GERMINATION
GEIIVILL1E.
Gerboise du Cap. Voy. Hélamys.
GERÇURES ou crevasses, petites fentes peu profondes, qui surviennent dans l'épaisseur de la peau et à l'origine des muqueuses, surtout aux lèvres, aux narines, aux pieds, aux mains et aux mamelons. Les gerçures sont dues à une infinité de causes : le froid est la plus commune; les chocs, les tiraillements rendent la petite plaie saignante et difficile à guérir. Le repos et les pommades adoucissantes (comme le beurre de cacao, etc.) forment le traitement habituel. Dans certains cas, on emploie quelques excitants, notamment la cautérisation superficielle. Voy. Fissures.
GERFAUT, Falco islandicus, oiseau de proie du genre Faucon, le plus courageux et le plus agile de toutes les espèces de ce genre. Son plumage est brun, rayé transversalement en dessous, comme celui du faucon ; mais sa taille est plus grande, et égale à celle d'une grosse poule. De plus, il a la cire ainsi •que les cercles périophthalmiques bleuâtres ; son audace est telle qu'il ne craint pas de se mesurer même avec l'aigle. Aussi était-il très-recherché autrefois pour la chasse. Cet oiseau est très-commun en Islande et dans le Groenland. — Voy. Sacre.
GERMAIN (du lat. germanus), se dit, en Droit, du frère et delà sœur qui ont même père et même mère {Voy. Frère). — Dans le langage ordinaire, ce mot ne s'emploie qu'en parlant de la ligne collatérale et s'ajoute au mot cousin. Voy. Cousin.
GERM ANDRÉE, Teucrium, genre de la famille des Labiées, tribu des Ajugoïdées, renferme des herbes ou des sous-arbrisseaux à feuilles ovales et dentées, à fleurs axillaires rouges, purpurines ou jaunes, qui habitent les lieux secs et incultes de l'Europe. Les espèces les plus connues sont : la G. petit-chêne (T. thamœdrys), à fleurs rouges, remarquable par le léger duvet dont toutes ses parties sont couvertes ; la G. aquatique {T. scordium), à feuilles velues, dentées ; son odeur est alliacée, d'où son nom (du gr. <7y.ôpoôov, ail) ; on l'emploie comme vermifuge et stomachique ; la G. femelle ou & grappes (T. botrys), à feuilles pinnatifides et qui croît dans les endroits pierreux ; la G. ivette ou Ivette musquée (T. chamœpitys), la G. maritime ou Gazon de chat (T. marum), originaire d'Espagne, et dont l'odeur plaît fort aux chats; la G. sauge des bois (T. scorodonia),k fleurs jaunes. Les diverses espèces de Germandrée sont toniques et légèrement amères.
GERMAIN ISME. Voy. IDIOTISME.
GERME (en latin germen). On désigne ainsi le rudiment d'un nouvel être, qui vient d'être produit ou engendré. Voy. Embryon et Graine.
Dans le langage ordinaire, on nomme germe la cicatricu/e ou tache blanche qui se voit sur le jaune d'un œuf fécondé.
GERMINAL (de germe), 7e mois du calendrier républicain, commençait, selon les années, le 21 ou le 22 mars. Voy. Calendrier.
GERMINATION* (du lat. germinatio), nom donné, en Botanique, au premier développement des parties contenues dans la graine confiée à la terre. L'eau, la chaleur et l'air sont indispensables à l'accomplissement de ce phénomène. L'eau ramollit l'enveloppe de la graine ; elle pénètre l'amande et la gonfle; elle dissout et fait circuler les premiers aliments du germe, contenus soit dans le périsperme, soit dans les cotylédons. La température la plus convenable est de 15" à 30". L'air et la lumière activent la germination en favorisant l'action chimique. Certaines graines conservent la faculté de germer pendant plusieurs années : des grains de blé retirés de ruines anciennes avaient même conservé cette faculté après plusieurs siècles. Quant à la durée delà germination pour une graine placée en terre, elle est très-variable. Le froment, le millet et le seigle sortent de terre au bout d'un jour ; le haricot, la rave, la moutarde, l'épinard, le 3e jour; la laitue, le 4e; la citrouille, le 5e ; la betterave, le raifort, le 6e; l'orge, le 7e ; le
chou, le 10e; la fève, du 15e au SO' ; l'oignon, le 20*. II faut une année pour le pêcher, l'amandier, le noyer, le châtaignier; deux ans pour le noisetier, etc.
GERMOIR (de germer), trou fait en terre, caisse ou pot destiné à recevoir les graines qui doivent être mises en terre immédiatement après leur chute de l'arbre, mais ne doivent être semées qu'au printemps.
Sorte de cellier destiné, dans les brasseries, à la germination des grains.
GERMON, Orcynus, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Scombéroïdes. Ils sont épais, lourds, d'une grande force, et assez semblables aux Thons, dont ils diffèrent par la longueur de leurs pectorales, égales au tiers de la longueur du corps et en forme de faux. Le G. commun (0. alalongu) a le dessus du corps d'un bleu-noirâtre, qui devient argenté sous le ventre. Ce poisson , très-vorace, habite la Méditerranée. Sa chair est blanche et estimée.
GEROFLE, CÉROFLIER. Voy. GIROFLE.
GEROMÉ OU GF.RARDMER. VOU. FROMAGE.
GÉRONDIF (du lat. gerundivus, s.-ent. modus), nom commun à trois formes du verbe latin , qui peuvent être considérées comme autant de cas de l'infinitif décliné avec la nuance ou d'avenir, oude continuité, ou d'obligation. Leurs désinences sont di, do, dura; le 1er est un génitif, le 2e un datif ou un ablatif, le 3e un nominatif et un accusatif. — En français et par abus, l'on a nommé gérondifs les formes complexes en faisant, en courant, qui correspondent pour le sens au 2e gérondif des Latins.
GÉRONTE (du gr. yspoiv, yÉpovro:, vieillard), membre du sénat chez les Cretois et les Spartiates. — On a donné le nom de gérontocratie à tout gouvernement dans lequel les vieillards dominent.
Dans notre ancienne comédie, Gérante était le nom propre habituel du père ou du personnage grave de la pièce. Les premiers Gérantes n'eurent d'abord sur la scène aucune teinte de ridicule : fidèles à l'étymologie, nos auteurs avaient pris la vieillesse au sérieux et en faisaient l'organe de la raison et de la sagesse : témoin le père du Menteur, chez Corneille ; mais à partir de Molière et surtout de Regnard, Géronte se vit peu à peu déchu de ce beau rôle et ne fut plus qu'une espèce de Cassandre.
GÉROUSSE, plante légumineuse. Voy. Gesse.
GERRE, poisson acanthoptérygien de la famille des Me'nides. Voy. ce mot.
GERRHONOTE, Gcrrhonotes, genre de Reptiles, de l'ordre des Sauriens, famille des Lacertiens propres à l'Amérique : ils doivent leur nom à un repli de leur peau qui sépare les écailles du dos de celles du ventre et forme comme le contour d'un bouclier (ye'ppov). Les Gerrhonotes vivent dans les bois ou sous les pierres ; ils sont timides et inoffensifs.
GERRHOSAURF,, Gerrhosaurus, genre de Reptiles, de l'ordre des Sauriens, voisins des Gerrhonotes, dont ils ne diffèrent que par la présence des cryptes muqueux qu'ils portent au bord interne des cuisses. On les trouve au cap de Bonne-Espérance et à Madagascar.
GERRIS, vulg. Araignée d'eau, genre d'Insectes, de l'ordre des Hémiptères hétéroptères, famille des Géocorises. Ces insectes abondent sur les eaux tranquilles ; ils glissent sur la surface des eaux sans se mouiller, à cause du duvet soyeux qui les recouvre. Ils sont longs d'env. 0"°,015 ; ils sont carnassiers et se nourrissent de petits insectes. On distingue : le G. des lacs, à pattes brunes ; le G. des marais, à pattes noires; le G. des fossés, le G. des ruisseaux, etc.
GERVILLIE, Gervillia, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Pleuroconques, famille des Aviculidées : coquille épaisse, allongée, valves inégalement bombées, charnière linéaire droite, munip de dents obliques; ligament divisé en segments placés chacun dans une fossette transverse. Les Gervillies ne se rencontrent qu'à l'état fossile : on les trouve de l'étage saliférien à l'étage sénonien. .