‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 671 sur 1672 · FU SI FOU ME · texte numérisé non relu

FU SI FOU ME

puration, et se montrent au sommet de la tumeur, où ils forment ce qu'on appelle le bourbillon. Le plus souvent il existe plusieurs furoncles à la fois, ou bien ils se succèdent sur diverses parties du corps, notamment au dos et aux fesses. On les observe fréquemment au printemps, chez des personnes sanguines et pléthoriques, ou bien à la suite d'une maladie éruptive, ou comme complication de l'embarras gastrique. La tumeur furonculeuse produit une douleur plus ou moins vive, qui s'accompagne quelquefois de fièvre. La suppuration neseprononcesouventqifau bout de C ou 8 jours. A son début, on peut faire avorter le furoncle en y appliquant une sangsue, puis en le cautérisant avec le nitrate d'argent. Quand le mal est développé, on prescrit l'application de sangsues autour de la tumeur, les cataplasmes et bains émollients; puis on favorise la suppuration au moyen d'un emplâtre de diachylon. Enfin, lorsque le bourbillon parait, on le fait sortir en pressant fortement la tumeur, ou bien en pratiquant une incision cruciale.

FUSAIN, Evonymus, genre de la famille des Célastrinées, type de la tribu desÉvonymées, est formé d'arbrisseaux à branches tétragones et à feuilles opposées. L'espèce la plus commune dans nos taillis et nos jardins est le F. d'Europe, vulg. Bonnet de prêtre et Bots à lardoire, arbrisseau de U à 5°*, à écorce verdâtre et lisse, à branches nombreuses, à feuilles ovales-oblongues, pointues; à fleurs petites, d'un vert pâle. Le fruit est une baie d'un rouge vif à h ou 5 côtes, renfermant autant de graines. Le bois du fusain est jaunâtre, cassant. Les sculpteurs en bois, les luthiers, les tabletiers s'en servent; les tourneurs en font des vis, des fiïseaux, de longues aiguilles, des cure-dents, etc. Les jeunes branches réduites en charbon servent îi faire des crayons tendres, dont on se sert pour faire des esquisses et pour dessiner à l'estompe (Voir le livre de M. Max. Lalanne, le Fusain) ; ce charbon entre aussi dans la composition de la poudre à canon. Les fruits sont acres et purgatifs; ils peuvent servir à teindre en jaune et en vert.

Fusain bâtard, nom vulg. du Célastre grimpant.

FUSE, note de Musique. Voy. Croche.

FUSEAU (du lat. fusus), petit instrument de bois, long de O"*,!» env. pointu par un bout, arrondi par l'autre, avec lequel les femmes filent à la quenouille (Voy. ce mot). Il sert à tordre le fil et à le rouler à mesure qu'il se forme. — Dans les Arts, on donne ce nom a une foule d'outils qui ont à peu près la forme d'un fuseau. Les filateurs appellent fuseau une petite broche en bois, de forint! conique, sur laquelle ils dévident du coton filé en fin ou en gros.

En Géométrie; on nomme fuseau, la portion de la surface d'une sphère comprise entre deux demigrands cercles ayant un même diamètre.

FtSEAU, Fusus, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibranchcs, et type de la famille des Fusidées : coquille allongée, fusiforme et ventrue, pourvue d'un canal respiratoire plus ou moins long; d'une columelle lisse, et d'un labre sans échancrure

ni sinus. Principales espèces vivantes : le F. quenouiIle,\&F. géant (om,20), le /•'. trompette, etc. — LesFusoaux vivent aujourd'hui dans toutes les mers; on en connaît de fossiles depuis l'étage batbonien.

FUSÉE (du mot fuser), pièce d'artifice renfermée dans un carton, dit cartouche, qui s'enflamme par couches successives et brûle en lançant des jets de parcelles en ignition» Lorsque le feu est communiqué a une rusée, la pression îles ga^ développés par

la combustion des matières quelle contient agit dans tous 1rs sens contre les parois du carton, de

telle Borte que l'une de ses extrémités étant ouverte, la fusée est entraînée par l'effort que les gai exercent sur la paroi opposée. Les F. volantes se composent d'une cartouche Cylindrique contenant la matière l'osante, et d'une longue baguette, attachée à la

partie inférieure et dans l'axe de la carlouclie : l'effet de cette baguette est n'utiliser la résistance de

l'air pour maintenir la fusée sur sa trajectoire. On remplit les cartouches de mélanges variables de salpêtre, de soufre et de charbon. L'extrémité ou pot est remplie d'artifices qui doivent éclater dans l'air.

— On se sert des fusées soit dans les feux d'artiflee, soit à la guerre pour faire des signaux, et comme projectile incendiaire ou comme force motrice pour lancer d'autres projectiles.

L'usage des fusées remonte aux premières années de la découverte de la poudre à canon, mais il parait être antérieur à l'emploi de cette composition comme moyen de lancer des projectiles. Les Grecs du Bas- Empire portaient, dans l'intérieur de leurs boucliers, de légers tubes (cheirosiphones), remplis d'une composition qui, en brûlant, s'élançait dans l'air avec force; le feu grégeois était une préparation du môme genre. Les Vénitiens se servirent de fusées au siège de Chiozza (1378; : on les appelait rochettes, roquettes ou raquettes. Au xviu' siècle, les troupes de Tïppou-Saib en lancèrent un grand nombre contre les Anglais au siège de Seringapatnam. Un colonel français au service de la Russie, Fr. Prévost, inventa en 1788 une fusée de guerre, qui fut employée au siège d'Otchakov. W. Congrève perfectionna ce genre de fusées, qui reçut de lui le nom de fusée à la Congrève : on s'en servit contre la flottille de Boulogne (1806; et contre Copenhague (1807). Leur usage s'est répandu depuis dans les autres pays.

posée. On appelle ainsi : 1° en Musique, un trait diatonique fort rapide qui, en montant ou en d< dant, unit deux notes séparées par un grand intervalle; — 2° en Chirurgie, le conduit iistuleux que forme le pus d'un abcès, lorsqu'il tend à s'échapper au dehors; — 3° en Hippiatrie, une exostose oblongue de l'os du canon ( Voy. Suros) ; — 4» en Horlogerie, le petit cône cannelé en spirale autour duquel s'enroule la chaîne d'une montre; — 5* en Marine, l'arbre du milieu d'un cabestan, dans lequel on passe les barres; — (>" la partie tournée en forme de tronc de cône par laquelle se termine à chaque extrémité un essieu fixe et qui lui sert de tourillons;

— 7U en termes de Blason, un meuble de l'écu en forme de losange allongé et un peu arrondi sur les côtés : on nomme fuselé un écu chargé de fusé

FUSER (du lat. fusus; de fundere, répandi dit, en Cbimie, des sels qui, projetés sur des charbons ardents, laissent échapper leur oxygène fondent en éclatant. Le salpêtre fuse lorsqu'il est sur les charbons. — On appelle chaux fusée, de la chaux amortie sans eau, et qui, sous l'action de l'ail . d'elle-même réduite en poudre.

FUSIBILITÉ, propriété en vertu de laquelle les corps solides passent à l'état liquide par l'action du feu. On appelle fusibles les corps qui entrent en fusion au feu de nos fourneaux, comme le suif, la cire, le plomb, le soufre, etc. ; infusibles ou réfractowes, ceux qui résistent à l'action des fourneaux de forge et qui ne peuvent être fondus qu'a l'aide du chalumeau : tels sont le palladium, l'iridium, l'osmium, la baryte, la strontiane, la chaux, l'alumine, le rubis, le diamant, etc. On est parvenu à foodri les corps solides, à l'exception de ceux qui se décomposent avant d'arriver à leur degré de fusion. Le carbone, longtemps regardé connue infUSlble, S été

fondu par Despretx à l'aide de la pile (1840 . Le tableau suivant donne le degré où les substances les

plus usuelles entrent en fusion :

Mercure à — &0°ccntigr. Plomba SS3*centigr.

Glace o» Zinc 623°

Suif +33" Argent 1000°

Potassium 58° Pyr— tlri >i' w„i(«wj.

Soufre n.v' Cuivre k 27°

f'.tain 235° <»r 32°

Bismuth 27oJ Par 130°

FUSIFORME, se dit île tout objet qui a la forme d'un fuseau, r.-àd. qui est allongé, renfle au milieu

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