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GRAVURE

menacée* de cette affection. Quelquefois les graviers sont formés d'oxalate de chaux : de là la nécessité pour certains individus de s'abstenir d'oseille. La gravelle est souvent une complication de la goutte Yuij. Goitte). Lorsque les concrétions urinaires sont trop grosses pour traverser l'urètre, elles prennent le nom de calculs. Voy. ce mot.

GRAVES (comme grèves), nom donné, dans le département de la Gironde, à des terrains en plateaux et en collines et qui sont formés de graviers, de sable et d'argile : ils fournissent d'excellents vins.

GRAVEUR. Voy. Ghavit.e.

GRAVIER du lat. gravis), sable à gros grain-, que charrient les fleuves et les rivières et qui provient de la désagrégation des roches pierreuse- que rencontrent les cours d'eau. Il tient le milieu entre le galet et le sable. Certaines roches, telles que les poudingues, doivent leur origine à un gravier dont les grains sont réunis par un ciment siliceux.

GRAVIMÈTRR, synon. d'Aréomètre. Voy. ce mot.

GRAVITATION (du lat. gravis), effet de la gravité, synonyme d'Attraction. Voy. ce mot.

GRAVITE (du lat. gravitas), force par laquelle tous les corps tendent les uns vers les autres. La pesanteur est un cas particulier de la gravité.

GRAVOIR (de graver), plaque ronde, tranchante et dentelée, avec laquelle les Lunetiers tracent, dans la châsse de leurs lunettes, la rainure où se place le verre et qui le retient.

GRAVURE ide graver). Ce mot désigne à la fois et fart qui consiste à tracer des dessins ou des égares sur matières dures, le plus souvent, pour reproduits par l'impression ; et les reproductions ainsi obtenues [Voy. Estampe . On grave sur Les métaux (surtout le cuivre et l'acier), le bois, le verre, les pierres fines. On distingue : 1° la G. en creux; 2° la G. en relief; 3° la G. en bas-relief.

I. Gravure en creux. Elle se fait sur métal (cuivre, acier, étain\ ou sur verre, et comprend :

1° La G. au burin ou en taille-douce s'exécute

rivec la pointe sèche et avec le burin. La pointe sèche

est une tige d'acier trempé, aiguisée, ronde ou en

biseau, dont on se sert comme d'une plume pour

r le métal. Le burin est aussi une tige d'acier

'■, mais à quatre facettes, formant carré ou lo-

aignisée en biseau, et coupante sur un de ses

es. La planche qui reçoit les tracés est ordinai-

i de cuivre rouge. — Appliqué aux ouvrages

d'orfèvrerie, ce procédé constitue le nielle.

2" Pour la G. à l'eau-forte, on se sert d'une planche de cuivre qu'on enduit d'abord d'un vernis noirci à la fumée; on promène sur ce vernis une pointe plus ou moins fine, qui enlève le vernis et trace un sillon léger sur la planche. On verse ensuite eau-forte qui mord et entame le métal aux endroits où la pointe l'a mis à découvert. Si l'on emploie une planche d'acier, le mordant est différent : c'est un composé de sublimé corrosif, d'acide acétique, d'eau-forte et d'alcool. Il faut en outre que l'acier ait été désaciéré en partie par un feu soutenu. — Dans la G. sur verre, on emploie l'acide fluorhy- (Voy. ce mot) au lieu d'eau-forte.

3° Dans la G. à la manière noire ou mezzoiinio, les procédés et les effets sont inverses des deux cas dents. Tandis que dans les tailles-douces on de la lumière aux ombres, donnant Graduellement de la couleur à la planche, ici l'on passe des s aux lumières, en éclaircissant la planche peu à peu. La planche, ordinairement de cui\ro. est d'abord préparée de manière à offrir un fond noir et couvert d'un grain velouté partout égal. Sur ce graine, on trace le dessin, soit au crayon, soit au pinpuis, avec lerac/btret le grattoir, on enlève le grain pour obtenir des blancs purs, et on adoucit les autres teintes selon le besoin.

W La G. au pointillé se compose essentiellement de points disposés par séries. On les obtient avec la pointe ; lo burin donne ensuite l'empâtement

nécessaire aux ombres et aux demi-teintes; la roulette fond ces dernières avec les lumières ; on l'emploie surtout pour les chairs et les fonds. La gravure nu maillet en est une variété.

5° La G. au lavis ou à l'aqua-tinta emploie plusieurs procédés. Le plus usité consiste à couvrir d'abord la planche d'une substance granuleu-e, p. ex., de colophane réduite en poudre très-fine, et à laver ensuite sur le cuivre avec l'eau-forte et le pinceau, comme on lave un dessin sur le papier avec de l'encre de Chine ; on renouvelle plusieurs fois l'opération pour avoir des ombres plus fortes. La gravure en couleur, ou imitation des dessins coloriés à /'«quarelle, n'est qu'une application de la précédente; la différence, c'est qu'il faut multiplier les planches, chacune devant avoir sa couleur. L'n procédé analogue a été employé par des Italiens Hugo de Carpi, etc.), pour la G. en camaïeu qui imite le dessin à l'estompe ou au pinceau.

6° Pour la G. de la musique, les planches sont en étain. Les lignes des portées se gravent avec un instrument dit couteau ; puis on les ébarbe avec le grattoir ; on polit au brunissoir. Les notes sont frappées au poinçon, au moyen d'un petit maillet. Les liaisons, les silences, les accolades se font avec Y échoppe*

7° G. galvanique. On a appliqué de diverses manières l'électricité à la gravure. Voici une des plus simples : la planche étant vernie, on dessine, ce qui met le métal à nu ; on plonge ensuite la planche dans un bain de sulfate de cuivre et on y adapte le rhéophore positif d'une pile, dont l'autre rhéophore plonge dans le même bain. Le courant produit la dissolution du métal au fond des traits, comme fait l'eau-forte, mais avec plus de netteté. — Voy. Galvanogiuphie, Électhoteint, et aussi Héliogp.aphie.

IL Gravure en relief. La G. en relief ou en taille d'épargne se fait ordinairement sur bois (buis ou poirier), et quelquefois sur cuivre ou sur acier. Elle comprend : 1° la G. à une seule taille : la planche étant bien dressée, l'artiste y trace son dessin à la plume ou bien au moyen du décalque ; il enlève ensuite toutes les partie» restées blanches, de manière à laisser en saillie vus les traits et toutes les hachures, qui deviennent autant de tailles ; il se sert pour cela d'une lame longue et étroite, dite pointe, et, quand l'espace à enlever est grand, d'une gouge, qu'il frappe avec le maillet; aujourd hui, on se sert aussi du burin, et on grave de préférence sur le bois debout; — 2° la G. à plusieurs tailles, qui ne diffère de la précédente que parce qu'on se sert de plusieurs planches pour un même dessin, lorsqu'il doit être reproduit avec diverses couleurs; — 3° la G. de vignettes, sur cuivre et sur acier, qui comprend la gravure des cachets et estampilles, de- planches pour billets de banque et pour certaines éditions de luxe.

111. Gravure en bas-relief. La G. en bus-reliefs'e\écute sur pierres fines. Voy. Glïptioie.

Pour la gravure des médailles, Voy. Médailles.

Pour la reproduction des gravures par l'impression, Voy. Estahpi, biPanuoM et Cuai.cch;r\piiie.

Machines à graver. Pour abréger les travaux purement mécaniques dans l'art du graveur, tel- que les lignes parallèles des teintes plates, des machines a graver ont été inventées par MM. tonte, Jobart de Bruxelles, etc. : ce sont dos espèces d* tinune pointe de chaînant | > par

un poids trace des lignes droites ou courb' applique aussi le procédé Colas à la gravure pour représenter des bas reliefs et des médailles.

L'art de la gravure, et principalement de la gravure en creux, était connu des ancien-; mais ce ne fut qu'au \\c siècle qu'on imagina de tirer des épreuves de dessins gravés sur planches de métal. On en attribue l'invention à Maso Finiguerra, orfé- \ic. 1 lie e-i certainement le résultat d" l'habitude qu'avaient les aielleurs italiens de prendre sur une feuille de papier l'empreinte du nielle qu'ils i taient : car C BSl à BUX que sont dues les premières

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