FIL
l'on découvrit les fleurs mâles et les fleurs femelles de cet arbre. Quant à la maturation des figues à l'aide de l'insecte appelé Cynips, Voy. Caprification.
On nomme vulg. Figuier d'Adam, le Bananier; F. du Bengale, l'arbre des Bai?ians ; F. des Hottentots, la Ficoide comestible ; F. maudit, le Clusier ; F. de llnde, de Barbarie ou d'Amérique, la Raquette, etc.
figuier, oiseau. Voy. Svi.vicole et Soli-manga.
FIGULL\E (du lat. figulina, poterie). Voy. Arcile et Céramique.
FIGURANTS, se dit, au Théâtre, des personnages muets ou accessoires qui figurent sur la scène à côté desacteurs principaux. On distingue : 1° les comparses, ainsi appelés par allusion aux comparses qui figuraient autrefois dans les quadrilles des tournois et des carroussels : ce sont des personnages absolument muets, toujours réunis en assez grand nombre et dont tout le rôle se borne à stationner, à marcher et à faire les évolutions qu'exige la mise en scène; 2° les choristes, soit du chant, soit de la danse : les premiers, qui forment les chœurs des opéras, les seconds qui exécutent dans les ballets les pas combinés et les figures d'ensemble.
FIGURATIVE (du lat. figurativus). On appelle Lettre figurative, dans la Grammaire grecque, toute lettre qui sert à caractériser un temps ou une personne d'un verbe : a et x sont les figuratives du futur et du parfait; u., <7,t, les figuratives des trois personnes. On dit aussi Caractéristique. Voy. ce mot.
Ecriture figurative, celle qui est composée de la figure même des objets qu'on veut exprimer: c'est une écriture idéographique. Voy. Écriture.
FIGURE (du lat. figura). En Géométrie, on nomme figure un ensemble quelconque de points, de lignes, ou de surfaces. Quand une figure est tout entière dans un même plan, elle prend le nom de figure plane ; dans le cas contraire, elle est dite figure de l'espace.
Deux figures sont dites égales, lorsque, étant superposées, elles coïncident exactement dans toutes leurs parties ; équivalentes, lorsqu'elles ont la même étendue, sans avoir la même forme ; semblables, lorsqu'elles ont la même forme sans avoir la même étendue ; symétriques, lorsque tous leurs points sont symétriques deux à deux.
On donne aussi le nom de figure, dans tout traité didactique de science ou de technologie, à tout objet figuré, c.-à-d. représenté par le dessin pour venir à l'appui d'une démonstration ou d'une description.
figure. En Rhétorique, on appelle ainsi certaines manières de parler qui rendent la pensée avec plus de vivacité, de force et de grâce : c'est surtout le langage, de l'imagination et de la passion. On distingue les figures de pensée et les figures de mots. Les premières dépendent de la forme que la pensée a prise dansl'esprit ; on peut en changer l'expression sans détruire pour cela la figure. Telles sont : l'interrogation, la subjection, la prétention, la réticence, la suspension, l&prolepse, l'hyperbole, la litote, l'ironie, l'antithèse, la comparaison ou le parallèle, l'hypotypose, l'éthopée, l'imprécation , l'exclamation, l'apostrophe, la prosopopée, l'épiphonème, etc. (Voy. ces mots). — Les figures de mots tiennent surtout à la forme de l'expression et disparaissent quand on la change ; elles se distinguent: en F. de grammaire, qui modifient l'emploi grammatical des mots, telles que l'ellipse, le pléonasme, la syllepse et l'inversion; en tropes, qui modifient le sens des mots, tels que la métaphore, la métonymie, la synecdoque, la catachrèse, l'hypallage, l'antonomase, l'allusion, l'allégorie; et en F. de mots proprement dites, comme la répétition, la gradation, la périphrase, l'onomatopée, etc. — Consulter Dumarsais, Traité des tropes (1730, et commenté par Fontanier, 1820, .
Pour les Figures du Syllogisme, Voy. Syllogisme.
En Théologie, on a appelé figures les choses, les personnes, les événements de l'Ancien Testament qui, selon certains théologiens, sont les images du Nouveau Testament et de ses mystères : ainsi la manne
est une figure de l'eucharistie; Abel, Isaac, Joseph sont des figures de Jésus-Christ. On nomme figurù im-, le système de ceux qui cherchent ainsi, dans toute l'Écriture, des Dgures ou allégories. Ce système, déjà en faveur chez les Juifs, adopté par Origène, et fort à la mode au moyen âge, offre des dangers. On cite parmi les figuristes exagérés Coccéius de Leyde, savant du wn^ siècle, qui voyait dans toute la suite de l'Ancien Testament l'histoire de Jésus-Christ et celle de l'Église.
En Astrologie, on nomme figure une description ou reproduction de l'état et de la disposition du ciel à une certaine heure. Voy. Thème et Horoscope.
Dans les Arts du dessin, le mot figure désigne la représentation par le dessin de l'être humain, ainsi que celle de l'animal. — En termes de Blason, il se dit des pièces dont un écu est chargé.
En Musique, c'est un groupe de notes qui forme un certain dessin. On appelle chant figuré et musique figurée tout ce qui n'est pas plain-chant.
En Chorégraphie, on nomme ainsi les divers mouvements faits de concert par les danseurs, de manière à former un tableau, un ensemble agréable. La danse des salons a aussi ses figures qui sont connues de tout le monde. Voy. Contredanse et Quadrille.
FIGURÉ. En Arithmétique, on appelle nombres figurés des suites de nombres formant des progressions arithmétiques de divers ordres, dérivées les unes des autres par une loi constante. Si l'on prend, p. ex., la suite des nombres 1, 2, 3, h, 5, 6, etc., et qu'on ajoute ensemble les termes de cette progression dont la raison est 1, il en résulte les nombres 1, 3, 6, 10, 15, 21, etc., que l'on nomme nombres triangulaires. En traitant de la même manière les termes de cette 2e série, on a lasuite l,k, 10,20, 35, 56, etc., et ces nombres sont dits nombres pyramidaux ; eu traitant cette 3e suite comme la précédente, puis la W- comme la 3e, etc., on a toutes les séries qu'on appelle nombres figurés du 1er ordre. Les nombres figurés du 2e ordre se déduisent par un procédé analogue de la progression 1, 3, 5, 7, 9... qui a pourraison 2, et ainsi de suite. En général, les nombresfigurés de l'ordre m sont fournis par la progression 1, l-\-m, 1 + 2/rt, l+3ra, etc.
En Littérature, on appelle style figuré tout style où l'on fait un fréquent usage des figures {Voy. ce mot). On dit d'un mot qu'il est employé dans an sens figuré, lorsqu'on le détourne de son sens propre pour lui faire exprimer des choses analogues. Voy. Trope et Métaphore.
En Musique, on appelle trait figuré, un trait dans lequel on fait passer, pour une marche diatonique, d'autres notes que celles de l'accord actuel ; — basse figurée, une basse dont les notes portant accord sont subdivisées en plusieurs autres notes dé moindre valeur; — harmonie figurée, celle où l'on fait passer plusieurs notes sur un accord.
FIGURINE (dimin. de figure), se dit, en Sculpture, d'une petite figure. Plus souvent, on entend par ce mot de très-petites figures antiques en terre cuite, en bronze, en argent. La plupart de ces figurines représentent des divinités, et étaient, selon toute apparence, un objet de dévotion domestique.
FIGURISME. Voy. Ficure (en Théologie).
FIL (du lat. filum), petit brin long et délié, détaché de l'écorce des plantes textiles, puis tordu au moyen du fuseau, du rouet, ou d'instruments mécaniques ( Voy. Filature). La force du fil se mesure par le poids qu'il peut supporter ; sa finesse, par l'opération dite numérotage. Le fil, en sortant du métier, est mis en écheveau ( Voy. ce mot) ; chaque écheveau est formé de dixéchevettesde 100œ chacune, et ayant 70 tours de dévidoir; après avoir pesé ces écheveaux, on met ensemble ceux qui ont le même poids jusqu'à concurrence d'un demi-kilogr., et leur nombre pour former ce poids donne le numéro du fil. Depuis 1855 on a remplacé en grande partie la mise en écheveau par la mise en pelotes ou en capsules.
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