FIGUIER
tt . Uît qu'accéléré. A cette première période dont \* J.-rëe est de 1 à k jours, en succède une seconde, o>« les vomissements deviennent noirâtres et plus fréquents, les selles fétides; le malaise et l'anxiété plus prononcés. C'est dans cette période que Iz jaunisse, ou ictère, se développe. Quand le malade doit succomber, ces symptômes s'aggravent, l'urine est supprimée, il y a une prostration complète, des pétéchies, des phlyctènes gangreneuses, quelquefois des bubons ou des anthrax. La durée de la fièvre jaune est de 4 à 8 jours. Son issue est très-souvent funeste. — Le traitement n'est pas bien établi ; pourtant des applications de ventouses à l'épigastre et aux. lombes, de légers laxatifs ont donné quelques bons résultats au début: puis, vers la fin de la maladie, les boissons toniques et astringentes. — En 1855, le Dr Humbolt, de la Havane, a proposé un préservatif contre la fièvre jaune, l'inoculation au moyen du venin d'un serpent d'Amérique.
fièvre laiteuse ou DE lait, fièvre qui précède l'établissement de la lactation chez la femme accouchée. Elle se produit d'ordinaire le 2e ou 3e jour après l'accouchement et est surtout caractérisée parle gonflement des seins, avec chaleur générale, accélération du pouls, et suppression ou diminution des lochies. Au bout de 24 heures, le lait commence à couler et l'état fébrile disparaît complètement. Cette fièvre n'exige d'autres soins que d'éviter le refroidissement qui pourrait être dangereux.
FIEVRE MlLIAIRE OU POURPRÉE. Voy. MlLIAIRE. FIÈVRE MUQUEUSE OU PITU1TEUSE. Voy. CATARRHE.
fièvre NERVEUSE. Ce nom a été employé pour désigner toute fièvre compliquée d'ataxie. Elle est caractérisée par un trouble général des fonctions, surtout de celles qui sont sous l'influence des nerfs. Elle succède quelquefois à la fièvre typhoïde.
FIÈVRE ORTIÉE. Voy. URTICAIRE.
FIÈVRE PALUDÉENNE. VOV. FlÈVRES INTERMITTEN- TES.
FIÈVRE PERNICIEUSE. Vol/. FlÈVRES INTERMITTENTES. FIÈVRE POURPRÉE. Voy. POURPRÉE et MlLIAIRE.
niivr.E PL erpérale, fièvre particulière aux femmes en couches; elle est toujours accompagnée de métropériton ite . Voy. Péri to mi i .
FIÈVRE PITRIDE. 17;//. FlÈVRE TYPHOÏDE. FIÈVRE QUARTE, llï.V RE DOUBLE-QUARTE, PIEVRE QUOTI- DIENNE. Yny. Fièvres intermittentes.
FIÈVRE TIERCE. Voy. FlÈVRES INTERMITTENTES.
fièvre trauuatique (du gr. Tpccvp.a, blessure), mouvement fébrile qui accompagne la suppuration des grandes plaies, succède aux blessures ou aux grandes opérations de chirurgie.
fièvre typhoïde (de typhus). Sous ce nom, on comprend aujourd'hui ce qu'on appelait précédemment Fièvre putride ou maligne,les Fièvres lentes m ses, F. synoqueputrideet nonputride,angio-tènique, méningo-g as trique , adéno-mèningée, adynamique, ataxiqueae Pinel; \*F. enter o-mésentérique de Petit, Serres, Bouilhud, etc.; la Dothmentérife de Bretonoe&u, la Gastro-entérite adynamique de Broussais, VEntérite follicUîeuse de Cruveilhier, Andral, Forget, etc. — La lièvre typhoïde consiste dans une affection des follicules de l'intestin grêle ou glandes de Peyer, des ganglions mésentériques, et dans une altération du sang et des liquides Bécrétéa par l'intestin, l'.lle attaque également toutes les constitutions, et même de préférence les individus forts et je
Le séjour récent dans une grande ville, le défaut
d'acclimatement, les excès de toul genre, une mauvaise alimentation ; ^habitation dans des lieux luis, mal aérés, encombrés, oùsedégagenl des miasmes de nature animale, en sont les muses ordinaires. Sa durée est indéterminée et en général fort longue. Bile peut apparaître épidémiquement ou sporadiquement. Bile don 6tre combattue, à son début, par les évacuants. On oppose ensuite aux complications qui peuvent survenir symptômes cérébraux, nerveux, etc.) un traitement Bpécial et approprié. La couvai' -
j est toujours longue et demande les plus grandes précautions.
FI THE (de l'allem. Pfeifer), petite flûte traversière, percée de six trous et d'un son très-aigu. Le fifre est originaire de la Suisse et fut en usage dans l'armée française depuis François Ier. Jusqu'à Louis XVI, il accompagnait toujours le tambour. Depuis la Révolution, il n'a plus été employé que dans la garde impériale, les cent-suisses, etc. Il est encore usité en Allemagne, en Prusse et en Angleterre. — Dans la musique ordinaire, on se sert quelquefois du fifre pour accompagner le violon.
FIGARO, personnage de comédie, créé par Beaumarchais dans le Barbier de Sévil/e et le Mariage de Figaro, est devenu le type du valet adroit et fripon et de l'intrigant sans conscience. — Il a été publié une première fois, sous la Restauration, et il se publie encore de nos jours un journal satirique, intitulé le Figaro, qui a toujours eu beaucoup de vogue.
FIGITE, Figites, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères térébrants, famille des Pupivores et voisin des Cynips.Ce sont des insectes noirs que l'on rencontre sur les vieux murs et les immondices. Leurs larves vivent en parasites sur d'autres larves.
FIGUE, fruit du Figuier( Voy. ci-après). Il y â deux sortes de figues: la figue-fleur ou rf-> printemps et la figue d'été. La 1" mûrit en juin et juillet, la 2' d'août en octobre : celle-ci est la plus estimée. On divise aussi les figues : 1° en blanches, jaunâtres et vertes ; 2° en violettes, rouges, brunes et noirâtres. Parmi les premières, on distingue la F. blanche ou blanq lisse, d'un vert pâle, piriforme; la .F. de Marseille ou F. d'Athènes, petite, arrondie, blanche à l'extérieur, rouge en dedans ; la F. de Lipari, très-petite, ronde et blanche ; la F. coucourelle, presque ronde, blanchâtre, rouge en dedans ; la F. anyélique, blanche, arrondie, à pulpe d'un jaune rougeitre ; la F. vcrle, rouge en dedans ; la F. grosse jaune oxiF.de Smyrne, la plus grosse de toutes. Parmi les deuxièmes, on cite la F. mouissonne, d'un bleu violacé, la plus agréable quand elle est fraîche; la F. rousse, presque ronde, peau brune, chair d'un rouge vif; la F. poire, F. de Bordeaux ou aubiquoun, peau violette ou brune, chair fauve, etc. — Les figues sont mucilagineuses et adoucissantes. Fraîches, elles nourrissent peu ; si elles sont très-alimentaires. En Médecine, on en fait des tisanes et des cataplasmes émollients.
FIGl'IEH, Ficus, genre delà famille des Morées, se compose d'arbres et d'arbrisseaux renfermant un suc laiteux; à feuilles alternes, découpées, d'un vert Ijpnré ; à Heurs nombreuses, unisexuées, réunies dans un réceptacle commun, charnu, piriforme et clos de toutes parts; qu'on appelle figue (Voy. ci-dessus : les fleurs mâles occupent la partie supérieure du réceptacle, et les fleurs femelles la partie inférieure : ces dernières donnent naissance à un grand nombn de petitsdrupesqui sont les véritables fruits du figuier. Le F. commun [F. carica B'élève de 5 a t'>rj dans les contrées méridionales de l'Europe. Son tronc est couvert d'une écorce grisâtre. Son bois est d'un jaune. clair et tendre, élastique à l'état de sied est très-corrosif; on s'en servait autrefois en cine. On en retire une résine molle et visqueus . — Le figuier est très-sensible au àroid : cependant on le cultive sous le climat de Paris, à Argenteuil ; mais on a soin de coucher les tiges et de les enterrer en partie pendant l'hiver. 11 a aussi à redouter plusieurs insectes, notamment uneespèce de COChenille, le kermès iiu figuier.
l.e Bguier paraît être originaire de l'Orient ; ]] prospéra en Grèce, dans l'Attique surtout, et f,t répandu
parles Crées dans l'Archipel et l'Italie, d'où il passa
dans toute l'Europe méridionale. C'était, chei ciens, la nourriture habituelle des gens de la campagne. Les fleurs du figuier, étanl fort cachées, avaient échappé aux recherchi s des naturalistes de l'antiquité, «pii pensaient que le figuier rapportait des fruits sans avuir de fleo I même qu'en 1712 que