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FRUSTE

tement en frottement de la seconde espèce, tant en remplissant les inégalités des surfaces, que par la facilité avec laquelle leurs molécules roulent les unes sur les autres.

On mesure le frottement par la grandeur de l'effort qu'il faut développer pour entretenir le mouvement uniforme ; c'est ce qu'on appelle force de frottement. La chaleur dégagée par le frottement est proportionnelle au travail de cette force, de sorte que ce travail peut être regardé comme converti en chaleur.— On appelle coefficient de frottement relatif à deux corps, le rapport de la force de frottement à la pression que les deuxcorps exercent l'un contre l'autre. Plus ce rapport est grand, plus le frottement est intense. Ce coefficient est plus grand au départ que pendant le mouvement; on admet 0,07 pour le coefficient de frottement pendant le mouvement, lorsque les surfaces sont enduites d'huile. Dans le roulement d'une voiture, le coefficient varie de 0,04 à 0,125 suivant que le cheval va au pas ou au trot, et que la route est pavée ou sablée. — Les lois expérimentales du frottement ont été étudiées par Coulomb (1781 , par M. Morin (1831) et plus récemment par M. Hirn.

Chauffage par le frottement. Voy. Chauffage.

Outre la chaleur, le frottement développe aussi de l'électricité. Voy. ce mot.

En Médecine, on appelle frottement, le bruit perçu par l'auscultation, lorsque deux membranes séreuses enflammées glissent 1 une sur l'autre: ce bruit se produit dans la pleurésie p. ex. et dans la péricardite, alorsqu'il n'y a plus d'épanchement. — Voy. Friction.

FROUEMENT (onomatopée), sorte de sifflement à l'aide duquel les oiseleurs imitent le cri de lacnouette pour attirer les petits oiseaux. Voy. Pipée.

FRUCTIDOR (du lat. fructus, fruit), 12e mois du calendrier républicain. Il commençait, selon les années, le 18 ou le 19 août. C'est à la suite de ce mois que venaient se placer les jours complémentaires. Voy. Calendrier.

FRUCTIFICATION (du lat. fructificatio), ensemble des phénomènes qui accompagnent la production du fruit. Voy. Fruit.

FRUGIVORES (du lat. fruges, grains, et vorare, dévorer), se dit, en Zoologie, de tous les animaux qui se nourrissent de substances végétales et en général de fruits. — On a donné ce nom aune famille de l'ordre des Passereaux, comprenant les genres Touraco et Musophage.

FRUIT (du lat. fructus), production des végétaux qui succède à la fleur et qui sert à leur propagation : c'est l'ovaire fécondé et parvenu à son entier développement. Le fruit comprend deux parties : Xepéricarpe, qui est l'ovaire même, et la graine, qui est l'ovule développé (Foy. ces deux mots). La grosseur des fruits n'a aucun rapport avec la grandeur de l'arbre qui les produit: le gland, p. ex., provient d'un arbre gigantesque, tandis que le potiron est le produit d'une plante grêle et rampante. — On distingue: 1° les F. simples, qui n'ont d'autre enveloppe que le péricarpe et qui sont formés par le pistil d'une seule fleur (cerise, prune) ; 2° les F. anthocarpés, provenant des pistils d'une seule fleur, mais ayant, outre le péricarpe, des parties accessoires indépendantes de l'ovaire (belle-de-nuit); 3° les F. agrégés, piwenant de plusieurs fleurs (mûre, ananas, figue). — Ces différents fruits sont les uns secs, comme le gland; les autres, charnus : ceux-ci ont un péricarpe épais et succulent, comme le melon, l'abricot. Dans quelques fruits, la partie charnue provient du calice (mûre, ananas), ou des bractées (genévrier), ou de l'involucre (figue), ou du pédoncule (noix d'acajou). On nomme F. déhiscents, ceux qui s'ouvrent par des valves ; F. indéhiscents, ceux qui restent clos : les premiers, quand ils sontsecs,sont dits F. capsulaires. Suivant le nombre des graines qu'ils renferment, les fruits peuvent être monospermes, dispermes, t rispermes, oligospermes, pod/tpermes, etc.; on nomme pseudospermes, ceux dont le péricarpe a peu d'épaisseur et adhère à

la graine, comme dans les Graminées et les Composées.— Richard classe les fruits en simples, multiples et agrégés ou composés. Les premiers se partagent ensuite en F. secs indéhiscents: caryopse, akène, ps lakène, samare, gland, carcérule ; F. déhiscents : follicule, silique, silicule, gousse, pyxide, élatérie, capsule ; et F. charnus: drupe, noix, nuculaine, mélonide, péponide, hespéridie, baie. Les F. multiples ne comprennent que le syncarpe. Enfin les F', agrégés comprennent le cône ou strobile, le sorose et le sv~ cône. Voy. ces mots.

Fruits à noi/au. Voy. Drupe.

Fruits confits. Voy. Confitures.

Fruits légumiers, nom que l'on donne à Y Aubergine, à la Tomate, aux Melons, aux Courges, aux Citrouilles, aux Concombres, etc., et en général aux fruits qu'on sert comme légumes.

Fruits secs, fruits séchés au four ou au soleil (raisins, figues, pruneaux, poires et pommes tapées, amandes, etc.). La chaleur, en évaporant leur eau de végétation, en a concentré la partie sucrée. Les plus estimés sont les raisins de Corinthe et de Malaga, les prunes de Tours et d'Agen, les poires de Reims, les figues d'Alep et de Smyrne, les dattes d'Algérie, etc.

FRUITIER ou fruiterie (de fruit), local destinée la conservation des fruits. Les principales conditions qu'un fruitier doit remplir sont : une température constamment égale, entre 8° ou 10° centigr. au-dessus de zéro, l'exposition au nord, une obscurité complète, une atmosphère plutôt sèche qu'humide. Il faut de plus qu'il soit suffisamment distant des fumiers et de^ mares qui pourraient y apporter de la mauvaise odeur. On pose le fruit sur des tablettes ou des tringles à claire-voie. Ceux que l'on veut conserver pour l'hiver doivent être cueillisquelques jours avant leur complète maturité. On ne les essuiera pas, de peur que le duvet de nature gommeuse qui les recouvre ne produise, en se desséchant, une sorte de vernis qui bouche les pores, et mette obstacle à la fermentation. On fera bien d'employer le chlorure de calcium [Voy. ce mot) pour absorber l'excès d'humidité qui peut se trouver dans la fruiterie.

fruitiers (arbres). On distingue : 1° les Arbres à boissons fermentées (vigne, pommier, poirier, cormier); 2° les A. à fruits de table, qu'on subdivise en fruits à noyau (cerisier, prunier, abricotier, pêcher, amandier, cornouiller, etc. ), fruits à pépins ( pommier, poirier, cognassier, oranger, citronnier, grenadier) , fruits en baie (vigne, groseillier, framboisier, figuier, etc.), fruits à nucules et à osselets (noyer, noisetier, néflier, azérolier, cormier), fruits capsulaires (châtaignier); 3° les A. à fruits oléagineux (olivier, noyer, amandier, etc.). On nomme A . de verger, ceux que l'on cultive au jardin ou dans un enclos ; et A. de plein vent, ceux qui croissent dans les champs cultivés. — On plante les arbres fruitiers après la chute des feuilles dans les terres légères, mais seulement en février et mars dans les terres fortes et humides. On a soin qu'ils soient jeunes et vigoureux, que le sujet soit bien proportionné à la greffe, et que tout le chevelu des racines soit bien conservé. — Pour la taille des arbres fruitiers, Voy. Taillf.

FRUITS. En Droit, on appelle fruits, les produits périodiques qu'une chose est destinée à donner. On les divise en F. naturels, tels que les récoltes, et F. civils, comme les loyers des maisons, prix des baux de ferme, intérêt dès sommes d'argent, arrérages de rente. Les fruits naturels se subdivisent en F. naturels propr. dits, qui sont le produit spontané de la chose, et F. industriels qu'on obtient par le travail et la culture (C. Nap., art. 582-386). — On appelle F. pendants par racines, les blés, les raisins, et généralement tous les fruits lorsqu'ils sont encore sur pied. Les fruits pendants par racines font partie du fonds. On ne peut les saisir qu'après une époque déterminée par la loi, qui est de six semaines avant la maturité (C. de proc, art. 626).

FRUSTE (du lat. frustum, fragment), se dit, ca

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