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GOTHIQUE

opérations, notamment dans colle do la taille et de la fistule ;i l'anus.

On nomme vulg. Gorgeret, un Rolle, un Fourmilier et un Gobe-mouche.

GORGERIN (de gorge). C'était, au moyen âge, la pièce de l'armure qui couvrait la gorge et le cou d'un liomme d'armes. — On l'a dit aussi du collier garni do pointes dont on arme le cou des chiens.

lui Architecture, le gorgtrin est la partie du chapiteau dorique qui est nu-étssus de l'astragale.

GORGONE (nom mythologique), Gorgonia, genre de Polypes coralliaires, qui se distinguent des coraux par la nature cornée de leurs polypiers. On les appelle vulg. Arbres de mer. Les espèces les plus communes sont la G. éventail (G. flabella) et la G. Briarée, de l'Amérique septentrionale.

GOU1LLE, Troglodytes gorilta, genre de Mammifères, de l'ordre des Quadrumanes et de la classe des Anthropomorphes, renferme des Singes d'Afrique qu'on trouve particulièrement dans les forets du Gabon. Ils sont plus grands que l'homme et acquièrent avec l'âge une force prodigieuse. Ils se rapprochent beaucoup du Chimpanzé, dont ils diffèrent cependant par leurs oreilles moins grandes, leur museau plus saillant, leurs arcades sourcilières plus prononcées et aussi par leurs mœurs sauvages et redoutables. Les anciens paraissent les avoir connus.

GOSIER, nom vulg. du pharynx. Voij. Pharynx.

GOSSAMPIN, arbre. Voy. Fromager.

GOSSYPIUM, nom latin ilu Cotonnier. Voy. Coton et Cotonnier.

GOTHIQUE (architecture), nom donné vulgairement aux divers styles en usage au moyen âge, «lésigne spécialement le style ogival, dont les plus belles œuvres appartiennent h l'architecture religieuse. Pour distinguer les caractères et comprendre la filiation de ces divers styles, il faut les diviser en deux systèmes.

I. Style byzantin. Né de l'art grec et romoin(Voy. cesmots),ilpritàByzance(Constantinople),une physionomie particulière: il a pour type Ste-Sop/ue, dont les Turcs ont fait une mosquée. Le plan d'une église byzantine est carré, circulaire ou polygonal: la nef principale forme une croix grecque reliée à doux parties latérales, et contient au lir étage une galerie destinée aux femmes ; en avant de l'autel est une clôture sacrée dans laquelle s'ouvrentles portes du sanctuaire. Une ou plusieurs coupoles, dont la principale occupe le centre de la croix, surmontent les nefs, et sont soutenues en l'air par des pendentifs, portés eux-mêmes sur quatre piliers épais. Les pendentifs et les piliers, ainsi que le sanctuaire, sont décorés de mosaïques ou de peintures. Les colonnes ont des chapiteaux de forme cubique,couverts de feuillages légers et sans saillie. Les façades sont souvent ornées de briques, de moulures saillantes etarrondies ; la façade postérieure a une ou trois absides ; la façade antérieure, un porche allongé. Le bois ne parait pas dans ce système de construction. L'arcade remplace l'architrave comme lien des colonnes, et les parties que ne surmonte pas une coupole ont des voûtes savête. Les Grecs communiquèrent ces nouveaux principes d'architecture et d'ornementation, ainsi que tous leurs autres arts, d'abord aux Arabes (Voy. sarrasine [Archit.]), puis aux peuples d'Occident, par l'Illyrie, l'Italie (St-Vifat do Ravenne, St-Marc de Venise\ les bords du Rhin, la Franco (St'Front de Périgueux), jusqu'en Angleterre; enfin aux Russes, qui, ainsi que les peuples de I Église grecque, conservent encore le style byzantin.

II. 1° Style latin, propre aux peuples d'Occident (du v" au \r Biècle). Imitant la basilique romaine, il substitua cependant l'arcade à l'architrave. Il conserva les plafonds de hois, mais orna l'intérieur avec une grande richesse de pointures, de mosaïques, de marbres (souvent arrachés à dos monuments antiques .Les principaux édifices de ce genre se trouvent àfiome (Koy. Basiliqoe), Ceux de France ont péri

presque tons : on cite cependant le baptistère de St Jean h Poitiers. — ii" Styte roman ou vieux gothique, ityle lombard, normand, saxon, etc., du xieau \ne Biècle). L'alliance du style latin et du stylo byzantin produisit l'architecture nu, mur, qui, dans le midi de la France, imita les monuments romains subsistant encore à cette époque (p. ex. la façade de N.-D.-des-Doms, à Avignon; celle de St-Trophime, à Vrles, etc.). Ses caractères sont la multiplication des arcades, l'emploi de voûtes avec nervures en pierre el de piliers ornés de colonnes engagées, l'orientation de la nef qui avec le transept représente une croix latine, le prolongement du chœur et dos galeries au delà de la croix, l'adjonction de chapelles groupées autour du sanctuaire, enfin l'importance des clochers devenus partie essentielle de la façade généralement très-simple (Voy. Église . Il y a quelques exemples d'arcs-boutants appliqués à l'abside (Abbaye-aux-Ho7Krhes, à Caen), et de coupoles byzantines (Églises de St-Étienne, à Nevere ; de Périgueux, de Tournus, etc.); on rencontre souvent une crypte sous le chœur (celle de St-Denis renferme les tombes des rois de France). L'ornementation se rattache au type romain ou au type byzantin, ou offre un mélange dos doux : aux feuillages des chapiteaux sont mêlées des figures d'hommes et d'animaux, de démons et de monstxes (St-Germain-des-Prés, à Paris); les murailles, les voûtes et les sculptures sont peintes en couleurs de tons simples et tranchants ; les détails les plus importants sont dorés. On cite en ce genre : Notre-Dame de Poitiers, St-Étienne de Caen, l'église de l'abbaye de Vézelay, la cathédrale de Chàlons-sur-Marne, etc. Le style roman est le type primordial de l'architecture chrétienne en France : il domine dans les pays au midi do. la Loire, comme le style ogival dans le nord. — 3° Style ogival ou gothique, dit impropr. architecture sarrasine ( Voy. ce mot). Son caractère distinctif est le remplacement du plein cintre parTooJU9(Pb.y. ce mot), qui permit de donner aux édifices des formes plus variées, plus gracieuses et plus légères, et d'atteindre cet effet ascensionnel que recherchaient surtout les ai chrétiens par l'élévation des clochers, des flèches, des voûtes et des colonnes « qui semblent vouloir porter jusqu'au ciel le magnifique témoignage de notre néant» Bossuet). Ce système nécessita des arcs-boutants multipliés qui, malgré leur hardiesse et leur élégance, constituent une invention vicieuse parce que, plaçant à l'extérieur les constructions indispensables à la solidité de l'édifice, elle compromet sa durée et rend les réparations aussi difficiles que coûteuses. Dans l'église ogivale, le chœur s'agrandit aux dépens delà nef, les collatéraux ont des chapelles dans toute leur longueur etquelquefoia les bas-côtés se doublent. L'ensemble excite un sentiment religieux d'admiration par la hauteur des voûtes, l'éclat des verrières qui décorent les roses et le» fenêtres, la profondeur des galeries, la magnificence dos chapelles, la richesse de l'ornementation (motifs de sculpture empruntés à la flore indigène, stai bas-reliefs, peintures et dorures luttant d'éclat les mosaïques, jubés, pavages, stalles du chœur, etc. \ La France possède les plus beaux monument! de ce style, Notre-Dame et la Ste-Chapr/le de Paris, i thédrales d'Amiens, deChartres, [de Strasbourg Reims, de Bourges, de Coutances, etc. L'églisedeS/- Ouen et la cathédrale, à Rouen, ainsi que les ,

du KV* siècle, commencent la décadence, dont !

nière période produisit le gothique fleuriou style flmnboyani auquel succéda la renaissance Foy.ce mot).

— Outre des églises, abbayes el COUVent

d'architecture! produit des constructions militaires (châteaux farts, donjons, tours, remporte, comme les eue, .iiues d'Avignon el de Carcassonne, i etc.), et des constructions civiles hôtels de vit* . frots, palais, maisons, ponts). Après avoir été frappé d'un injuste dédain, il a aujourd'hui reconquis leatime qu'il mérite. Le Comité historique des arts et

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