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FERMENT

A l'aide des acides, on fait apparaître sur le ferblanc des dessins particuliers qui portent le nom de moiré : ils sont dus à la cristallisation qui existe dans la mince couche d'étain, et que l'acide met en évidence après avoir enlevé la couche granuleuse la plus superficielle. La production du moiré, remarquée pour la première fois par le chimiste Proust, est entrée dans l'industrie en 181G. On recouvre ordinairement ce moiré d'un vernis transparent et coloré.

FERBLANTIER, ferblanterie. On appelle ferblantier l'ouvrier qui fabrique toutes sortes d'objets en ferblanc. La plupart des ustensiles de ménage, casseroles, cafetières, passoires, écumoires, moules, boites, entonnoirs, etc., sont dus à la ferblanterie. Pour confectionner ces divers objets, le ferblantier taille les feuilles de ferblanc avec des cisailles, les contourne sur la bigorne, et les soude ensuite avec de la soudure de plombier. Pour les polir, il se sert du brunissoir ou du marteau. Quant aux cannelures ou ornements, ils se faisaient autrefois au marteau, et c'était dans ce travail que brillait surtout le talent de l'ouvrier ; aujourd'hui on les façonne à l'estampage. — Les ferblantiers se servent aussi du zinc pour fabriquer des seaux, des baignoires, des plombs, des gouttières, des tuyaux de conduite, etc., ouvrages qui autrefois faisaient exclusivement partie de l'industrie du plombier.

FKRGUSOXITE, tantalate d'yttria. Voy. Tantale.

FÉRIÉ (a*i lat. feria). Chez les Romains, on appelait fériés, les jours pendant lesquels tout travail était interrompu : lorsqu'il y avait des sacrifices, ils prenaient le nom de fêtes {Voy. ce mot). Les fériés publiques étaient fixes ou mobiles : la célébration de ces dernières était déterminée par les prêtres et les magistrats. Il y avait encore les fériés de famille pour les naissances, les funérailles, les scmailles,etc. Parmi les fériés publiques, on remarquait surtout les fériés latines, instituées par Tarquin le Superbe en mémoire de son alliance avec les Latins. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géoyr.

Dans la Liturgie catholique, on nomme fériés les jours de la semaine, à l'exception du samedi et du dimanche. Le lundi est la 2e féric.le mardi la 3', et ainsi de suite jusqu'au vendredi, qui est la 0e férié. On ne dit point la 1" férié ni la 7e férié ; on se sert des mots ordinaires, dimanche et samedi. — On nomme fériés majeures, les trois derniers jours de la semaine sainte, les deux jours d'après Pâques et la Pentecôte, et la 2e férié des Rogations, qui a son office particulier.

FÉRIÉS (jol us), jours où l'on chôme, c.-a-d. où il y a cessation de travail prescrite par la religion pour la célébration d'une fête. II y en avait un grand nombre au moyen âge, ce qui nuisait beaucoup au travail et ruinait l'ouvrier; la loi a porté un frein à cet abus. Sont considérés aujourd'hui en France comme jours fériés, les Dimanches et les Fêtes religieuses conservées par les articles organiques de la convention du 26messidoran IX(15 juillet 1801), savoir: Noël, l'.lvsomption, Y Ascension et la Toussaint , et de plus, le premier jour de l'un (Avis du Conseil d'État, 20 mars 1810). Le i") août, fête de l'Empereur, se confondait avec le jour de V Assomption. La sanction donnée

parla loi aux jours fériés consiste à ne faire aucun acte public ou de procédure pendant ces jours, m ce n'est eu vertu d'uni; permission du président du tribunal, à ne pas arrêter un débiteur, à n'exécuter aucune condamnation, l ne lettre de change échéant à on jour férié légal est payable la renie, ainsi que

les billets à ordre. Le protêt ne peut être l'ail que le jour suivant. — Pour la Stricte observai ion du dimanche, l'",'/. Dimanche.

FERLAGE, PERLER (de l'angl. to fur/). En termes de Marine, le ferlage est l'action de plier une voile sur sa vergue. Pour ferler une voile qui est largui e, on la relève en la plissant et on la serre tout le long, un peu au-dessus, et sur l'avant de la vergue, à l'aide de cordelette» nommées rubans de ferlage.

FERLIN, petite monnaie de cuivre usitée jusqu'au xviiic siècle, valait le quart d'un denier.

FERMAGE. Voy. Ferme et Bail.

fermail, se dit, en termes de Blason, des fermoirs, agrafes ou boucles qui sont fixés aux manteaux ou ceintures. Ils sont représentés, dans les armoiries, ronds ou en losange. Un écu fermai/' celui qui renferme plusieurs fermaux. Voy. Fermoir.

EERME (du Izl. firmus, ferme, c.-à-d. chose établie, convenue), se dit : 1° de toute exploitation rurale, comprenant les terres, les bâtiments d'exploitation (bergerie, écurie, étable, basse-cour, granges, hangars, féculeries, distilleries, etc.), avec l'habitation du fermier (Voir Bouchard, Traité des constructions rurales), les animaux domestiques, les instruments, machines, outils d'agriculture, etc. ; 2° d'une convention par laquelle le propriétaire, qui n'exploite pas lui-même un domaine rural, en tire un revenu nommé fermage, soit en le louant par un bail à ferme proprement dit (C. Nap., art. 1763-78), soit en partageant les fruits avec le fermier-métayer (Voy. Métairie); 3° de toute exploitation prise à forfait et moyennant un revenu fixe (revenus publics, impôts, jeux, etc.). Voy. Fermier.

On nomme Ferme école, F. expérimentale, F. modèle, tout établissement agricole qui a pour objet de former des agriculteurs et d'enseigner les perfectionnements qui ont été introduits dans la culture des terres et le soin des animaux. La plus ancienne ferme expérimentale date de 1771 : elle fut fondée par Sarcey de Sutières, à Annel (Oise), près de Compiègne. Le peu de certitude des données de la science arrêta longtemps le développement de ces utiles institutions. Toutefois on a vu s'élever, au commencement de ce siècle, l'académie agricole de Mœglin (Prusse), la ferme exemplaire deRoville (Meurtle , fondée en 1822 par Mathieu de Dombasle ; la ferme de Grignon, près Versailles (1827); l'institut agronomique de Cirencester, en Angleterre (1845). Le décret du 3 oct. 18^8 organisa l'enseignement de l'agriculture en France, en ordonnant l'établissement de fermes-écoles dans tous lesdépartem-'ins ; en élevant au rang à' écoles régionales, les fermes de Grignon, do Grandjouan (Loire-inférieure), de la Saulsaie (Ain) et de St-Angeau (Cantal), et en créant l'institut agronomique de Versailles: ce dernier, supprimé1 1852, a été rétabli sur de nouvelles bases en 1876, comme école supérieure d'agriculture. Pour les écoles régionales, I'.Kcoles.— F.nl8&9,le gouvernement belge a créé huit fermes-écoles dest lement a l'enseignement pratique de l'agriculture.

ferme, assemblage de pièces de bois qu'on place de distance en distance pour porter le faite et les chevrons d'un comble, se compose ordinairement de deux pièces de bois inclinées [arbalétriers) assemblées par leurs pieds dans le tirant qui arrête IVcartement, et par le haut dans le poinçon qui est vertical. D'autres poutres, dites fauxentrotts et tre-fiches, empêchent les arbalétriers de fléchir.

FERME (JB0 he la), jeu de cartes que l'on joue a 10 ou 12 personnes, en étant les 8 et les 6, excepté le 6 de cœur, et où le nombre 16 gagne le prix de la ferme et dépossède le fermier. — Ce jeu se joue SUSSÏ avec 6 dés inarqués d'un seul côté depuis an jusqu'à

ii, de sorte que le plus haut coup, celui on l'on g la poule ou la ferme, est de 21 points. FERMENT (dulat./,ermenrtm»),sedit de toute sub-

Btancequi B la propriété de déterminer dans une autre

la fermentation ( voy. ce mot). On a reconnu que les Bubstances organiques azotées très-altérables, tels que la levure de bière, la pâte aigrie, la de de vin, le sang décomposé, le fromage pourri, etc.,amssent particu* lièrement comme fermentaquandon les met en pré-

sence d'autres substances organiques.

Les médecins humoristes don naienl le nom à& ferment k un principe matériel qui, selon eux,8e développait dans L'économie, altérait les liquides du corps Bl causait plusieurs maladies.

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