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GREFFE

GREMIL.

GRÉEMENT (du hbUarid. gereide, appareil), se prend: V pour l'action de gréer un navire ; 2° pour l'ensemble de tout ce qui sert à le gréer. — On varie sur les espèces d'objets qu'embrasse le mot de gréement. Généralement, on en exclut les voiles, et l'on ne regarde comme le composant que le système complet des poulies et des cordages (Voy. Apparaix'. L'art du gréement a reçu des perfectionnements considérables depuis 60 ans, et d'un autre côté il a perdu une partie de son importance, par suite de l'extension qu'a prise la marine à vapeur.

GREFFE, greffier (du vieux fr. grefe, poinçon à écrire ; du lat. graphittm, en gr. ypaçiov). Dans les Cours etTribunaux, le greffe est le lieu où se classent e1 se conservent les registres des causes, les notes prises aux interrogatoires préalables et aux débats judiciaires, les procès- verbaux, les minutes des jugements. L'ensemble de toutes ces pièces est conservé par des fonctionnaires spéciaux dits greffiers, qui, de plus, tiennent le registre des causes, recueillent les notes qu'ils rédigent ensuite, et délivrent des expéditions certifiées des jugements et arrêts. C'est au grell'e aussi que s'acquittent les droits de justice et les amendes. — Le juge de paix n'a d'ordinaire qu'un greffier. Les tribunaux de lre instance et de commerce ont, en outre, un ou plusieurs commisgreffiers. Dans les cours impériales, le nombre de Ces derniers est bien plus considérable: le premier des greffiers se nomme greffier en chef. Outre ses appointements fixes, qui sont médiocres, le greffier en chef touche un droit par chaque rôle d'expédition qu'il délivre, ce qui, dans certaines localités, rend son poste très-lucratif. Les charges de greffier se vendent de gré à gré, mais avec l'approbation du président du tribunal ou du premier président de la cour impériale. — Les greffiers font partie intégrante des Cours et Tribunaux : ils sont responsables vis-à-vis du tribunal et de l'État.

grefie (comme le précéd.), branche ou bourgeon que l'on enlève à une plante, à un arbre d'espèce cultivée, et que l'on implante, sur un autre sujet, qui est ordinairement un sauvageon. L'opération &me s'appelle aussi greffe. Certaines conditions sont indispensables pour le succès d'une greffe. Ce sont : 1° l'absence de l'air; 2° le contact du liber de la | lie avec celui du sujet; 3° une certaine analogie entre les deux individus; 4° enfin, une similitude parfaite dans le grain du bois, dans la consistance de 1 ( orce, dans le temps de la sève, etc. En général, les sujets greffés multiplient plus promptement (pie les semis, et donnent des variétés qui se conservent et qui produisent de meilleurs fruits.

On distingue, l\ sortes de greffes : 1° la greffe par approche, qui consiste à unir deux plantes voisines par des entailles qui se correspondent, et à ne les détacher que lorsque lasoudureest complète; — 2°la greffepar scions ou ente qui consiste à implanter un rameau dans un sujet : de manière que le liber du rameau coïncide, dans sa plus grande étendue, avec celui du sujet: on nomme G. en fente, celle qui se fait en fendant la tête du sujet et y implantant le n ; et G. en couronne, celle qui se fait en écartant l'écorce du sujet, préalablement étèté, et y insinuant plusieurs petits rameaux en cercle; — 3° la greffe par gemmes, qui se pratique en transportant sur une plante une plaque décorce munie d'un bour-

l'une autre plante : telle BSl la (',. eu écUSSOTi, qui -•• faii en enlevant à un individu un morceau il éouni il ■ --iin bourgeon, et en l'Introduisant sous l'écorce du sujet, Incisée en T ; telle est encore la G. ' anneau ou en flûte, qui consiste à enlever d'une tige un anneau décorce pourvu d'un œil, et à le placer sur une autre tige de même grosseur, dépouillée il" son écorce ; — v enfin, on a les greffes herbu ffes Tschudy, qui ne sont autres

que la '.'. en /■■ te el la '■'. /""■ approche pratiquées sur les planies herbacées ou sur les jeunes pousse-

.i':au\ ligneux, et dans l'aisselle ou levouinage

d'une feuille qui y attire la sève. — Consulter A. Tbouin, Monographie des greffes.

GREFFIER, officier public. Voy. Greffe.

GREFFOIR, petit couteau qui sert à greffer. La lame doit être un peu arrondie du côté du tranchant, et le talon muni d'une lame de buis, d'ivoire ou d'os, en forme de spatule, pour soulever l'écorce de l'arbre, après qu'elle a été entaillée. Pow. Ghbite.

GRÉGARIXE, ('•regrirùia,genr(i d'Éntozoairesque l'on trouve en grand nombre dans les entrailles de certains insectes (Forficules, Mélasomes, etc.). Voy. Helminthes et Parasites.

GRÈGE (soie), de l'italien seta greggia,soiebrale. Voy. Soie.

GRÉGEOIS (feu). Voy. Feu.

GRÉGORIEN (chant). Voy. Chant d'église et

Pi.AIN CHANT.

GRÈGUES, sorte de culotte sans brayettes, ou simple haut-de-chausses à la mode des Grecs, dont l'usage s'introduisit en France au xvi'- si.

GRÊLE (comme grésil), glaçons plus ou moinsgros, de forme le plus souvent arrondie, qui tombent de l'atmosphère, et qui ne sont autre chose que de la pluie congelée. Ordinairement les plus gros grêlons ne dépassent pas la grosseur d'une noisette; mais on en a vu quelquefois de beaucoup plus volumineux, pesant jusqu'à 200 et 250 gr., et brisant tout ce qu'ils frappent sur la terre. La grêle précède ou accompagne les pluies d'orage ; les nuages qui la portent répandent en général une grande obscurité, et ont une couleur grise ou roussàtre. La chute delà grêle est précédée quelquefois d'un bruissementparticulier qu'on peut comparer au bruit que feraient des sacs de noix entre-choqués. Le tonnerre et d'autres phénomènes électriques l'accompagnent souvent. — Pour expliquer la formation de la grêle, Volta admettait que deux nuages chargés d'électricités contraires attirent et repoussent alternativement des particules de glace qui, d'abord très-petites, se chargeraient successivement, dans ce trajet, de couches de plus en plus épaisses de glace, jusqu'à ce que devenus trop lourds, les grêlons ainsi formés finissent par tomber à la surface de la terre. Cette théorie, qui a l'avanexpliquer pourquoi les grêlons sont formés de coin lies concentriques et présentent quelquefois au centre des particules solides, n'est pas à l'abri de toute objection. Consulter, à ce sujet, la notice de M. Arago dans l'Annuaire du Bureau des longitudes pour 1828. — On a proposé pour garantir les ré< de la grêle divers moyens qui ont été jusqu'ici peu efficaces. Voy. Paragrèle.

On appelle grêle, à cause de sa forme, une petite tumeur arrondie qui se développe dans l'épaisseur du bord des paupières. — On dit aussi d'une personne qui'a le visage marqué de la petite vérole, qu'elle est g

crèi.k du lat. gractlis), se dit de tout ce qui est long, étroit et mince; intestin grêle {Voy. Intestin); éies de la cuisse, etc.

GRELIN ;de l'allem. Greling),se dit, en Marine, de tout cordage moins gros qu'un câble (Voy. ce mot1, i lins serveni à amarrer les vaisseau k terre, à

touer, \ remorquer, à tenir les petites ancres, etc.

GREMIAL du lat. gremium, «iron), linge ou morceao d'étoffe que l'on place sur les genoux d'un prélat officiant lorsqu'il est assis, comme pour garantir la chasuble. Autrefois, les simples prêtres faisaient du grémial; auj. il est réservé aux évoques.

GREMIL, Uthospermum, genre de la famille des

eues, renferme des plantes herbacées ou sousfrutescentes, à feuilles simples, alternes; a fleurs solitaires, accompagnées de bractées. Le G. officinalt valg. Herbe aux perles, esl très-commun en Europe,

dans les lieux incultes et sur les chemins. Sa tige haute de 0*,50, est droite, couverte de feuilles lancol.es el velues; ses fleurs sont petites 61 blanchà-

■ s fruits sont très-dur-, grisâtres, et p peur apéritifs et diurétiques ; ses semences sont hlan-

ont !a figure de perles. Lq Grémil tinctorial,

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