'exposition qu'on en fait une et qu'on la fait pour le spectateur; ce qui arrive lorsque le personnage chargé de faire l'exposition raconte à son interlocuteur ce quecelui-cidoit savoir parfaitement. Sophocle, chez les tragiques-, Molière, chez les comiques, sont des modèles pou/ l'exposition.
EXPRESSION 'du lat. expressio). En Algèbre, on appelle ainsi l'indication sur des lettres, à l'aide des signes des opérations, d'une suite quelconque de calculs à effectuer. Les expressions algébriques prennent aussi le nom de quantités ou de formule >. — Toute expression algébrique où il n'entre ni le srgde
, ni le signe moins — , s'appelle un m< Un pohjriârne est la réunion de plusieurs monômes combinéspar voie d'addition ou de soustraction : on nomme binôme et trinôme les polynômes à deux ou à trois tenues.
En Musique, l'expression est l'accent, l'intention que l'exécutant donne à un morceau et même a chaque phrase mélodique, afin d'en tirer tout l'effet dont ils sont susceptibles. Les signes d'expression sont certains mots qui indiquent qu'il faut ralentir ou hâter le mouvement, accentuer certains passages d'une manière particulière, etc. Voy. Mouvement.
On nomme encore ainsi une opération qui consiste à séparer le suc des fruits et des plantes en les comprimant. C'est par l'expression que l'on obtient les huiles-, le vin, le cidre, etc.
EXPROMISSION' (du lat. expromittere, cautionner), se dit, en Droit, de la substitution d'un nouveau débiteur à l'ancien.
EXPROPRIATION 'du lat. ex, hors, etde/iropre), enlèvement par voie légale d'une propriété à celui qui la possède. L'expropriation forcée a lieu quand il s'agit de parvenir à la vente de la propriété d'un débiteur qui n'a point rempli ses engagements : le C Je Napoléon (art. 2204-2218; énumère les circonstances dans lesquelles cette expropriation peut avoir ' lieu; quant aux formes, le commandement de payer et la saisie en sont les préliminaires obligés; elles se compliquent en outre, quand il s'agit d'un bien foncier, de formalités longues et coûteuses (C. de proc, art. 673-748,.
Expropriation pour cause d'utdité publique, droit accordé à lÉtat d'opérer la dépossession d'un propriétaire moyennant une juste et préalable indemnité ; elle s'opère par autorité de justice1, sur une loi qui déclare l'utilité publique et autorise l'exécution des travaux; elle exige en outre un acte du préfet qui dé igné les localités sur lesquelles les travaux doivent avoir lieu, un arrêté ultérieur par lequel le préfet détermine les propriétés particulières auxquelles l'expropriation est applicable. Une enquête est ouverte, puis une commission présidée par le sous-préfet de l'arrondissement, composée de 4 membres du conseil de département ou d'arrondissement, du maire de. la commune et d'un ingénieur, juge les observations des propriétaires, et donne son avis. Un jury spécial de propriétaires, composé de 16 membres tirés au sort, sur un ! liste dressée par le conseil général et présidé par un juge du tribunal de lre instance, fixe les indemnités. Les règles d expropriation ressortent des lois du 7 juillet 1833 et du 3 mai 1841, ainsi que du décret du 25 mars 1S52. — Consulter : Ch. Delalleau, Traité de /Y.., <■■ nation, et Desprez-Rouveau, Guide des expropriés:
EXPULSION (du lat. expuhio). L'expulsion peut être exercée par l'acheteur ou le successeur du propriétaire d'un bien loué, s'il n'y a pas de bail. Le locataire d'un appartement ou d'une maison peut être expulsé s'il ne garnit pas les lieux de meubles -uftisants ou ne donne pas des sûretés au propri ■'C. Nap., art. 1752). Le locataire qui a reçu un congé régulier peut, s'il se refuse u. vider les lieux, être