FOURRURE
bitent les parties chaudes de l'Amérique du Sud. Le F. roux {F. ru fus), ou Hornero, construit un nid d'argile en forme de four, avec ouverture sur le côté. L'Anumbi rouge {F. ruber) est remarquable par la teinte rose vif de sa tête, de ses ailes et de sa queue. FOURNIL. Voy. Four.
FOURNIMENT (de fournir), nom donné autrefois à un étui où les soldats renfermaient leur poudre. Aujourd'hui, ce mot ne désigne plus que les objets d'équipement, buffleteries, ceinturons, fourreaux de sabre et de baïonnette, etc.
FOURNISSEMENT^ fournir). En Droit, ce sont les prestations que peuvent se devoir les héritiers dans un partage (C. Nap.,art.828). — En termes de Commerce, c'est ce que l'un des associés doit à la masse, lors du partage, pour avoir joui de la chose commune.
FOURNISSEURS (de fournir). On appelle ainsi tous ceux qui entreprennent la fourniture de marchandises ou de certaines denrées et, en particulier, les entrepreneurs qui se chargent, par adjudication ou autrement, de pourvoira l'entretien des corps de l'armée, ou a l'approvisionnement des places fortes. Pendant les désordres de la Révolution et les grandes guerres de l'Empire, plusieurs de ces fournisseurs ont fait des fortunes scandaleuses ( Foî/.Munitionnaires). — La loi punit ceux qui fraudent sur la nature des vivres, ou qui apportent de la négligence à les livrer, d'un emprisonnement de 6 mois à 5 ans, et de dommages-intérêts. S'ils abandonnent leurs fonctions, la loi les condamne à une amende de 500 fr. au moins, aux dommages-intérêts et à la réclusion (C. pén., art. 420-33). Les fournisseurs ont un privilège; mais leur action se prescrit par un an. Voy. Fournitures.
FOURNITURE. Dans l'Armée, le mot fournitures est synonyme d'approvisionnements, et spécialement de literies militaires. — On appelle marchés de fournitures les traités passés entre l'administration et les particuliers pour la fourniture des objets de consommation nécessaires aux divers services publics. Ils se font par adjudication, sur soumission cachetée. Les contestations auxquelles ces marchés donnent lieu sont du ressort des conseils de préfecture, s'ils sont faits par le gouvernement ou pour l'exécution de travaux publics; dans le cas contraire, ils ressortissent aux tribunaux civils.
fourniture, jeu d'orgues qui entre dans la composition du plein jeu, et qui est composé lui-même de plusieurs rangs de tuyaux d'un son aigu accordés à la quinte, à l'octave de la tierce, et à la double octave du son principal, avec des redoublements.
FOURRAGE (de feurre, foure, paille). On donne ce nom au foin des prairies naturelles ou artificielles, et en général aux végétaux de toute sorte qui servent de nourriture aux bestiaux : ces végétaux appartiennent à diverses familles, mais surtout à celles des Graminées, des Légumineuses, des Composées et des Chénopodées. On nomme F. verts l'herbe fraîche, les céréales coupées en vert, les feuilles de millet vertes, etc. : ces plantes contiennent peu de principes nutritifs, et leur usage exclusif amène la diminution des forces. Les F. secs sont le foin, le trèfle, la luzerne, la paille, et en général toutes les céréales desséchées, ainsi que les feuilles de certains arbres, tels que le saule, le bouleau, le peuplier, l'acacia, etc. : ils sont plus alimentaires que les précédents. C'est la nourriture d'hiver des bestiaux : mêlés aux fourrages verts, ils offrent encore au printemps une nourriture saine. On appelle F. racines, la betterave, la carotte, les choux-raves, les choux navets, le panais, le raifort, la pomme déterre, le topinambour, etc. : ces racines fournissent une nourriture excellente pour les bestiaux ; mais elles épuisent le sol, tandis que les autres fourrages l'améliorent.— Pour avoir des fourrages frais dans chaque saison, le cultivateur doit choisir des plantes dont la maturité soit plus ou moins hâtive, et les semer de manière que leurs produits se succèdent : p. ex., on
aura pour le printemps des champs de colza, de navette, de chicorée sauvage ou de seigle; en été viendront la pimprenelle, la luzerne, le trèfle, puis les pois, les vesces; en automne le sarrasin, lemillet, le mais : enfin, en hiver, les choux et les racines. — On appelle dragée ou dravière un fourrage composé d'un mélange de pois, vesces, fèves, lentilles, etc., qu'on laisse croître en herbe pour les donner aux chevaux.
Dans l'Armée, le mot fourrage désigne le foin et la paille qui doivent former la nourriture des chevaux. Les officiers de cavalerie reçoivent toujours le fourrage en nature. Les officiers supérieurs des troupes à pied, qui ont droit à des rations de fourrage, les reçoivent en nature en temps de guerre ; en temps de paix, on les leur rembourse en argent.
FOURRÉ (de fourrer), partie de bois où il y a un assemblage épais d'arbrisseaux, de broussailles, etc.
Coup fourré, en Escrime, coup double donné et reçu simultanément par chacun des deux adversaires.
Médaille ou Pièce fourrée, médaille ou pièce de monnaie dont le dessus est d'or ou d'argent, et le dedans de cuivre ou de tout autre métal inférieur. Les médailles d'or de ce genre sont rares ; on en trouve beaucoup d'argent parmi les médailles romaines jusqu'à Septime-Sévère, où la fraude commença à s'exercer sur le titre même du métal.
FOURREAU (defourrer),nom donné à toute sorte de gaîne ou d'étui servant d'enveloppe à un objet quelconque. Les sabres, les épées ont des fourreaux de cuir, de fer ou de cuivre, selon l'arme ; la baïonnette a aussi le sien. — C'est aussi le nom vulgaire de la Mésange à longue queue.
FOURRE-RUISSON, nom vulgaire du Troglodyte.
FOURREUR. Voy. Pelletier et Fourrure.
FOURRIER (de fourrage), sous-officier ayant rang de caporal ou de sergent, est placé sous les ordres immédiats du sergent-major, et chargé de la comptabilité d'une compagnie ; il départit entre les escouades les vivres, les effets d'équipement, pourvoit au logement des soldats en route, etc. Le fourrier mange avec les sergents ; sa place de bataille est en serre-file à la droite de la compagnie. Il porte un galon d'or ou d'argent sur le haut du bras. — Le titre de fourrier date de 1534 : il y avait jadis des fourriers-généraux et des fourriers-majors d'armée, chargés de tous les détails des logements ; mais le grade de fourrier tel qu'il existe aujourd'hui ne s'établit qu'en 1758.
Fourrier du palais, officier chargé d'établir le logement des personnes qui suivent la cour dans ses voyages.
FOURRIÈRE (de feurre, foure, paille), lieu de dépôt où sont conduits et nourris aux frais du propriétaire les bestiaux laissés à l'abandon et pris en flagrant délit sur les propriétés d'autrui. Le propriétaire qui éprouve le dommage causé par ces animaux a le droit de les saisir, sous l'obligation de les faire conduire dans les 2k heures au dépôt désigné à cet effet par la municipalité. Le montant du dommage est acquitté par la vente des bestiaux s'ils ne sont pas réclamés, ou s'il n'a pas été payé dans la huitaine du délit. Si le dommage est causé par des volailles, le propriétaire peut les tuer sur le lieu, au moment du dégât (Loi du 28 sept. 1791). — Dans les villes, la police a le droit, dans l'intérètde la sûreté publique, de mettre en fourrière les voitures abandonnées sans cocher sur la voie publique, ainsi que les animaux, les chiens surtout, qui errent à l'abandon.
FOURRURE (de fourrer), nom donné à toutes les peaux garnies de leur poil, qui, par leur épaisseur, fournissent des vêtements chauds, ou qui, par leur finesse et la beauté de leurs teintes, peuvent servir à composer des garnitures pour manteaux, robes et pelisses, des manchons, des coiffures, etc. On donne particulièrement le nom de pelleteries aux peaux non encore ouvrées, et celui de fourrures à celles qui ont été coupées, cousues assorties et confectionnées. Quelques peaux d'oiseaux, celles de cygne et da