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F U ANC

FRANCHIPANIER.

deviennent de véritables fruits distincts, mais ils ont l'apparence de petites graines, et on les considère en effet comme les graines du fraisier.

On connaît un assez grand nombre d'espèces de fraisiers, la principale est le F. commun (F. vesca), originaire des Alpes; il produit toute l'année et est appelé pour cela F. des quatre saisons. Il a donné lieu à toutes les autres variétés, telles que le F. du Chili ou Frutillier, qui produit la plus grosse fraise, mais dont le goût est fade et peu sucré ; le F. ananas, dont le fruit est gros, sucré et parfumé : c'est du fraisier ananas que sont sorties toutes les sous-variétés dites fraises anglaises, si recherchées aujourd'hui ; le F. capron, dont le fruit est très-gros et rond, mais peu estimé ; le F. des bois et le F. des buissons, cultivés dans nos jardins pour faire des bordures. Le fraisier fleurit en avril et fructifie en mai et juin. On le multiplie d'ordinaire par les coulants ou filets que la tige principale pousse autour d'elle. On le cultive en planches et en b.irdure. Tous les soins consistent à arroser dans les temps secs, à sarcler et à supprimer les filets. Le fraisier vit six ans ; mais pour avoir de beaux fruits, il faut renouveler les plants tous les deux ou trois ans. La racine de fraisier est employée en médecine comme diurétique et apéritive. Fraisier en arbre, nom vulgaire de l'Arbousier. FRAISIL (du b. -lat. fractillum, de frangere, briser), nom donné à la poussière de charbon pilé et tamisé dont on saupoudre le moule en sable où se ji'tte la fonte, ainsi qu'à la cendre du charbon de terre qu'on brûle dans les forges.

FRAISOIR, sorte d'outil. Voy. Fraise (2°). FRAISSE, Fraxinus, nom vulgaire du Frêne dans le midi de la France.

FRAMBOESIA, maladie caractérisée par des tumeurs semblables à des framboises. Voy. Pian.

ÎKAMIIOISIER (du holland. braambezie, fruit de la ronce), espèce du genre Ronce ( Voy. ce mot), renferme des arbrisseaux à souches ligneuses, à tiges hautes de l,u,50 à 2", creuses en dedans, blanchâtres en dehors, hérissées d'aiguillons ; à feuilles allongées, dentées, vertes en-dessus, blanchâtres et cotonneuses en-dessous; à fleurs blanches et inodores. On le croit originaire de l'île de Crète. L'espèce type est le F. commun (Rubusidœus), qui croît naturellement dans toute l'Europe centrale et méridionale, et dont le fruit, la framboise, est. une baie, de la forme et de la grosseur d'une mûre, de couleur violette, noirâtre ou rougeâtre, quelquefois blanche ou couleur de chair. Ce fruit est rafraîchissant, acidulé el sucré. On mange les framboises comme les fraises; on en fait des liqueurs, des confitures, des sirops. Les Russes en font une espèce de miel, et les Polonais un hydromel. — Une autre espèce, le F. sauvage (/{. fruticosus), vulg. Mitron, est commune dans nos haies : ses fruits noirs, faussement appelées mûres, servent à teindre les vins; ses feuilles s'emploient en décoction contre les maux de gorge, et ses sarments servent dansles campagnes à chauffer les fours.

FUAMÉE (du latin framea), arme des anciens Francs et des Germains. On est incertain sur la forme de cette arme. Des auteurs en font une épée à deux tranchants; la plupart avec plus de probabilité, un long javelot au une espèce de hallebarde : on la confond aussi avec la francisque. Le nom de la tramée disparaît après le vie siècle.

i RANG (<lu lat. franctts), unité monétaire usitée en France depuis l'adoption du système métrique Voy. Monnaies), ainsi qu'en lï**!-; i< i ' ' ' ' • on Suisse, etc. Sa valeur, par rapport à l'ancienne livre tournois, e&\ de 1,0125. Le franc se subdivise en décimes et en centimes. Voy. Livre.

Sens l'ancienne monarchie il y avail des pièces d'or appelées francs .- sons Philippe I,r. ces pièces,

dites aussi sois purists-, florins d'or, valaient 20 fr. 1^7 c. ; sous le poi Jean, en 1300, elles valaient encore

13 IV. '|S c; mais des le règne de Henri IV, ce a'è uit plus guère qu'une monnaie de compte.

franc En Droit ancien, le mot franc désignait : 1° une personne libre, en tant qu'opposée au serf; 2° une personne ou une terre exempte de charges et impositions publiques ou particulières. Les nobles étaient francs et exempts de tout impôt : c'est pour cela que les alleux étaient souvent appelés fruucsalleux, et qu'on appelait franc- fief, un héritage noble. Plusieurs villes portaient le nom de franches parce qu'elles étaient exemptes de toutes charges et impositions, ou qu'elles jouissaient de certains privilèges. Il existe encore des ports francs. Voy. Port. — Voy. aussi Délai.

En Botanique, on appelle arbre franc, un arbre qui provient des semences d'un arbre cultivé. Ces arbres donnent des fruits savoureux et abondants, mais ils ant l'inconvénient de les porter très-tard.

En Marine, le vent est dit franc lorsqu'un bâtiment gouverne en bonne route, ses voiles étant orientées obliquement, avec un vent qui ne varie ni en force ni en direction.

FRANÇAIS (de Franc). Tout Français jouit des droits civils, mais cette qualité est indépendante de celle de citoyen qui s'acquiert et se conserve conformément à la constitution du 22 frimaire an VIII ( Voy. Citoyen). — La qualité de Français s'acquiert: l°par la naissance, sur le sol français ou étranger, de parents français ; 2° par la naissance sur le sol français de parents étrangers, qui eux-mêmes y sont nés, à moins qu'ils ne réclament la qualité d'étranger dans l'année qui suivra leur incapacité telle qu'elle est posée par la loi française; 3° par le bienfait de la loi, quand l'enfant né en France d'un père étranger, l'enfant né d'un étranger naturalisé, avant sa naturalisation, et l'enfant d'un ex-Français, déclarent dans l'année de leur majorité, telle qu'elle est fixée par la loi étrangère, leur intention de fixer leur domicile en France et s'y fixent effectivement dans le délai d'un an (ceux qui ont satisfait à la loi du recrutement sans exciper de leur extranéité peuvent faire la déclaration à toute époque); 4° par la naturalisation (Voy. ce mot) ; 5° par le mariage, s'il s'agit d'une étrangère qui épouse un Français; 6° par l'annexion d'un territoire étranger à la France. — La qualité de Français se perd : 1° par la naturalisation en paysétranger; 2° par un établissement fait en pays étranger sans esprit de retour; 3° par l'acceptation non autorisée parle gouvernement de fonctions publiques à l'étranger ;û° par l'acceptât ion de fonctions militaires étrangères ou l'affiliation à une corooration militaire étrangère, sans autorisation préalable. (Cod. civ., art. 7-24; Lois des22 marsl849et7 févrierl85r. — — Pour les différences que la lo ;met entre le Français et l'étranger, Voy. Etranger.

Académie française. Voy. le Dict. d'ihst. et de Géogr.

Comédie française. Voy. Théâtre FRANÇAIS.

FRANC-ALLEU. Voy. Franc.

fra>'C-uoui>. En ternies de Fortification, on nomme ainsi un espace situe entre le pied du talus extérieur d'un parapet et le sommet de l'escarpe.

En Marine, c'est le revêtement extérieur d'un bâtiment depuis la quille jusqu'à la préceinte.

FRANC-BOURGEOIS. I «'/. BoubobOIS.

FRANC ET QUITTE, Be dit, en Droit, d'un immeuble qui n'est grevé d'aucunes charges et hypothèques. — Dans les contrats de mariage, la de franc et quitte, est celle par laquelle un époui

(ou quelqu'un pour lui, déclare qu'il n'a pas

tes antérieures à son mariage (C. N i RANG-FIEF, héritage ooble. Voy. Fraw ,

FRANCHE. En terme de Jardinage, en appelle terre franche une terre végétale dépourvue de sable

Btde cailloux.

Ville franche. Koy. Frani et Franchise.

FRANCHIPANIER, Plumeria, genre de la famille

des \poc\nees, tflhlldes pin menées, renferme des

^ et' .le. arbrisseaux, à feuilles grandes,

| is uns, rama s» es au sommet des

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