FLOTTEUR
de coton, de neige, de soie. Les chimistes désignent ainsi l'état de quelques précipités qui se présentent sous forme de flocons. — Voy. aussi Carphologie.
FLORAISON. Voy. Anthése et Fleur.
FLORAL, ce qui appartient à. la fleur. Le bouton floral est celui qui renferme une seule fleur ; les enveloppes florales sont le calice et la corolle ; l'épine florale est placée à la base de la fleur ; la feuille florale est celle qui est située à la base des fleurs (Chèvrefeuille): quand elle diffère des autres feuilles, on la nomme bractée; les glandes florales sont appelées aussi nectaires. Voy. ce mot.
FLORAUX (jeux), jeux littéraires célébrés à Toulouse. Voy. Jeux au Dict. d'Hist. et de Géogr.
FLORE, nom emprunté à la déesse des fleurs des Romains et donné depuis Linné aux ouvrages destinés à faire connaître toutes les plantes propres à un pays. On cite la Flore de Laponie de Linné, la Flore française de Lamarck et De Candolle, de l'Autriche par Jacquin, du Piémont par Allioni, de V Angleterre par Smith et par Martyn, des Antilles par Descourtilz, de l'Algérie par Cosson Durieu et Maisonneuve, de /Mf/ûn^Kepar Desfontaines,etc. — Voy. Calendrier et Horloge.
flore, jtlanète télescopique. Voy. Planètes.
FLOREAL (du lat. flos, floris, , fleur), 8e mois du calendrier républicain, commençait le 20 ou le 21 avril. Voy. Calendrier.
FLORENCE, petit taffetas léger, qu'on tirait autrefois de Florence, se fabrique aujourd'hui en France et en Suisse.
FLORIDÉES (du lat. floridus), nom commun donné à toutes les Algues dont la couleur est d'un rouge purpurin plus ou moins foncé. Voy. Algues.
FLORIFÈRE (du lat. flos, et fero, porter), se dit, en Botanique, des parties des plantes qui produisent des fleurs.
FLOREV, monnaie d'argent qui tire son origine de Florence et qui fut ainsi nommée, dit-on, à cause de la fleur de lis qui entre dans les armoiries de cette ville. Le florin de Florence (fiorino), qui n'a plus cours aujourd'hui, valait 1 fr. 20 c. Dans l'Allemagne du Nord et en Prusse, le florin, depuis 1838, a valu les ù/7 du thaler, c.-à-d. 2 fr. lti c. ; auparavant, il valait 2 fr. 40 c. ; en Autriche, le florin (guide ti) vaut 2 fr. 59 c. En Angleterre, on a frappé quelques florins valant 2 fr. 25 c. Les autres florins connus sont sans importance. On a appelé en Allemagne florins de convention diverses monnaies de compte ou en papier de valeur variable. — Il y a eu aussi des florins d'or, notamment dans le Hanovre et en Hollande. En France, on a appelé quelquefois florins les deniers d'or qui portaient une fleur de lis. Voy. Franc et Gr.os.
FLORH'ARE (du lat. flos, et pario, enfanter), se dit, en Botanique, des bourgeons qui ne produisent que des fleurs.
FLOSCULAIRES (du lat. flosculus, petite fleur), genre d'animaux Systolides, intermédiaires entre les Crustacés et les Annelés, se composent d'un pédicule annelé et contractile terminé par une massue, susceptible de s'épanouir comme une fleur, et qui alors se dispose en forme de coupe avec 5 lobes saillants munis de cils lentement contractiles. Le type du genre est la Flosculaire ornée, qu'on trouve dans les eaux stagnantes.
FLOSCULEUSES (du lat. flosculus), nom que Tournefort avait donné aux fleurs des plantes de la famille des Composées (Voy . ce mot), qui sont formées de fleurons. — On nomme capitule flosculeux celui qui est composé entièrement de fleurons.
FLOT (du lat. fluctus), la marée montante, par opposition au jusant ou marée descendante. F. Marée.
FLOTRES, dits aussi Flautres et Fautres (de feutre), blanchets ou morceaux d'étoffe de laine feutrée sur lesquels on met le papier au sortir de la forme, et qui sont destinés à boire la surabondance d'eau dont la pâte est chargée.
FLOTTARLE, se dit des cours d'eau sur lesquels
le bois peut flotter en trains ou à bûches perdues. Voy. Flottace et Eaux (H).
FLOTTAGE (de flotter), nom donné au transport par eau du bois de chauffage et des pièces de charpente, lorsqu'on les laisse suivre la pente et le cours des rivières. Pour cela, on amène les bois abattus jusqu'au bord des rivières ou ruisseaux flottables, où on les jette pêle-mêle et bûche à bûche : c'est ce qu'on nomme flottage à bûches perdues . Des hommes, dits poules d'eau, guident ce flottage jusqu'au lieu où la rivière devient navigable; là, des colliers, ou chaînes, sont disposés pour arrêter les bois; on les trie et on en forme des radeaux, ou trains, qui Bqnt dirigés jusqu'au lieu où ils doivent être vendus : les trains ont ordinairement 70m de long sur 5 de large. Le bois flotté perd pendant son séjour dans l'eau sa sève et une partie des sels qui le rendaient plus lourd ; du reste, il donne beaucoup de flamme quand il est bien sec, et est recherché pour le chauffage des fours. — Le flottage a été inventé en 1549, dans le Morvan, par Jean Rouvet.
FLOTTAISON (ligne de), ligne que le niveau de l'eau trace sur la carène d'un bâtiment, qui en sépare la partie submergée de celle qui ne l'est pas. La ligne de flottaison d'un bâtiment s'applique toujours à un bâtiment supposé complètement chargé.
FLOTTE, nom collectif employé autrefois pour désigner un grand nombre de bâtiments de nier réunis pour naviguer ensemble. On distinguait les flottes de guerre et les flottes marchandes. Auj., le mot flotte désigne la totalité des bâtiments de guerre d'un État. En 1850, la flotte comptait en Fiance 145 bâtiments armés, savoir : 91 bâtiments à voiles et 54 bâtiments il vapeur; elle comptait, en outre, en commission de port : 31 B. à voiles et 31 B. à vapeur. Au 31 déc. 1808, la flotte française se composait de 430 bâtiments, dont 331 B. à vapeur, mus par 701G5 chevaux et comprenant : 50 vapeurs cuirassés (vaisseaux, frégates, corvettes, garde-côtes, batteries flottantes) , 96 navires de combat non cuirassés, 91 navires de flottille, 75 navires de transport et 19 vapeurs anciens; et 99 B. à voiles. Depuis, on a démoli beaucoup de navires hors d'usage, et en 1873 la flotte se composait de 94 bâtiments armés, dont 8 cuirassés, et de 62 de réserve ou essais, dont 19 cuirassés ou affectés aux écoles. — Le service à bord de la flotte était régi jadis par l'ordonn. de Colbert (15 avril 1689) et par celles du 25 mars 1765 et lrr janvier 1786, et depuis la Restauration, par celle du 31 oct. 1827 ; il a été complètement réorganisé par un décret du 28 septembre 1851. Voy. Marine.
On appelait autrefois flotte d'argent le convoi de galions qui, depuis la découverte du Nouveau monde, apportait tous les ans à Cadix l'or et l'argent tirés des mines des colonies espagnoles. Depuis l'émancipation des colonies, il n'y a plus de flotte d'argent.
flotte. Les Marins appellent flottes les bouées ou barriques vides destinées à soutenir un câble au niveau de l'eau. — C'est encore le nom : 1° des morceaux de liège ou de bois de peuplier qui servent à tenir la partie supérieure d'un filet à fleur d'eau, tandis que l'inférieure est retenue au fond par des plombs; 2° de la plume placée vers le milieu d'une ligne et dont le mouvement avertit que le poisson mord à l'appât.
FLOTTEUR, nom donné, en Physique et dans l'Industrie, à divers instruments qui flottent à la surface d'un liquide, et sont destinés à en marquer le niveau ou à soutenir les corps qui y sont plongés. Tels sont les flotteurs des différenciomètres, ceux des manomètres, etc. (Voy. ces mots). Tel est aussi le flotteur qui sert à indiquer le niveau de l'eau dans les chaudières à vapeur : ce dernier se compose ordinairement d'une pierre cerclée en fer, qui est équilibrée presque en totalité par un contre-poids convenable, de manière à plonger en partie dans l'eau de la chaudière et a s'élever ou à s'abaisser en même temps que le niveau de l'eau; tantôt le flotteur porte une tige qui sort de la chaudière et qui se meut et*
FLUOBORIQUE.
FLIOSILICIOUE.
regard d'une échelle fixe; tantôt il est suspendu à un fil de cuivre qui lui-même s'enroule sur une poulie extérieure et fait tourner une aiguille qui se meut sur un cadran. On a construit des flotteurs d'alarme, qui avertissent les chauffeurs de l'abaissement du niveau de l'eau par un bruit aigu, produit au moyen d'un jet de vapeur qui jaillit sur un timbre métallique. — On connaît encore le flotteur de Prouy et le flotteur électro-dynamique, instruments qui servent à la vérification de certaines lois d'hydraulique et d'électricité.
FLOTTILLE (dimin. de flotte), flotte qui peut être considérable, mais qui est toujours composée de petits bâtiments et portant le plus souvent de l'artillerie : telle fut la flottille (pie Napoléon fit construire à Boulogne en 1804, dans le but de faire une descente sur les eûtes d'Angleterre. — Ce mot se dit aussi de plusieurs bâtiments réunis dans un port militaire pour étudier les évolutions de ligne.
FLOU (onomatopée), terme technique employé par les peintres pour exprimer la grâce et la douceur des touches, le moelleux du coloris.
FLOUVE, Anlhoxanthum, genre de la famille des Graminées, tribu des Phalaridées : fleurs réunies au nombre de trois, sur des épillets incomplets; fruit sillonné et nu. L'espèce la plus commune est la F. odorante, plante vivace, qui croît dans les lieux secs, et dont le chaume, haut de O^O à O^.SO, se termine par un épi rameux. Elle entre dans le fourrage : c'est principalement à cette plante que le foin doit l'odeur agréable qu'il exhale. On s'en sert quelquefois pour aromatiser le tabac, auquel elle communique une odeur analogue à celle de la fève Tonka.
FLUATE de chaux. Voy. Fluor et Fluorures.
FLUCERIXE, fluorure de silicium contenant du cérium. Voy. Cérite.
FLUCTUATION (du lat. fluctuatio), se dit, en Médecine, du mouvement d'oscillation d'un liquide épanché dans une cavité accidentelle {abcès) ou naturelle (ascite), mouvement que l'on perçoit en percutant la tumeur méthodiquement, c.-à-d. avec les deux mains agissant successivement de manière à se renvoyer l'une à l'autre le liquide par une percussion légère, d'où la sensation de flot. — Quelquefois des tumeurs graisscuses(///K'wr\y) donnent une fausse fluctuation.
FLUE, nappe fine du filet dit tramail. r. ce mot.
FLUENTE, terme de Mathématiques. V. Intégrale.
FLUIDES (du lat. fliudus), corps dont les molécules sont assez éloignées les unes des autres pour qu'elles puissent rouler, sans se gêner mutuellement, autour de leurs centres de gravité. On distingue les F.incompressibks,o\iliqwaes,àa.na lesquels la pression ne diminue le volume que d'une manière peu sensible, et les F.aériformes o\iF.élastiques,dotitle volume diminuée peu près en raison inverse des pressions qu'on leur fait subir. Le nom d'aériforuies leur vient de leur analogie avec l'air, et celui d élastiques de la tendance qu'ils ont à s'étendre quand ils ont été comprimés. Les fluides aéri formes sont de plus distingués on gaz et en vapeurs, suivant qu'à la température et à la pression ordinaires, leurs éléments se maintiennent à l'état aériforme ou peuvent se présenter à l'état liquide.
Fluides impondérables, nom sous lequel on comprend le Calorique, la Lumière, le Fluide électrique, et le Fluide magnétique, dans l'hypothèse qui attribue les effets de la chaleur, de la lumière et (le l'électricité à des Bubstances impondérables, ayanl une partie des propriétés des fluides aériformes. Les physiciens abandonnent aujourd'hui cette hypothèse.
FLUOBORIQUE (acide), ou Fluorure de bore, gai composé de fluor et de bore [BoFl*J, incolore,
d une odeur suffocante et d'une saveur fort aride; sa
densité est de 2,3 ; il répand, à l'air, d'abondantes fumées blanches, et se dissout dans l'eau en se transformant en acide fluorhydrique et en aride borique.
On I obtient en chauffant ensemble un mélange d'a-
cide sulfurique concentré, d'acide borique et de spath
fluor(fluorure de calcium). — Il a été découvert en 1808 par Gay-Lussac et Thénard.
FLUOB (du lat. fluor, écoulement), ou phthore, corps simple qui existe dans le spat/i fluor ou fluorine {Voy- Cn mx kluatée). C'est un gaz incolore et odorant qui décompose l'eau à la température ordinaire; il attaque presque tous les métaux, et forme avec eux les fluorures. Avec l'hydrogène, il donne l'acide ftuorhydrique. On ne peut isoler le gaz fluor qu'en opérant dans des appareils en chaux fluatée. — Il a été particulièrement étudié par MM. G.-J. et Th. Knox et Louvet.
Les anciens chimistes nommaient fluor toute matière fluide, et surtout l'alcali volatil liquide.
FLUORESCENCE (du lat. fluor, écoulement), phénomène lumineux que présentent certaines substances, telles qu'une dissolution de sulfate de quinine : ces substances deviennent visibles dans l'obscurité, quand elles reçoivent les rayons ultraviolets du spectre solaire. La cornée chez un grand nombre d'animaux est également douée de la fluorescence. — Ce phénomène a été découvert par M. Herschel, puis étudié avec détail par M. Stokes.
FLUORHYDRIQUE (acide), dit aussi Ande fluotique on I. hydrofluorique, combinaison de fluor et d'hydrogène [FJH],gazeuseàla température ordinaire, d'une odeur pénétrante, très- caustique, fumant ;\ l'air, et très-soluble dans l'eau. On l'obtient en chauffant du fluorure de calcium avec de l'acide sulfurique concentré. L'acide fluorhydrique est extrêmement corrosif ; une goutte de cet acide dissous, portée sur la peau, détermine une ulcération fort douloureuse et très-lente à guérir ; sa vapeur provoque l'inflammation des yeux. Il est le seul corps qui attaque la silice et ses combinaisons, telles que le verre, la porcelaine, les poteries ; aussi ne peut-on le conserver que dans des vases en plomb ou en platine. On l'emploie pour graver sur le verre : à cet effet, on recouvre celui-ci d'une couche mince de cire ou do vernis, sur laquelle on trace les dessins qu'un veut produire, de manière à mettre le verre à nu ; les vapeurs d'acide fluorhydrique qu'on y fait alors arriver n'attaquent que ces dernières parties. On l'emploie aussi dans la fabrication des vitraux peints ou des verres de Bohême pour enlever les couches superficielles diversement colorées et mettre à nu les couches plus profondes d'une couleur différente. On peut ainsi produire les dessins les plus variés.
L'acide fluorhydrique a été découvert en 1771 par Schéele ; H. Davy, Gay-Lussac et Thénard en ont fait connaître la composition.
FLUORINE. Voy. Fluorures et Chaux fluatée.
FLUOBIQUE (acide). Voy. Floorhtdmqcb.
FLUORURES, sels formés par le fluor et un métal. Tous les fluorures se reconnaissent en ce qu'ils dégagent de l'acide fluorhydrique quand on les chauffe avec de l'acide sulfurique concentré. Le plus important est le Fluorure de calcium qui permet de préparer tous les autres ( Voy. Chaux fluatée). Il est employé en Métallurgie pour donner de la fusibilité aux gangues qu'entraînent les substances métalliques dans la préparation des divers métaux. Sa composition est CaFl*.
FLUOSILICIQUE (acide), ou Fluorure de stiicium, gaz composé de fluor et de silicium Si 1 lki,
incolore, fumant beaucoup à l'air, d'une siM'iir et
d'une odeur analogues à celles de l'acide chlorhydrique, avec lequel il avait été autrefois confondu.
Sa densité est de :î,r>97. Il »e décompose, au contact
de l'eau, en acide fluorhydrique et en acide -ilicique, qui se sépare sous forme de gelée. <>n l'obtient
dans les laboratoires en chauffant un mélange d'aride
sulfurique concentré, de silice et de fluorure de calcium. M. Tessié «lu Motay a trouvé récemment un
procédé d'extraction industrielle en mélangeant du Spatfa fluor, de la silice et de l'alumine en proportions telles qu'il puisse en résulter du fluorure de silicium et des laitiers analogues à ceux des hauts-four-