FI NE RIE
FIROLE.
mal, recouvert d'un diaphragme métallique criblé de ; trous. — Voy. Clarification.
FIMBRIARIA, genre de la famille des Hépatiques, tribu des Marchandées, se compose de plantes cryptogames qui croissent sur les hautes régions montagneuses des deux hémisphères.
FIN (du lat. finitus, achevé, parfait), quantité d'or ou d'argent pur qui se trouve dans les monnaies. Voy. Titre.
fin (du lat. finis), en Droit. Voy. Fins.
FINALE. En Musique, c'est un morceau d'ensemble qui termine une symphonie, un quintetti, etc., ou un acte d'opéra. Un finale d'opéra peut renfermer des airs, des duos, des trios ou des quatuors, ou des quintettes et des chœurs. L'objet du compositeur, dans un finale, est surtout de produire de l'effet.
Dans le Plain-chant, la finale ou note finale est la note sur laquelle se termine une antienne, une hymne ou un autre morceau.
FINALES (CAUSES). Vol/. CAUSES.
FINANCES (du vieux franc, finer, conclure, terminer [un différend] moyennant argent), se dit de l'argent et des revenus de l'État, ainsi que de l'administration de ces revenus. En France, cette administration est aujourd'hui réglée chaque année par la loi portant fixation du budget des dépenses et de celui des recettes. Voy. Budget.
La science des finances est une partie de l'Économie politique. Considérant à la fois les ressources et les besoins de l'État, elle se propose un double but : 1° alléger les charges publiques, c.-à-d. supprimer les dépenses inutiles, diminuer les frais de perception, choisir les impôts qui entravent le moins la production et la consommation, les répartir équitablement pour qu'ils soient proportionnés aux services que chaque classe de citoyens retire de la société {Voy. Impôts) ; 2° faire des ressources un emploi rationnel, c.-à-d. rendre les dépenses de plus en plus productives ( Voy. Consommation, Production). — On trouvera, dans les ouvrages de L.-H. de Jacob, de Ganilh et de Malthus, le résumé des diverses théories en matières de finances. Quant à l'histoire des finances, on peut consulter, pour l'antiquité : Bœckh, Econmie politique des Athéniens (trad. de l'allem., Paris, 1828) ; Hegewisch, Finances des Romains (Altona, 1801); Bouchaud, Mémoires de l'Académie des mscriptions (t. xxxv); — pour les temps modernes, Dutot, Forbonnais, Necker, Gaudin, etc. On doit à M.d'Audiffret le Système financier de la France (1 854); MM. A. Bailly (1830), Bresson (1840), Walters (1868) ont donné l'Histoire financière de la France. — Pour l'étranger, voir les travaux de Sinclair, Hiillmann, Bianchini,Tegoborsky, Hottinger,etc. — Voy. Économie politique.
Appelé successivement Argentier, Surintendant des finances (1515), Contrôleur' général (1661), le Ministre des Finances ne prit le nom qu'il porte encore aujourd'hui qu'en 1795. Voy. Ministères.
FINANCIER (de finance). Ce mot désignait autrefois ceux qui régissaient les biens du roi. Aujourd'hui on nomme ainsi celui qui dispose de grands capitaux dans des entreprises étendues, ou qui administre les deniers de l'État. — Au Théâtre, le financier est un emploi de la scène comique qui comprend non-seulement les gens de finance, mais aussi les rôles pleins de rondeur et de bonhomie. Orgon, dans le Tartufe; Lysimon, dans le Glorieux; Turcaret, dans la comédie de ce nom, etc., sont des rôles de financier. Molière, comme acteur, et après lui Bonneval, Grandniénil, Desessarts, Michot et Devigny, se sont distingués dans cet emploi.
FIXE-MÉTAL ou fonte-mazée. Voy. Fo?»te.
FINERIE (d'affiner), fourneau qui sert à l'affinage de la fonte, quand on fait cette opération à la houille. La finerie est formée d'un massif de maçonnerie, au milieu duquel est un creuset de forme rectangulaire, formé de plaques de fonte recouvertes d'argile. Le creuset a sur le devant un trou par lequel on fait cou-
ler les débris du minerai ainsi que le métal fondu.
FINETTE, étoffe légère de laine ou de coton, dont on fait des doublures, des bonnets, etc.
FINI (de fin). En Philosophie, le fini est ce qui a des bornes : on l'oppose à Vin fini (Voy. ce mot). — En Mathématiques, on nomme grandeur finie, celle qui a des bornes; nombre fini, tout nombre dont on peut assigner et exprimer la valeur ; progression finie, celle qui n'a qu'un certain nombre de termes.
FIN-OR, nom donné à deux variétés de Poires : le fin-or d'été est une poire petite, en forme de toupie tronquée, lisse, vert-jaunâtre d'un côté et vert-foncé de l'autre ; le fin-or de septembre, une poire grosse, bien faite, lisse et d'un beau vert tacheté de roux.
FINS. En termes de Procédure, c'est le but, l'objet d'une demande. On dit qu'une demande est à fins civiles, quand elle n'a pour objet que la réparation pécuniaire d'un dommage, et non la condamnation a une peine proprement dite. Conclure à toutes fins, c'est réclamer tout ce qui, à défaut du chef principal, peut être accordé par le juge ; être renvoyé des fins de la plainte, c'est succomber dans sa plainte. — On nomme : fins de non-procèder , les moyens présentés pour que la procédure ne s'engage pas ou soit différée : telles sont les exceptions déclinatoires ou dilatoires ; fins de non-recevoir, les moyens par lesquels on soutient que la partie adverse n'est pas recevable dans sa demande.
FINTE, sorte d'alose. Voy. Alose.
FIOLE (du gr. çiâb]). En Physique, on appelle fiole des quatre éléments, un instrument dont on se sert pour montrer certains effets de l'équilibre des liquides : c'est un tube de verre, contenant du mercure, une dissolution concentrée de carbonate de potasse, de l'alcool et de l'huile de pétrole. Si l'on agite la fiole, les liqueurs se mêlent ; mais en les laissant reposer, elles se séparent et se placent les unes audessus des autres, dans l'ordre de leurs densités.
FIORITURES (de l'ital. fioriture), autrefois Broderies, traits d'ornement que les chanteurs improvisent pour embellir ou varier la mélodie écrite par le compositeur. Employées avec goût, les fioritures produisent un effet agréable ; mais si on en abuse, elles fatiguent bientôt par leur excès.
FIRMAMENT (du lat. firmamentum, appui, soutien), nom donné, dans l'Astronomie ancienne, à la voûte céleste, que l'on se représentait comme étant de cristal et portant attachées après elle toutes les étoiles fixes. On supposait que ce ciel tournait et entraînait dans son mouvement les cieux inférieurs ou cieux des planètes.
En Théologie, le firmament est, suivant la Bible, la cloison solide qui soutient le ciel et sépare les eaux inférieures des eaux supérieures (Genèse, ch. I, y 6-9) ; aussi plusieurs théologiens le distinguent-ils du cielpropr. dit, ou empyrée (Voy. ce mot), dont ils font le séjour des bienheureux.
Dans le langage ordinaire, le firmament n'est autre chose que l'espace azuré dans lequel se meuvent les astres.
FIRMAN, mot turc et persan, désigne tout ordre émané de la Sublime-Porte ou de toute autre cour musulmane. Le sultan de Turquie appose sa signature et son cachet sur tous les firmans donnés par lui. — Un édit, un décret, un statut, un sauf-conduit ou un permis accordé à un voyageur ou a un individu envoyé en mission, prennent également le nom de firnwn.
FIROLE, Pterotrachœa, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Nucléobranches, type de la famille des Firolidées. Ce sont des animaux gélatineux, très-allongés, transparents, ayant une queue pointue et une bouche située à l'extrémité d'une trompe. Ils manquent de coquilles, ou n'en ont qu'un rudiment. Ils nagent avec facilité et en plaçant leurs pieds en l'air. Ils sont communs dans les mers chaudes et tempérées. LzFirole couromiée, type du genre, habite la Méditerranée.
FISTULAIRE.
fix::.
FISC (du lat. fiscus, panier, et particulièrement panier à l'usage des collecteurs d'impôts), nom donné par les Romains, du temps des empereurs, au trésor
fiarticulierdu prince, par opposition au trésor de l'État œrarium). Chez les modernes, ce mot a conservé
' longtemps la même signification ; puis on s'en est servi pour désigner le trésor de l'État, parce que ce trésor était autrefois, dans les monarchies absolues, à la disposition du prince. — A Rome, le trésor par-
. ticulier des empereurs était alimenté par certains J privilèges dévolus au prince, comme la confiscation des biens des condamnés à mort, les successions vacantes par déshérence, les amendes, etc. Sous les premiers rois francs, ce qu'on appelait domaine royal répondait à peu près au fisc des empereurs romains, et consistait surtout en biens-fomls, auxquels venaient s'ajouter les produitsdes confiscations, du tiers de l'amende dite composition, du droit d'aubaine, etc. A mesure que le pouvoir royal s'agrandit, le fisc s'empara peu à peu du produit de tous les impôts, tels que vingtième, dîme saladine, tailles, aides, gabelles, etc. C'est aux vexations sans nombre qu'entraînait la perception de ces taxes arbitraires qu'est du'' l'impopularité attachée depuis lors au mot fisc. Aujourd'hui ce mot a disparu de la langue administrative : la partie du fisc qui composait les revenus de la couronne forme le domaine de l'État, et la partie affectée aux charges publiques s'appelle le trésor. Voy. ces mots.
Autrefois on étendait le nom de fisc aux officiers chargés de la conservation des droits du fisc. On nommait procureur, avocat fiscal, des officiers chargés de la conservation des droits d'un seigneur haut justicier. — On nommait fiscalins ceux qui étaient chargés de l'exploitation des domaines du prince. FISSI (du lat. fissus, fendu). Ce préfixe entre dans la composition d'un grand nombre de termes appartenant à l'Histoire naturelle. Ainsi on nomme Fisstdactyles, les oiseaux qui ont les doigts entièrement libres; Fissiflores, les fleurs dont lis corolles sont fendues ; Fissinerves, les feuilles qui ont des ner- 3 bifides; Fissipares, les êtres qui se reproduisent par la scission de leur propre corps ; Fissipèdes, les quadrupèdes qui ont les pieds divisés en plusieurs ; Fissipennes, les insectes qui ont les ailes fendues en branche-, ou digitations ; Fissir os très, les oiseaux qui ont le bec profondément fendu. Cuvier a donné ce dernier nom à une famille de Passereaux, que l'on appelle aussi Chélidons. I oy. ce mot. t FISSL'HE (du lat. fissura). En Géologie, on nomme ainsi les fentes qui se trouvent dans une mas-.' minérale (Voy. Faille). — En Pathologie, on appelle Fissures ou Crevasses, des ulcérations allongées.étroites, peu profondes, que présentent la peau au niveau de ses plis ordinaires, ou les membranes muqueuses à leur origine. On les observe aux mains, aux pieds, aux plis de la cuisse, aux coins des yeux,vers lacommissure de la bouche, à la marge de l'anus. Dans ce dernier point, la fissure s'accompagne d'un Bpasme très-douloureux lors de la défécation. Les moyens à employer pour la combattre sont les applications de ratanhia, de belladone, de nitrate d'argent, et enlin la dilatation ou l'incision du muscle sphincter anal. — Voy. Gerçures.
i issuiièlle, Fissurella, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Scutibranches, type «le la famille des Fissurellidées. Ce sont des animaux Oblongs et bombés, munis d'une tête distincte et assez large, terminée en avant par une trompe courte et arrondie, avec deux tentacules coniques portant des yeux très-saillants; le manteau est grand, mince, ouvert en avant; la coquille est patelliforme, ionique, sans trace de spire,à base oblongue ; le sommet est tronqué et perforé. Les l'issurelles vivent à la surface
des rochers. La F.^recouc.vulg. Oreille-deSt-Pierre,
est commune dans la Méditerranée. On en trouve de
fossiles depuis l'étage carbonifère, FISTULAIRE àefistula, flûte), Fistularia, genre
de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Bouches-en-flùte, doit son nom à la forme allongée de sa tète ; la mâchoire inférieure et les intermaxillaires sont armées de petites dents. 11 possède une seule dorsale. D'entre les lobes de la caudale sort un long filament. L'espèce type est le F. tabaccaria, commun dans la mer des Antilles, et long de plus d'un mètre. Sa chair est maigre, sèche et peu recherchée.
FiSTULAir.E, Fùtulqria, genre d'Échinodermes.voisins des Holothuries: corps libre, cylindrique, mollasse, à peau coriace, souvent rude et papilleuse ; bouche terminale, entourée de tentacule.. On distingue la F. élégante, et la F, tubuleuse, que l'on trouve sur les cotes d'Europe.
fistulaxe, mollusque. Voy. Gastrochbne.
FISTULE (du lat. fistu/a, tuyau , u Icération étroite, à trajet plus ou moins long, profond, sinueux, disposé en forme de canal, entreten te par une cause locale et donnant issue à du pus ou à des liquides naturels, tels que la salive, les larmes, la bile, l'urine, etc. ; d'où les noms de fistule salivaire, lacrymale, ur inaire, etc. On nomme fistules borgnes, celles qui n'ont qu'une ouverture. — Les causes ordinaires des fistules sont : la perforation d'un conduit ou d'un réservoir naturel, la présence de corps étrangers au milieu des tissus, la gangrène, la formation d ■ vastes abcès, et particulièrement d'al dont la position déclive rend difficile l'écoulement du pus; enfin, l'ouverture d'un kyste. I tules ont duré quelque temps, leurs trajets s vêtent d'une membrane muqueuse, presque analogue à celle des conduits naturels. Le trait nient consiste : l°à tarir la source de l'écoulement, en remédiant à la cause qui l'a produit ; 2° à faire cicatriser le trajet fistuleux avant qu'il se soit revêtu du tis-u muqueux, et, sicelui-ciest déjà orgai traire
avec les caustiques, p. ex. avec la pierre infernal •. Quelquefois de simples injections irrita
Suffisent pour amener la cicatrisation, en > joignant une douce compression ; le plus souvent il faut raviver les tissus par l'incision, pour obtenir leur cicatrisation, comme dans la fistule à l'anus. — | certains cas, on donne aux humeurs un cours artificiel au moyen d'une canule qui pénètre jusqu'à leur réservoir, ou bien on rétablit, à l'aide d'un corps dilatant, le calibre de leur conduit naturel oblitéré.
FISTULEUX, fistulbusb, se dit, en Botanique, tiges qui, comme celles de l'oignon, de l'ail, sont creuses à l'intérieur el en forme de
F1STULINE, Fistulina, genre de Champignons poh porcs byménomycètes, à tub s libres et non soudés entre eux. Ilsont une couleur sanguine, une consistance charnue et mollasse : ils sont attachés par le côté, et munis d'un très-petit pédicule. On les trouve surtout sous les chênes. Le type du genre est la F. buglossoîde, dont la chair, tonée d< ouiert
un volume souvent considérable ; ce champignon offre à peu près la forme d'un foie.ee qui le l'ait appel r Bolet hépatique. On le mange quand il est jeune.
FIXATION. Parce mot, on eut end, en Chimie, deux
opérations distinctes: 1° l'action d'empêcher un
volatil de se changeren gaz sous l'action du feu : ainsi on ii\e l'acide arsénieux en l'unissant à la p qui le transforme en arsénite non volatil ; "J" l'opération par laquelle on combine un corps gueux avec un corps liquide ou solide : p. ex., lorsque le mercure, Chauffé au contact de l'air, s'empare de l'oxygène de celui-ci. — La fixation des couleurs est une
des principales opérations qui constituent l'art du teinturier. Voy. MORDAN
FIXE [du lat. /i.iMv. En Chimie, on appelle fixes ceux qui ne sevokttUiaenl passons l'influence
d'un feu ardent, n. e\., l'or, le carbone, la chaux
On appelait spécialement alcalis fixes, la potasse et la
Boude. On pense que la fixité àe\a plupart de ces corps
| tient uniquementaeequ'on ne peut pas lessoumettreà
une température assez forte pour les volatiliser.