FROTTEMENT
.appelé aussi Petit Épeautre, variété utile dans les mauvaises terres.
Les espèces sauvages sont le Chiendent (T. repots),\e. H', des haies (T. sepium),\a F. à feuilles de jonc (T. junceum), le F. glauque [T. glaxcum), etc.
On appelle vulgairement F. barbu, l'Orge à large épi ; F. des Indes, le Mais, F. de vache, le Mélampyre des champs.
FRO .MENTAL, Arrhenatherum, genre de la famille des Graminées, tribu des Avénacées, comprend des herbes vivaces, qui croissent en Europe. Le F. commun (A. avenaceum) ou Avoine élevée est commun dans nos prés et nos bois. II s'emploie comme fourrage, ainsi que le F. bulbeux 'A. precatorium) que l'on regarde comme une variété du précédent.
FROMENTEAU, qualité supérieure de Raisin gris rouge, à grappe grosse et sucrée, que l'on trouve en Bourgogne et en Champagne.
FROXDE (du lat. fu/tda), arme de jet, formée d'une petite bande de cuir ou de toile, ou même d'un réseau de filet, qu'on suspend à deux cordes. On place sur la bande une pierre ou une balle de plomb, puis on fait tourner la fronde en augmentant peu à peu la vitesse. Lorsque cette vitesse est suffi sommant grande, on lâche une des deux cordes et la balle s'échappe avec violence dans la direction qu'on lui a donnée. Le projectile suit d'abord la tangente à la circonférence de rotation, puis il décrit une parabole par l'effet de la pesanteur. Sa portée peut dépasser 500 pas
La fronde était l'arme ordinaire des soldats h pied dans l'antiquité et le moyen âge. On sait que David tua le géant Goliath avec une fronde ; les Baléares étaient réputés pour être les plus habiles frondeurs. LesGrecs, les Romains et les Carthaginois eurent des corps de frondeurs, et à leur exemple, les Germains, les Francs et les autres Barbares. Au SB»* siècle, il y avait encore des frondeurs dans l'armée espagnole : on s'en servit pour lancer les premières grenades. L'invention des armes à feu a fait abandonner cette arme. — Voy, Flstibale.
En Physique, on appelle fronde musicale, une lame mince suspendue à un fil et pouvant tourner sur elle-même, autour d'une droite qui lapai-tau' e an deux parties égales et qui est sur 1 • prolongement da fil. Quand on fait tourner cet appareil comme une fronde, on entend un son d'autant plus aigu que la vitesse est plus grande.
En Botanique, on désigne sous le nom do fronde, les feuilles des Fougères et les lames herbacées de quelques Lichens et Hépatiques.
En Chirurgie, on nomme fronde un bandage à j chefs* que l'on fait avec une bande fendue par ses extrémités jusqu'à O^.OS de sa partie moyenne, ce qui lui donne la forme d'une fromle. On l'emploie surtout pour fixer la mâchoire inférieure, dans le cas de fracture ou de luxation do cet os.
FRONT (du lat. frons). partie supérieure d l 1 B face, chez L'Homme et les Wimmifères. — On se sert quelquefois de ce mot par analogie pour exprimer, dans les oiseaux, l'espace compris entre la base du bec et le vertex.
Dans le Langage militaire, ce mot est synonyme de face ou d'aspect: le front de bataUU, esl le rang antérieur d'une troupe ou de la ligne surtaqueUa dis est établie, et (pii regarde l'ennemi; iefrorU sfssse !,-<>it/>c en colonne est sur la ligne psasaol par le premier rang de la colonne; un bataillon carre présente au tanl de/Wm/.yque décotes. — Frontdeèanàiére( VoyJlui* DCSBS). — Dans les places fortes, on appelle froni de fortification la partie comprise antre les < api' deux bastions consécutifs: elle, se compose de deux demi-bastions et d'une courtine, enveloppés d'un (basé et formant le corps de place] d'une tenaille, d'une demi-lune et de son fossé; d'un chemin couvert et du glacis. — Dans la Marine militaire, on appelle front l'ordre de marche dans loqti'l t<m> les vaisseaux d'une armée navale, sont rangés SUT une même ligne et marchent à côté les uns
FUO.\TAL, qui concerne le front. L'os frontal qui forme le front, est la même chose que l'o* coronal (Voy. ce mot). L'artère frontale en une artère fournie par l'artère ophthalmique. La veine frontale ou préparate est une branche de la veine faciale. — Sinus frontaux. Voy. Si.m s.
VHQXTKAU {da front), pièce du harnais d'un cheval destinée à lui couvrir le front quand il est caparaçonné.
Dans la Marine, on nomme fronteau, toute planche sculptée qui sert de recouvrement ; fronteau de volée, la saillie en bois qui reçoit la volée d'un canon et l'appuie à la serre.
FRONTIÈRES de front), ligne séparative des territoires do deux nations voisines. On distingue : les F. naturelles, telles que l'eau, la rive, le thalweg ou milieu d'un fleuve, les chaînes de montagnes, les vallées, déserts, landes, écueils, côtes, bancs de sable, etc.; et les F. artificielles ou conventionnelles, comme bornes, poteaux, édifices, ponts, arbr rochers marqués, routes, monceaux de terre, fossés limitrophes, barrières, tonnes flottantes arrêtées par des ancres, etc.
La fixation des frontières, les travaux élevés pour leur défense, forteresses, lignes retranchées, batteries, têtes de pont, etc., donnent souvent lieu à des difficultés diplomatiques qui ne se résolvent que par la guerre ou par des traités dits de délimitation.
Hayon frontière. Voy. Douanes.
FRONTIN, personnage de comédie, créé au nan* siècle, a été le successeur deScapin. C'est un valet audacieux, impudent, à la repartie prompte, qui dirige son maître dans ses plaisirs et dans ses affaires. Auge et Dugazon ont excellé dans ce rôle.
frontispice (du bt-laa. pronèium'aium, examen du front), se dit, en Architecture, de la façade principale d'un édifice quelconque, de celle qui annonce à la première vue la destination d'un monument et qui y donne entrée (Voy. Façade) : tels sont le portail d'une église, le péristyle' d'un temple, la porte d'un palais ou d'un hôtel, etc. — Par extension, on a appliqué ce mot aux titres et aux gravures placés en tête des livres.
KKONTOM (de front), construction qui s'élève audessus de la frise, au sommet d'un édifice, et qui forme le couronnement de toute son ordonnance. Le fronton est ordinairement triangulaire; il y en aaussi de courbes, en arcs de cercle ou d'ellipse. On appelle fronton àjour, celui dont le tympan est é vidé ; fronton à pan, celui dont la corniche supérieure forme trois parties en pans coupés; fronton mm base, celui dont la corniche horizontale est supprimée; fronton gothique ou gable, une espèce de pignon, de la forme d'un comble très-élevé, tantôt plein, tantôt à jour, comme on en voit aux façades des églises d'architecture ogivale, etc. — Les monuments grecs et romains et plusieurs monuments modernes ont des frontons remarquables : ils offrent des bas-reliefs remplissant tout le tympan, des médaillons ornés de ligur ornementa peints, etc. On cite les frontons du Parthénon à Athènes, du Panthéon d'Agrippé à Rom Paris, ceux de S te -Geneviève ^Panthéon), de la Madeleine, etc.
1TIOTTEMENT (de frotter; du lat. frirarc), résistance qu'éprouve un corps à glisser M a rouler sur GUI autre corps. Quelque polies que soient deux surfaces, elles sont toujours couvertes d'aspérités \i-ililes au microscope. Ces aspérités s'engrènent les unes
dans les autres et contractent une certaine adhérence
par leur contact immédiat. On distingue deux de frottement: 1° celui dans lequel un corps sur M autre et où une souledes deux surfaces s., renouvelle; 2" celui d'un corps qui roule et dans lequel Les deux Surfaces en contact se renouvellent à chaque instant. I.e frottement de la première espèce /'. d
glissement), est plus grand que celui de la -
drrunlrnirnt,. L'huile, les graiSSCS, le savon, la plom-
bagine, ont pour objet de transformer le premier fret -