FRACTION
grèbe p. ex., sont employées en fourrures; mais, en général, ce sont des peaux de mammifères qui sont destinées à cet usage. La peau de mouton, la peau d'ours, celle des chats, des loups, des renards ordinaires, des blaireaux, des fouines, des putois, etc., sont les fourrures les plus communes ; la marte, la zibeline, la loutre marine, le petit-gris, le chinchilla, l'hermine, sont les plus rares et les plus estimées. Les foorrureB les plus précieuses viennent de la Russie, de l'Asie orientale et de l'Amérique du ISord.
L'usage de la fourrure s'est répanda en Europe après l'invasion des barbares. Elle ne tarda pas à devenir un article de luxe et sa cherté finit même païen faire tomber la mode. Elle se releva sous l'Empire et devint bientôt une industrie importante. Les Chinois ont su de bonne heure préparer, teindre et travailler les fourrures; nous ne les avons pas encore surpassés sons ce rapport.
Les Charpentiers nomment fourrures des morceaux de bois qui remplissent les vides dans les pièces, ou des bois tendres recouvrant certaines parties.
FOUTE AU, nom vulgaire du HETRE.
FOVILLA, terme de Botanique. Voy, Pollen et Fkcon dation.
FOYER (du b.-lat. focarium ; de focus), lieu où l'on fait le feu. Le foyer d'une cheminée est la partie de 1 atre qui est entre les deux jambages de la cheminée ; on le pave en carreaux de terre cuite, en pierre ou en carreaux de faïence. On construit des foyers mobiles, qu'on peut à volonté pousser au fond de l'àtre ou amener au-devant de la cheminée : ces appareils augmentent le tirage et chauffent mieux l'appartement. — On nomme encore foyer la pierre ou pièce de marbre que l'on scelle en avant de l'âtre : elle fait saillie en dehors de la cheminée, et se trouve au niveau du parquet. — Voy. Tapis.
Le foyer d'un fourneau ( Voy. Fouiineau) s'appelle grille, On nomme carneaux ou carnaux, les conduits par lesquels s'échappent la fumée et les produits de la combustion dans les foyers des machines B vapeur.
Dans les Théâtres, on donne le nom de foyers aux salons où l'on peut se réunir et se promi ner pendant les entr'actes : le foyer de l'Opéra est un des plus fréquentés. Dans chaque théâtre, outre le foyer des spectateurs, il y a celui des acteurs, où sont admis aussi les auteurs et quelques privilégiés : le plus fameux en ce le foyer du Théâtre-Français.
foyer. En Géométrie, le foyer d'une conique est un point situé dans son plan, et tel que les distances de chaque point de la courbe a ce pointetà une droite fixe, appelée directrice, ont entre elles un rapport constant. Pour l'ellipse, ce rapport est plus petit que l, il est plus grand que l pour l'hyperbole, et égal à 1 pour la parabole. L ellipse et l'hyperbole ont chacune deux foyers; la parabole n'r.n a qu'un. — Dans les deux premières, les rayons vecteurs menés d'un point quelconque de la courbe aux deux foyers, font des angles égaux avec la normale du même point : il en résulte que dans les miroirs elliptiques ou hyperboliques, les rayons lumineux ou calorifiques, partis (l'un foyer, vonl après réflexion passera l'autre fbyi iprès). Dans
la parabole, la normale partage en deux parties é
e formé par le rayon vecteur, et la parallèle à l'axe, issus du même point) il en résulte q lansles
miroirs paraboliques les rayons parallèles à l'ave, \ mit
tous après réflexion passerau foyerel réciproquement.
En Optique, on appelle foyer d'un verre, d'une lunette, le point où les rayons lumineux, réfractés par une lentille ou réfléchis par un miroir, viennent se réunir. On donne encore C6 nom au point où so trouve
l'image d'un objet placé devant an miroir ou une len tille i Voy. Lentille e1 Miroir). — On nomme foyers
Conjugués les foyers d'un système de deux miroirs ou de deux lentilles, disposes de manière que les rayons
qui partent de l'un arriventh l'autre après deux réflexions sur ces miroirs ou deux réfractions à travers
le.s lentilles.
En Médecine, on nomme foyer d'une maladie [-? siège principal du mal. On appelle foyer purulent l'endroit où se forme le pus dans les abcès.
FRAC. Voy. Habit.
FRACTION (du lat. fractio). En Arithmétique, on appelle fraction la collection d'un certain nombre de parties aliquotes {Voy. ce mot) de l'unité, ou seulement l'une d'elles. Le nombre qui indique en com- i bien de parties égales l'unité a été partagée, s'appelle le il'iiominateur de la fraction; celui qui indique combien on a pris de ces parties pour former la fraction, en est le numéruteur. Pour énoncer une fraction on énonce d'abord son numérateur, puis son dénominateur que l'on fait suivre de la terminaison iè»ie;pour l'écrire, on écrit d'abord son numérateur, puis au-dessous son dénominateur, en les séparant par un trait horizontal. Ainsi la fraction dont le numérateur est 5, et le dénominateur 8, s'énonce cinq huitièmes, et s'écrit \. On appelle fractura décimale, celle qui a pour dénominateur l'unité suivie d'un ou de plusieurs zéros. Voy. Décimales.
Une fraction est plus grande que l'unité, ou égale à l'unité, ou plus petite que l'unité, suivant que son numérateur est plus grand que son dénominateur, ou qu'il lui est égal, ou qu'il est plus petit. Une fraction, accompagnée d'un nombre entier, prend souvent le nom de nombre fractionnaire. — Extraire les entiers d'une fraction plus grande que l'unité, c'est mettre en évidence les unités entières qu'elle contient. Pour cela, on divise son numérateur par son dénominateur : le quotient représente la partie entière de la fraction, et le reste devient le numérateur d'une nouvelle fraction ayant pour dénominateur le dénominateur primitif. — Simplifier une fraction, c'est la transformer en une autre de même valeur, mais dont les termes soient moindres. Pour cela on divise les deux termes par un même nombre, quand la chose est possible. Lorsqu'une fraction ne peut plus être simplifiée, on dit qu'elle est irréductible, ou encore qu'elle est ramenée à sa plus simple expie on reconnaît qu'il en est ainsi, à ce que la fraction a ses deux termes premiers entre eux. On ramène une fraction à sa plus simple expression en divisant les deux termes par leur plus grand commun di\ iseur. — Réduire des fractioTis etuméme dénominateur, c'est les transformer en d'autres égales aux premières, mais qui soient toutes formées des mômes parties d'u ni té. Si l'on n'a que deux fractions, on multiplie les deux termes de chacune d'elles par le dénominateur de l'autre. Si l'on en a plus de deux, on multiplie les deux termes de chacune par le produit des dénominateurs de toutes les autres. Quand on connait un multiple commun des dénominateurs de plusieurs fractions données, on peut toujours les ramener à l'avoir pour dénominateur commun : pour cela on divise ce multiple séparément par les dénominateurs îles fractions proposées; en multipliant, chaque numérateur par le quotient correspondant on a les numérateurs desfractions cherchées; on leur donne d'ailleurs pour dénominateur,le multiple considéré.— Pour réduire des fractions au plus petit dénominateur commun, on commence par les réduire a leur plus simple expression : cherchant alors le plus petit multiple de tous leurs dénominateurs, on les ramené à l'avoir pour dénominateur commun, à l'aide de la règle précédemment donnée pour un multiple quelconque. — Addition. Pour ajouter ensemble des fractions, on commence par les réduire au même dénominateur, après quoi on prend pour numérateur du résultat la somme de leurs
numérateurs, et pour dénominateur le dénominateur
commun. - Soustraction. Pour retrancher deux fractions l'une de l'an Ire, on commence aussi par les réduire
au même dénominateur, puis on donne au résultat pour numérateur la différence de leurs numérateurs, M
pour dénominateur le dénominateur commun. — Multiplication. Pour multiplier entre elles deux ou plusieurs fractions, on prend pour numérateur du produit h' produit de leurs numérateurs, et pour dé-