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GÉOGRAPHIE

lières : calice libre, à 4 ou 5 divisions, corolle dont les lobes alternent avec ceux du calice ; étamines en nombre égal aux divisions de la corolle; ovaire libre; fruit capsulaire. On les trouve répandues à peu près par tout le globe. — On partage cette famille endeui tribus : les Gentianées vraies (genres Gentiane, Gentiauclle,Chironie, Erythrée, elles M mi (^(genres Ményanthe, Villarsie,Mitrasacme, Mitre tle).

GENTIANELLE, Exacum, genre de la famille des Gentianées, ne se composait d'abord que de quelques espèces à fleurs jaunes originaires I - [ndesou des Canaries; mais on y a fait entrer depuis plusieurs petites espèces indigènes, toiles que YE. p \siltum et YE. Candollei.

GENTIAMXE ou Acide gentianiqiie, aride contenu dans la ratine de gentiane [C a I .On l'en retire en lavant d'abord à l'eau qui enlève le principe amer, puis traitant par l'alcool. Il ne faut pas le confondre avec Y amer de gentian min dont

les propriétés toniques font cmpljyer on Médecine la racine de gentiane.

GENTILHOMME (c.-h-d. homme de race). Ce mot, qui, en général, s'applique à tout homme de race noble, désigna spécialement sous l'ancienne monarchie certains officiers attachés à la cour. On appelait gentilshommes ordinaires du Roi des nobles qui servaient auprès de sa personne ; ils rappellent assez les aides de camp actuels des souverains. C'est Henri III qui les créa : ils furent d'abord au nombre de 45 ; Henri IV les réduisit à 24; Louis XIV en ajouta 2. — Les gentilihorumes de la chambre étaient des nobles préposés aux offices intérieurs : ils ordonnaient les habits du roi, réglaient le deuil de sa maison, lui offraient la chemise à son lever, etc. Ils étaient nombreux encore sous la Restauration. L'on distinguait un premier gentilhomme, un second gentilhomme. Le premier gentilhomme remplaçait le grand chambellan absent. — Le gentilhomme servant portait les plats à la table du roi et servait exclusivement le roi ainsi que les princes assis à la même table.

GENTILS (du lat. gentiles), nom par lequel les Juifs désignaient les peuples (g enta) étrangers à leur culte et que par suite les chrétiens appliquèrent à tous les païens. Voy. Paganisme.

GKNTK v, nom de la petite noblesse en Angleterre.

GÉNUFLEXION (du lat. gemflexio). La génuflexion, considérée comme acte d'humilité et de respect, est surtout usitée chez les Catholiques, dans les cérémonies du culte, et particulièrement devant le St-Sacremcnt. Anciennement on priait debout le dimanche, et pendant tout le temps de Pâques à la Pentecôte, pour célébrer la résurrection de Jésus- Christ. Les Éthiopiens, les Juifs et les Russes font encore leurs prières debout. — Autrefois on nouillait devant les rois et les princes en les abordant. Aujourd'hui, le seul homme devant lequel on fléchisse le genou est le Pape.

GÉOCENTMQUE (du gr. y?h terre, et xéVrpov, centre). La longitude et la lai i a mt

dites géocentriques, quand elles sont rapportées à la terre comme centre de la Bpl triques, quand on suppose qu ! occupe ce

centre. — Dans les observatoin s. la lunette méridienne et celle du cercle mura] font connaître l'ascension droite et k déclinaison des pla tètes a un instant donné ; et c'est à l'aide de for i il s trigonoméiriqucs qu'on passe de là d'abord a la longitude et à la latitude géocentriques,pui8 de o II s-cl S la lon- ; Itude el s la latitude béliocentriq

GÉOCORISES (du gr. yf!, I .:, punaise),

famille d'Insectes, île l'ordre des 'I dété-

roptères, forme quatre tribus dans la divisii a d i Latreille : les Longilabres (Scutellère, P i il me, Cor Se, i \ gé( . ; les Membi prop.

dite, Aradi , Tingis , etc.); l« R iduve,

Ploière, Acanthle, Leptode); les Rameurs (Hydro mètre, Gerris, \ é le).— I géens et le! S i ard.

GEOI>E (du gr. YewSri;), se dit, en Minéralogie,, de toute pierre naturellement creuse et qui renferme à son intérieur des cristaux ou des matières terreuses. Les géodes sont dues tantôt à un effet de retrait éprouvé par des substances minérales postérieurement à leur formation : telles sont les géodes de strontiane sulfatée qu'on trouve dans les marnes du gypse aux environs de Paris. Tantôt elles résultent de' ce que des matières incrustantes ont pénétré lentement dans des cavités préexistantes, qu'elle! ont tapissées couche par couche sans parvenir à les remplir complètement. Les nodules cristallins, qu'on rencontre au sein des roches amygdaloides, ont la plupart du temps la forme géodique. L'aétite, variété de fer hydroxydé, est une géode qui renferme un noyau mobile.

GÉODÉSIE (du gr. yeeadaiaCa), partie des Mathématiques qui traite des opérations nécessaires pour lever la carte d'un pays, mesurer un arc de méridien, etc. Les opérations géodésiques sont fondées généralement sur la triangulation qui consiste, pour déterminer la distance de deux points donnésà la surface de la terre, à rattacher ces deux points à une base une fois mesurée, à l'aide d'une suite de triangles dont on mesure les angles, et que l'on résout ensuite de proche en proche. — Voir les Traités de géodésie de Francœur, de Puissant, etc.

GÉOGNOSIE (du gr. yf„ terre, et yvâtaiç, connaissance). Elle ne diffère de la Géologie [Voy. ce mot qu'en ce qu'elle secontente de décrire l'état actuel du globe et d'étudier les caractères distinctifs des matériaux qu'il renferme, sanss'occuper des théories émises sur l'origine etla formation de ses parties. Werner est le premier qui ait employé le mot géognosie.

GÉOGRAPHIE (du gr. yewypx^îa), science qui donne la description de la terre. On distingue : 1° la G. mathématique et astronomique, qui traite de la forme, des dimensions, des mouvements de la terre et de ses rapports avec les corps célestes; 2* la G. physique, qui décrit la surface de la terre, la distribution des terres et des eaux, les montagnes, le ( ou .s des fleuves, les productions des trois règnes de la nature, les différentes races qui habitent le globe; 3" la G. politique, qui fait connaître les divisions établies par les conventions humaines, et toutes les créations de l'homme, institutions, religions, langues, etc. ; 4" la G. historique ou G. comparée, qui faiteonnaitre lesdivers noms que chaque localité a reçus et les événements dont elle a été le théâtre : ces deux dernières se divisent en G. ancienne, G. du moyen âge, G. moderne. — On peut en outre distinguer une G. industrielle et commerciale, une G. ftotmiii/ue, une G. zoologique, etc., selon les applications que l'on fait de la science.

La Géographie ne fut longtemps qu'une topographie informe. Les entreprise- commerciales des Phéniciens l'avancèrent un peu. Au temps d'Hérodote el surtout d'Eudoxe de Cnide, ses progrès sont déjà sensibles. Les conquêtes d'Alexandre lui ouvrirent un champ plus vaste, et bientôt la géographie scient iiique prit naissance. Eratosthène,Hipparque,St Ptolémée, la développèrent ou la popularisèrent. \u moyen âgé, les conquêtes des Arabes et les croisades furent les principales occasions de découvertes nouvelles. Saint Louis envoya jusqu'au fond de la Mongolie; le prince Henri, en Portugal, donna l'élan aux expéditions dans le but d'arriver dans l'Inde en doublant la pointe de l'Afrique. Chr. Colomb, en 1 j'.rj. découvrit les Antilles et peu après l'Ani.'-rique. Depuis ci' temps, la géographie ai rre entière, sec m lée par la Cartographie [Voy. ce mot). Les

plus célèbres géographes (les temps modernes sont le Hollandais Varenius (IOC'j), puis d'Anville, Maltel!run,nalbi,d'Avezac, Vivien de St-.Martm, Pinkerton, et particulièrement en Allemagne, Busching, Mannen, Hitter, A. de Humboldt, A. poterinann, Stieler. Berghaus, Kiepert, etc. — D - tâegéogra

nuée- à Paris (1821), à Merlin (1827;, I Loti

GEOLOGIE.

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