GESTE
GIAROLE.
GÉSIER (du lat. gigeria), le dernier des trois es- - des oiseaux, relui où le bol alimentaire arrive après avoir passé par le jabot et le ventricule BUCCenturié, et OU s'achève la digestion. Cet organe, qui est le véritable estomac des oiseaux, présente une structure musculeuse très-robuste chez les granivores. Chez l'Autruche et chez les Gallinacés, l'intérieur est tapissé d'une membrane cornée qui, à l'aide des cailloux que ces oiseaux avalent avec leur nourriture, est capable de réduire en poussière des es, des morceaux de verre, des fragments de fer, sans que l'estomac en paraisse le moins du monde altéré. Au côté droit du gésier, se trouvent placés, l'un au-dessus de l'autre, le cardia et le pylore, ouvertures qui font communiquer cet organe, la première, avec le ventricule succenturié ; la seconde, avec l'intestin.
GI-:sm:kik (du naturaliste Gesner), Gesneria, genre type delà famille des Gcsnériacées, renferme des plantes herbacées ou des arbustes de l'Amérique méridionale, à feuilles opposées ou verticillées, remarquables par leur élégance et la beauté de leurs fleurs. On Les cultive en Berre chaude. La G. allongée [G. elongata), plante frutescente, à feuilles ovales, à fleurs écarlates au calice cotonneux et à la corolle ventrue et poilue extérieurement, est le type du genre. La G. cotonneuse [G. tomentusa), la plus anciennement connue, fait aujourd'hui partie du genre Rytidophyllum. — La famille des Gesnériacées, détachée de celle des Campanulacées, se compose de plantes Dicotylédones gamopétales hypogynes et renferme, outre le genre type, les genres / rie, Êpiscie, Gloxinie, etc.
GESSE, Lathyrus, genre de la famille des Papilionacées, tribu des Viciées, renferme des plantes herbacées, à tiges anguleuses, souvent grimpantes, dont on cultive plusieurs espèces pour leurs grains, ou pour l'ornement. La G. cultivée ou domestique (L. satwus), connue souslesnomsde Poiscarré, Pois breton, ou Lentille d'Espagne, est annuelle ; sa tigi , haute de 0,n,30 à 0"\30, est garnie de feuilles composées de deux folioles étroites, portéessur des mimées par une vrille; ses fleurs sont solitaire-, mélangées de bleu, de blanc et de rouge; gousse contient 3 OU k graines anguleuses, qu'on mange en grains ou en purée ; elle fournit un lent fourragé pour les bestiaux. La (i. chiche (L. rirn u], vulg. Jarosse ou G est commune
en Espagne, où elle est un des mets favoris du peuple. La Gr. odorante [L. odoratus), vulg. Pots de sente r, est annuelle; elle fleurit pendant tout l'été et ressemble beaucoup par ses fleurs au pois gris? elle est originaire de la Sicile. La G. ou Pots de la Chine, oa Pois vivace(L. latifoHus), croit dans l'ouest el le midi de la France : sa racine est vivace, pivo- . el ses tiges, hautes de 1", portent des bouquets (1 fleura d'un "ose vif. La G. tubéreuse {L. tubero- . Fuvouette ou Pavasse, a des graines bonnes à manger; s-s racines sont tubéreuses et comestibles. . de Tanger est une jolie plante annuelle grimpant s, à grandes et belles fleurs d'un rouge pourpre.
GESTA. ! 0 . IhciiM .
GESTATION du lat. gestatio), temps pendant lequi i la femelle des Mammifères porte le produit de :eption. La gestation de la femme est appelée grossesse Voy.ce mot). — La durée de la gestation est très-variable : elle est de 90 jours pour le Lièvre et le Lapin, de 5 à 6 semaines pour les liais, de 50 jours pour la Chatte, de 63 pour la Chienne, de
72 pour la Louve, de 110 pour la Lionne, de 'i mois
p iu la Truie el La femelle du Sanglier, de ."> mois
pour la Brebis, la (.hèvre, la Gaxelle et le Chamois;
de s mois pour les Cerfs, 1rs Rennes, les Élans, et
les Singes de la petite espèce; de 0 mois pour
les Singea de la grande espèce et pour la vache;
de il mois pour L'Anesse et la Jument; de i an
pour laChamelle,et de pi èa de 3 ans pour L'Éléphant,
GESTE [du lat. gestus), nom donné aux mouve-
ments extérieurs du corps, à l'aide desquels nou primons nos sentiments, nos désirs, nos craint.'». mouvements dont se compose Le langage d'action, la pantomime, etc. Le geste est naturel ou conventionnel {Voy. Langage, Sourds-muets). — L'étude du geste constitue un art dans lequel on distingue le geste oratoire et le geste théâtral. Voy. Action, Déclamation, Mimique.
Dans le vieux français, gestes est synonyme d'exploits : de là les titres de Gesta Romanorum, Gesta Dei per Francos, donnés à des collections de récits plus ou moins véridiques, composés au moyen âge. — On appelait Chansons de gestes, d'anciens poëmefl traitant des actions (de gestis) des héros nationaux, et reproduisant, sans doute en les amplifiant, de» cantilènes plus anciennes encore, comme celles dont on trouve quelques débrisdansles poésies populaires latines du moyen âge. Ces poèmes se chantaient ; ils étaient ordinairement écrits en grands vers de 10 ou de 12 syllabes, partagés en stances monorimes. On cite en ce genre : la chanson de Garin le Loherin lu plus ancienne connue), la chanson de Roland, celles de Guillaume au rourtnez, de Renaml <le Montauban et de Gérard de Roussillon, etc. La chanson de g de Bertrand de Duguesclin, composée en 1380, st probablement l'une des dernières.
GESTION' (du lat. gestio). Ce mot, en Droit, est à peu près synonyme d'administration et désigne l'ensemble des actes relatifs au patrimoine soit du gérant, soit d'un tiers; ainsi, l'on dit : la gestion d'un tuteur, d'un syndic. — La gestion d'affaires est le fait par une personne de gérer les affaires d'autrui sans en avoir reçu mandat. Le gérant d'affaires n'a droit qu'au remboursement des dépenses qui ont été utilement faites ; il doit, en cas de. mort, de la personne, continuer l'affaire dont il s'est volontairement chargé, jusqu'à ce que les héritiers puissent en prendre la direction. Si par faute ou négligence de sa part sa gestion donne lieu à des d immages-int le tribunal peut prendre en considération les circonstancea qui l'ont conduit à se charger de l'affaire (C. Nap., art. 1372-75).
GEUM, nom latin botanique du gi ivre BekoItb.
GF.VSEUS (d'un mot islandais , jets d'eau chaudeque l'on observe surtout en Islande, hs ans continus, les autres intermittents, et qui s'élèvent quelq jusqu'à 50°' de la surface du sol. L'eau contient d'ordinaire en dissolution de la silice qui 80 dépose sur le sol à l'état gélatineux, et forme autour de leurs cratères dos monticules et des couches d'une assez grande étendue. M. Bunsen explique ainsi le phénomène des geysers intermittents. L'eau est contenue dans une sorte de puits naturel, dont les pr fondeurs communiquent avec les canaux souterrains du volcan; par suite cette eau est échauffée et sa température décroît graduellement depuis le fond, où elle est supérieure à 100°, jusqu'il l'ouverture, où elle est inférieure. Lorsque quelques bulles de. gaz ou de vapeur se forment au fond du puits, elles soulèvent toute la colonne, et alors les couches d'eau profondes, étant déchargées d'une partie de la pression qui les maintenait liqui.: vaporisent instantanément et projettent au dehors
toute l'eau (pii est au-dessus d'elles. Cette eau lancée dans l'atmosphère se refroidit; retombant eusuite dans le bassin qui surmonte 1 1 puits, die y en refroidissant l'eau qui \ est restée, de •> n-to que la vapeur cesse momentanément de se produire, jusqu'à ci' que la chaleur centrale ait rétabli
une température as>ez élevée. L'éruption recommence alors.
1,11 v. / l I. o i i Min, nom donné par les Arabes à leurs pièces de poésie sentimentale ou guerrière. Voy. Dm *n.
GIAOUR c.-à-d. en turc M ' nue de mé-
, pris applique par tes Turcs à tous ceux qui ne professent pas l'islamisme. 1 fHist.etdeG
G LVIUJLli, oiseau. I (. G IRSOLB.
GIBEUiNE.