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FLOCON

tion, ainsi que les sublimés pulvérulents. Telles sont les fleurs ammoniacales martiales, produit de la sublimation du chlorhydrate d'ammoniaque avec le chlorure de fer; les F. argentines S antimoine, ou protoxyde d'antimoine; les F. d'arsenic, ou deutoxyde d'arsenic ; les F. de benjoin, ou acide benzoique ; les /•'. de bismuth, ou oxyde de bismuth; les F. de cuivre, oxyde et sulfate de cuivre ; les F. de sine, oxyde de zinc ; les F. de soufre. Voy. Soi i r.i .

On nomme Fleur d'argent, de chaux ou de pierre, une chaux carbonatée qui se réduit facilement en poudre; F. de fer, une mine de fer blanche ; F. de cuivre, les petits grains rouges de cuivre vierge.

fleir de lis. C'était autrefois l'emblème héraldique de la maison de France. On ne s'accorde point sur l'origine de cet emblème : les uns y voient un lis véritable, ou tout au moins un iris; d'autres, un fer de hallebarde. Quoi qu'il en soit, la fleur do lis apparaît sur les sceaux des empereurs d'Allemagne, sur la couronne de quelques rois d'Angleterre, sur l'écusson des rois de Navarre, antérieurement au xne siècle, époque où elle commence à figurer dans les armoiries des rois de France. Louis le Jeune est le premier qui l'adopta officiellement(1180). L'étendard royal fut d'abord chargéd'un nombre indéterminé de fleurs de lis; dans la suite, ce nombre se réduisit a trois. Quelques familles illustres de !a noblesse, alliées à celle de France ou autorisées parle roi, ont porté ou portent encore la fleur de lis dans leurs armes : ce sont celles d'Angoulême, de Bourgogne, de Bourbon, de Naples, de Thouars, de Simiane, de Vie, de l'Hôpital, de Goldyen Suisse, etc. Paris et plusieurs autres villesde France portent aussi des fleurs de lis dans leurs armoiries. Consulter sur l'histoire de cet emblème : Fumeton de Peyrins, Bullet, le P. Ménestrier, M. E. Woillez, etc. — Sons l'ancienne monarchie, le manteau royal, le bâton des maréchaux, les sièges des juges au parlement étaient fleurdelisés. Les galériens aussi étaient marqués d'une fleur de lis.

as artificielles. Cette industrie, connue depuis longtemps des Chinois, a été cultivée en Occident, d'abord en Italie, pois en France et en Suisse; c'est en 1738 que Séguin de Monde l'établit a Paris. Aujourd'hui, les fabriques les plus renommées sont à Paris et à Lyon. On n'employait d'abord h cet usa des rubans de diverses couleurs, qu'on (lisait et dont on recouvrait ensuite des lils de laiton ; on y ajouta bientôt la plume, la gaze, le coton et la bourre de soie, le papier, la batiste, le taffetas et la peau. Maintenant, outre les étoffes de toute espèce, on se sert, pour cette fabrication, de laine, de cire, de coquilles, etc. — Voir yL"*«Célnaxt, Manuel du Fleuriste artisans, 1838) et les rapports de MM. v liondot, A.Payen etCh. Petit Expositions de i 851, 1862,1867).

flf.it. s (langage des , langage symbolique dans lequel les fleurs, soit isolées, Boil assemblées suivant

un certain choix, servent à expri p une pensée, un

sentimënl secret : ainsi, la rose blanche exprime l'amour; le lis, la pureté; le souci, le chagrin ; le 6asilic, le mécontentement. Le langage des Qeurs était

Connu des anciens; il fut fort à la mode du temps de la chevalerie, et il est encore usité en Orient. De I laminer a donné, dans ses Mines de l'Orient, l'explication

des emblèmes orientaux : .M1"- (,h. de l.atour(1844)et

\i. \. Prancal (1863), le Langage des fleurs, etc.

FLEURET (de fleur; à cause (lu bouton), sorte d'épée i i ime carrée, terminée par un bouton, le

plus souvent garni en peau, et dont on se sert pour apprendre à faire des armes.

On appelle encore fleuret: 1" le lil l'ait avec la

bourre de soie [Voy. Filoselle) ; 2° le premier choix

de la laine, du coton et du fil; 3" une toile Main lie et

légère, qu'on nomme aussi blaneard,

FLEURETTE, nom donné aux gros tournois frappés sous Charles \, pane qu'ils étaient marqués

d'une fleur; ils valaient -jo deniers tournois 1 fr.40c). PLEORBTTE ou PLOBETTB. On nomme ainsi, en Bo

tamque, les petites fleurs dont la réunion forme la

fleur de certaines plantes. La chicorée sauvage, l'artichaut, le dahlia, la scabieuse, etc., offrent cette disposition. — On donne aussi ce nom aux épillets des Graminées.

FLEURISTE. Voy. Jardin et Hohtici ltire.

On donne encore le nom de Fleuristes aux personnes qui s'occupent de l'arrangement àes fleurs naturelles en bouquets, couronnes, etc., et à celles qui préparent àes fleurs artificielles. Voy. ce mot.

FLEURON (de fleur). En Botanique, on nomme fleurons de petites (leurs qui forment les fleurs composées: ce sont de petites corolles régulières, infundibulîformes ou toboieuses; demi-/î< lirons, des tubes courts, déjetés d'un coté sous la forme d'une languette plane, plus ou moins allongée, et qui, à son extrémité supérieure, est presque toujours di Voy. l'i.osct i.ki sis et Composées.

En Sculpture et en Orfèvrerie, on nomme fleurons de petits ornements formés de fleurs ou de feuilles détachées. — Les Imprimeurs nomment ainsi dos ornements qu'ils placent au frontispice d'un livre, a la fin d'un chapitre, etc.

Dans le Blason, le fleuron est un ornement qui s • trouve sur les couronnes des rois, des princes, di s ducs et marquis. Ces fleurons étaient jadis des fleurs de lis pour les rois de France et d'Espagne. Ceux des ducs et marquis sont de feuilles d'ache et de persil : on les nomme fleurons refendus.

FLEUVE (du lat. fluvius), grand cours d'eau qui prend ordinairement sa source au pied des montagnes, reçoit chemin faisant une foule de ruisseaux et de rivières, et va se jeter dans la mer par une ou plusieurs embouchures. Les fleuves suivent la direction des montagnes dont les pentes déterminent leurs lui -.suis Voy. ce mot). Plusieurs grossissent el débordent régulièrement à certaines époques de l'année ; d'autres s'enfoncent momentanément bous pour reparaître ensuite en d'autres lieux, ou produisent en changeant brusquemenl de niveau des rapides, des cataractes, etc.; enfin plusieurs offrenl à leur embouchure le phénomène de reflux connu sous Les noms de barre, do mascaret, à •'".'/• ces mots . — Les plus grands fleuvesconnus sont : en Amérique : lé MLississipi el le Missouri (Gooo kilomètres) et le fleuve des \m.tz !S 51 , lie

nisséi 5200 , l'Yang-tse-kiang (5400 , l'Amour (6400 , l'Indus (3G00) ; en Afrique, le Nil 1200 el le Niger (3300); on Europe, le Danube (2750 el le Dniepr (2000). — Les anciens rendaient aux fleuves un culte religieux.

Sous le rapport du Droit, Voy. ËAl s el Cot M d'bad.

i i i i v F. (le\ constellation. 1 oy. BRIDAN.

Fleuve du Tigre, nom sous lequel on réunit souvent les deux petites constellations de i'Oùi et du Renard. Voy: ces mots.

FLEXION (du lat. flexio). En Physique, on appelle

élasticité de flexion celle qui se manifeste quand on courbe une tige ou une laine. On l'utilise dans les ressorts, tels que cou\ des voitures, dans les dynamomètres, dans les horloges où elle imprime le mouvement aux rouages, dans les baromètres métalliques, etc. Coulomb en a déterminé les lois.

FLEXION, en Grammaire. Voy. DSCUMAJSON BtCoN-

JIC.AISON.

FLIBOT (de l'angl. flyboat, bateau-mou. 1, tit navire armé en Qûte et de moins de 100 tonneaux,

dont on se servait autrefois pour faire la cou

dont on se sert encore pour la contrebande et pour

la pèche du hareng. — Le fliboi a donné son nom à la flibuste et aux flibustiers, i . ttBiei. M

de Géogr. au mol Fi un si a as.

FLINT-GLASS ,c.-à-d. BU anglais rerre de euillûU), verre doue d'un pouvoir réfringent et d'un

pouvoir dispersif considérables, qu'on obtient par la

fusion d'un mélange de sable, de minium et de |»0tasse, et dont on fait les objectifs dos lunettes achromatiques. Voy. AcnoMATUMi el Virer.

i LOCON (du lat. floccui , petite touffe de laine,

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