FRATERNITE
rameaux, étroites, aiguës chez les autres; à fleurs grandes, réunies en grappes terminales, d'un beau blanc, rouges, couleur de chair, d'un blanc rosé, etc.; la plupart d'odeur agréable et pénétrante. Toutes ces plantes, originaires de la zone tropicale, renferment un suc laiteux dont l'extrême causticité peut être quelquefois dangereuse. L'espèce type est le F. à longues feuillus, de Madagascar, à fleurs d'un beau blanc, marquées de jaune clair.
FRANCHISE (de franc). Ce mot désigna d'abord : 1° un domaine rural possédé par un Franc ou par toute autre personne de condition libre, sans aucune charge ni redevance ; 2° un espace de terrain autour de certaines villes ou bourgs, qui possédaient des droits et des privilèges particuliers : Paris et Londres avaient jadis des franchises de cette nature ; à Rome, jusqu'au xvne siècle, le quartier des ambassadeurs jouissait de franchises très-étendues, comme encore aujourd'hui le faubourg de Péra à Constantinople.
Ce mot désigna ensuite l'état de liberté, par opposition à celui de servitude. Quand on affranchissait une ville, une personne, on lui donnait une charte de franchise. — La ville d'Arras reçut de Louis XI (1/176) le nom de Franchise, qu'elle porta jusqu'en 1482. De là aussi les noms de Villefranche, Francheville, Fribourg (Freyburg), Francfort, etc.
Aujourd'hui, en termes de Commerce et de Douanes, la franchise est un privilège dont jouit un port de mer, et qui consiste dans la faculté d'y pouvoir débarquer, rembarquer, vendre, réexporter toute espèce de denrées et de marchandises sans payer aucun droit {Voy. Port-franc). — Franchise, se dit aussi, dans l'Administration des postes, du droit de recevoir les lettres franches, droit concédé aux ministres et autres fonctionnaires supérieurs.
FRANCISATION (de France), acte qui constate qu'un bâtiment est français, qu'il navigue sous un pavillon français. Cet acte est délivré par le bureau de douanes dans l'arrondissement duquel se trouve le port auquel appartient le bâtiment. La loi du 21 sept. 1793 contient les formalités à remplir.
FRANCISQUE (de Franc), arme offensive en usage chez les Francs. On la considère comme une hache à deux tranchants. Voy. Framée et Hache.
FRANC-MAÇONNERIE. Voy. Francs-maçons au Dict. cl'Hist. et de Géogr.
FRANCOACÉES (du g.-type Francoa), petite famille de plantes Dicotylédones dialypétales périgynes, renferme quelques herbes vivaces du Chili, voisines des Crassulacées.
FRANCOL1N, section du genre Perdrix, renferme des oiseaux au bec fort et allongé ; aux jambes hautes, armées chez les mâles de deux éperons. On trouve les francolins en Europe, en Asie et en Afrique. Le F. à collier roux (Perdix francolinus) se trouve dans le midi de la France : il est long deOm,30 à 0Q1,35; il a le plumage gris, émaillé de noir et de roux, le bec noir, les pieds rougeâtres.
FRANC-QUARTIER ou canton d'honneur, se dit, en termes de Blason, du premier quartier d'un écusson, à droite du chef, quand il offre d'autres armes que le reste de l'écu.
FRANC-SALÉ. Voy. Garelle.
FRANCS-ARCHERS. Voy. Archer.
FRANCS-JUGES. Voy. Vehme (sainte) au Dict. à'Hist. et de Géogr.
FRAJXCS-TIREURS, nom donné, en France, particulièrement dans les départements frontières du Nord et de l'Est, à des citoyens réunis volontairement en société pour concourir a la défense du territoire. Ils ont été rattachés à cet effet à la garde nationale mobile (Instr. ministér. du 28 mars 1868).
FRANC-TENANCIKR, celui qui possédait des terres en roture, mais qui en avait racheté les droits.
FRANGE (du lat. fimbria), filet de soie, de coton, de lin, d'or, d'argent, etc., qui pend d'un tissu quelconque, et qui sert à orner les habits, les rideaux, les tapis, les housses, etc. L'usage des ha-
bits ornés de franges a pris naissance dans l'Orient*
Frangé se dit, dans le Blason, des parties qui ont des franges d'un autre émail ; et, en Histoire naturelle, de ce qui est découpé sur les bords.
franges. En Physique, on appelle ainsi les apparences lumineuses que présentent les bords des corps opaques, les petites ouvertures, etc., et qu'on appelle phénomènes de diffraction {Voy. ce mot : leur caractère essentiel est de former une succession de lignes alternativement obscures et brillantes, ou bien irisées, suivant qu'elles sont produites parla lumière simple ou parla lumière blanche. — La lumière polarisée donne des franges analogues dans certaines circonstances.
FRANGIPANE, espèce de crème où il entre des amandes et divers ingrédients, et dont on garnit les tartes et autres pièces de pâtisserie ; elle doit son nom, dit-on, à un seigneur romain de la maison des Frangipani. — C'est aussi le nom d'un parfum que l'on donne à certaines peaux {Voy. Gant). — Voy. aussi Lait.
FRANGIPANIER, arbre. Voy. Franchipanier.
FRANGULA (rhamnus), nom latin spécifique de la Bourdaine. r
FRANKÉNIE (dubotan. J.Frankenius),Frankenia, genre-type de la petite famille des Frankéniacées, voisine des CaryophyHées. Ce sont des plantes herbacées, à feuilles opposées ou verticillées et amplexicaules ; à fleurs sessiles, roses ou violettes ; à fruits capsulaires. Elles se trouvent sur les rivages de la Méditerranée.
FRANKLINITE, fer oxydé naturel [(F'e, Z"n>Fe3], qui contient une quantité notable de zinc et des traces de manganèse; c'estune substance noire, d'un éclat métallique, qui cristallise en octaèdres réguliers, et qui pèse 5. — On la trouve à la mine de Franklin, dans le New-Jersey.
FRASE, frasage (du lat. fresus, de frendere, briser), une des façons données à la pâte par le boulanger pour faire le pain. Voy. Boulanger.
FRASÈRE (d'un nom propre), Frasera, genre de la famille desGentianées, composé de plantes vivaces,à feuilles opposées ou verticillées ; à fleurs présentant un calice à k divisions et une corolle à k lobes; à fruits capsulaires. La racine de ces plantes est très-amère. On distingue surtout la Frasera carolinensis ou F. Walteri, dont la racine a été appelée à tort racine de Colombo. Voy. ce mot.
FRATER, mot latin qui signifie frère, désignait autrefois les garçons chirurgiens, spécialement chargés du soin de faire la barbe aux pratiques.
FRATERCUL A, nom lat. scientifique du Macareux.
FRATERNITÉ (dulat. /Vfltermïa.s).Dansla grande famille humaine, chaque homme est à l'égard de ses semblables, dans la même situation que le frère à l'égard de son frère au sein de la même famille. Tenant tous leur existence du même Dieu, ayant les mêmes devoirs et les mêmes droits puisqu'ils ont été créés avec les mêmes facultés, obligés de se prêter un mutuel concours pour porter leur nature au plus haut degré de perfection dont elle est susceptible, les hommes doivent, sans distinction de race, de nationalité, de religion, éprouver les uns pour les autres une affection fraternelle et s'entr'aider dans l'accomplissement de leur tâche. Non-seulement cette règle morale nous est prescrite par la justice, mais encore elle est éminemment conforme à notre intérêt. L'expérience nous enseigne que nous sommes tous solidaires les uns des autres dans une certaine mesure, au physique comme au moral ; pour ne citer qu'un seul exemple, l'histoire de l'esclavage suffit pour démontrer que ceux qui, au lieu de partager avec leurs semblables leurs lumières et leur bien-être, les retiennent dans l'abjection et la misère, se dégradent eux-mêmes en participant à leurs vices et à leurs infirmités par une espèce de contagion.— Proclamée comme dogme religieux par l'Ancien et le Nouveau-Testament, la fraternité a été en-