‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 648 sur 1672 · FORMAT · texte numérisé non relu

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e toute dimension, depuis le foret du marchand de in, qui sert à percer les tonneaux, jusqu'à ceux qu'on emploie pour creuser les canons ; ceux-ci sont en acier trempé ; ils ne font qu'exercer une forte pression sur la pièce, qui tourne elle-même et se creuse en tournant. On distingue : le foret propr. dit ou perçoir, le F. langue de carpe, et le F. langue d'aspic. Ces deux derniers percent toujours en tournant ; on les manœuvre à l'aide d'un archet ou d'un vilebrequin.

FORÊTS (du b.-lat. foresta, du lat. foris, dehors). On appelle forêt une grande étendue de terrain plantée d'arbres ; quand elle est de moindre étendue, on l'appelle bois {Voy. ce mot). Les essences d'arbres les plus généralement répandues dans nos forêts sont: le chêne, l'orme, le hêtre, le frêne, le bouleau, l'aune, le tremble. Les forêts ne servent pas seulement de parure à la terre, elles assainissent l'air en y répandant de l'oxygène, gaz vital, tandis qu'elles absorbent le carbone, gaz délétère. Elles ajoutent de l'humus au sol, condensent les vapeurs atmosphériques, et régularisent la température. La France possédait autrefois beaucoup plus de forêts qu'aujourd'hui; cependant elles occupent encore près de 8 millions d'hectares, dont plus d'un million appartient a l'État.

Les forêts naturelles sont dites forêts vierges lorsque l'homme n'y a pas encore porté la cognée. L'antique Germanie était couverte de forêts vierges ; on en trouve encore un grand nombre en Amérique.

— Les forêts artificielles peuvent se former de deux manières: par ensemencement et par transplantation. L'ensemencement se fait dans un terrain labouré ou dont on a seulement enlevé le gazon à la houe par bandes alternées. La transplantation se fait dans des trous ouverts en quinconce sur un terrain qui n'a reçu aucune préparation préalable. L'expérience a appris que les arbres mélangés présentent une végétation plus belle que lorsqu'ils sont tous de la même espèce, pourvu toutefois que la nature du sol convienne à tous ( Voy. Sylviculture, Aménagement, Coûte, Reboisement).

— Voir aussi : BaudriWnvt, Traité g éné?,al des eaux et forêts (1821-3/j); H. Cotta, Traité de la culture des forêts (trad. par Gand. Nancy, 18M) ; A.Maury, Histoire des grandes forêts de la Gaule et de l'ancienne France, etc.

forêts (administration des). Voy. Forestier et Eaux-et-forêts.

forêts sous-marines, forêts souterraines, forêts d'une époque fort reculée, dont on retrouve les débris au fond des mers ou dans les entrailles de la terre, et dont les arbres, quoique pétrifiés ou réduits à l'état de tourbe ou silicifiés,conservent encore leur position verticale. L'enfouissement ou la submersion de ces forêts qui remontent aux époques géologiques, sont dus aux affaissements et aux commotions du sol. On en trouve en Angleterre, en Ecosse, en Autriche et en France. A Liverpool, il en existe une à 70ni au-dessous de la hauteur moyenne des marées. Celle de Plougean, près de Morlaix, a 80 kilom. de longueur.

FORFAIT (de se faire fort, s'engager à). Dans le Commerce, on appelle marché à forfait ou simplement forfait, tout traité ou marché par lequel une des parties s'oblige à faire ou à fournir quelque chose pour un certain prix, à perte ou à gain ; vente à forfait, celle qui est faite sans garantie de la part du vendeur. — En Droit, on nomme forfait de communauté, la clause par laquelle les époux conviennent dans leur contrat de mariage que l'un d'eux, ou ses héritiers, ne pourront prendre dans la communauté, quelle qu'en soit la valeur, qu'une certaine somme déterminée. L'autre époux ou ses héritiers doit payer la somme, que la communauté soit bonne ou mauvaise.

FORFAITURE (de forfait, crime). Ce mot désisignait autrefois : 1° un crime commis par un vassal contre son seigneur, et qui entraînait la confiscation du fief ; 2° un crime commis par un officier contre les devoirs de sa charge. On appelait for faiture dans les forêts, le délit que commettent ceux qui dérobent du bois dans les forêts, ou y font quelque dégât. — Au-

jourd'hui, par forfaiture on entend le crime commis par un fonctionnaire 'public dans l'exercice de ses fonctions; ce crime entraîne toujours la dégradation civique (C. pén. art. 167).

FORFICULE(du lat. forfiat/a, pinces}, Forficula, genre d'Insectes, de l'ordre des Orthoptères, famille des Coureurs ; corps allongé ; abdomen terminé par de petites pinces; tête ovoïde et épaisse. Osinsccies vivent dans les endroits frais et humides, attaquent les fruits des espaliers, ainsi que les fleurs et surtout les œillets. On distingue : la /*'. perce-oreille ou cureoreille (F. auricularia), longue de 0,n, 016, brune avec les pattes jaunes; et la Fi naine {F. minor), longue de 0in,008, qui se trouve autour des fumiers. Le nom de cet insecte viendrait, dit-on, de ce que ses pinces ressemblent à celles dont les orfèvres se servent pour percer les oreilles. Il est faux du reste qu'il puisse pénétrer dans l'oreille et percer le tympan.

FORGAGF (du lat. foris, hors de, et de gage), nom donné, dans l'ancien Droit coutumier, au droit de racheter un gage qu'on avait déposé. En vertu de ce droit, un débiteur dont on avait saisi et vendu les meubles par autorité de justice pouvait les retirer dans la huitaine en rendant le prix de vente à l'acquéreur.

FORGE (du lat. fabrica), atelier où l'on façonne à bras d'homme, au marteau, à la lime, et à l'aide du feu, toutes les pièces de fer et d'acier que consomment les diverses industries. Les serruriers, les marécliaux-ferrants, les mécaniciens, les cloutiers, etc., ont des forges, dont la disposition varie suivant l'usage auquel elles sont destinées : toutes sont essentiellement formées d'un soufflet, d'une tuyère et d'une cheminée ; on y brûle, selon les localités, du charbon de bois ou de la houille menue. On nomme ces forges forges maréchales, par opposition aux grosses forges, usines ou fonderies où l'on fabrique le fer et l'acier, et où on les tire en barre au moyen de martinets et de laminoirs. Les propriétaires de ces usines prennent le nom de maîtres de forges (Voy. Fer et Fonderie'. Voy. Hassenfr.itz. la Sidérotechnie, Landrin, le Maître de fo>ges, Garney, etc.

FOR-L'ÉVÈQUE,en latin Forum episcopi, édifice situé à Paris rue St-Germain l'Auxerrois, où s'exerçait autrefois la justice temporelle de l'évèque et où résidait son prévôt. Cette prison fut réunie au Châtelet en 1764, et réservée aux détenus pour dettes, aux comédiens coupables de quelque délit, et aux jeunes gentilshommes. On y était envoyé sans jugement. Elle fut supprimée en 1780.

FOR3IAL (de formique et de la première syllabe d'alcool), corps que l'on obtient par l'action de l'acide sulfurique étendu de peroxyde de manganèse sur l'esprit de bois.

FORMALITÉS (du lat. formalis, formel) .conditions dont le concours est nécessaire pour que les actes judiciaires aient toute leur valeur. On distingue : les F. habilitantes, qui rendent une personne capable de faire certains actes, comme l'âge, le sexe,etc. ; les F. intrinsèques,qm constituent l'acte en lui-même, comme le consentement des parties dans les contrats ; les F. extrinsèques, qui ont pour but de constater l'authenticité ou le caractère de l'acte, comme la signature des parties; et les F. d'exécution, celles qu'exige la loi pour l'exécution des actes, comme l'enregistrement, la légalisation, etc.

FORMARIAGi: (du lat. foris, hors, et de mariage), nom donné autrefois à tout mariage célébré contrairement à la loi, à la coutume ou au droit seigneurial. Tels étaient le mariage qu'un homme de condition serve contractait, sans la permission de son seigneur, avec une femme franche ou qui dépendait d'une autre seigneurie ; le mariage qu'une fille ou une femme mainmortable contractait hors de la terre de son seigneur sans la permission de ce dernier, quand elle quittait le lieu où elle demeurait pour suivre son mari.

FORMAT (de forme), dimension d'un livre imprimé. Les formats prennent leur nom du nombre de feuillets que renferme chaque feuille imprimée

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