GRÉSIL
GRENETTES ou Graines d'Avignon. Voy. Ner-
F!M N Ct SriL DE GRAIN.
GRENIER (du lat. granarium), lieu où l'on conserve les grains battus, parfois les gerbes, les foins, la paille, etc. On a étendu ce nom à la partie d'une maison qui est sous le comble. — Les vrais greniers, dits chambres à blé, doivent ôtre isolés, bien aérés, abrités contre la pluie et l'humidité ; le plancher doit être très-solide pour supporter le poids souvent considérable des grains; de plus, il doit être planchéié ou carrelé. La hauteur doit être assez grande et la surface assez considérable pour que la manutention saire se fasse commodément. On y dispose le grain par tas ou couches plus ou moins minces, selon qu'il est plus ou moins sec : trop d'épaisseur ralentirait la dessiccation et amènerait la fermentation; l'on doit remuer souvent. L?s fenêtres doivent être percées au nord et au midi, et être assez nombreuses pour faciliter les courants d'air ; il faut qu'elles puissent à volonté se clore et s'ouvrir, et qu'elles descendant jusqu'au plancher, afin que l'air rase bien la surface et, par conséquent, traverse le blé. Jusqu'ici lé grenier modèle est celui qu'a décrit l'agronome .1 nés Sainclair sous le nom de grenier perpendiculaire. — Pour les greniers souterrains, Voy. Silo.
Grenier d'abondance, magasin où l'on tient des
grains en réserve pour subvenir aux besoins publics
en temps de disette. L'usage deces greniers remonte
plus haute antiquité : il y en avait en Egypte
les Pharaons, comme on le voit par l'histoire de
.1 iseph ; il y en eut à Rome; il y en a eu en Chine de
t ps immémorial. Napoléon en avait fait construire
de fort vastes à Paris(1807-1811). — Quelque utile que
i ;sse au premier abord l'institution des greniers
ndance, elle n'a pas produit tout le bien qu'on
en attendait, et on y a presque partout renoncé.
Grenier àsel. On appelait ainsi autrefois et le lieu où l'on débitait le sel sous la surveillance de l'autorité, et la juridiction où l'on jugeait en première instance tires regardant l* gabelle. Voy. ce mot. GRENOUILLE (du lat. ranvncula ; de rana, gre- 11e), Rana, genre de Batraciens, de l'ordre des Anoures, famille des Ranidés : doigts et orteils cy- 1 driques; mâchoire supérieure pourvue de dents; lin mie fourchue en arrière et libre dans le tiers postérieurde sa longueur. Les mâles ont de chaque côté de la gorge une vessie vocale qui est très-apparente lorsqu'elle est remplie d'air: c'est M'aide de cet organe que se produit leur coassement: la femelle, qui en est privée, ne fait entendre qu'un léger grognement. Les Grenouilles vivent de larves, d'inseci aquatiques, de vers et de petits mollusques. Elles passent l'hiver engourdies dans la vase, < t s'accoupl nt au printemps. Leurs œufs, disposés en chapelet, sont abandonnésàla Burface des eaux. Au bout d>' quelques jours, les petit- en Bortenl : ceux-ci, :i connaît sous le nom d>' têtards* ont d'abord i yietOUtaquatique et respirent par des branchies: nt la tête confondue avec Le tronc, ils manquent ittes et leur corps est terminé par une queue ; ura après on commence u Leur voir Les yeux et rudiments de pattes de, derrière : la partie exurc des branchiessc fleur t les poumons com- ; se développer ; cep» niant ce o'esl qu'au b ut de 2 ou 3 mois que la m tamorphose est com- I ] li te : la grenouille ne respiiv pluadèslora que par s - poumonsetsaqueuoa disparu par résorption. — i hair de grenouille, princip lement celle desruisses, est blanche et délicate, su tout en automne : on ]i maii e dans un grand nombre de loci i.Onen osai un bouillon médical pour les phthisiquea. i compte Jusqu'il vingt espi ces de ouilles. I irincipales sont : la *,. ver\ ou ce />'• es
ta , qui ost d'une belle teinte verte avec des ires et trois bandes jaunes eux le dos : elle 1. ibite indifféremment leseatn courantes! I dorman-
I i G. rousse ou muette /;. /' m tire le nom do muette do ce qu Le mal n'a pas J"
sacs vocaux, et celui de temporaria, d'une tache noire ou brune qu'elle porte entre l'œil et l'épaule. Celleci habite les champs, les vignes, les lieux humides ;. elle ne se rend dans l'eau que pour la ponte ; la G. taureau ou mugissante (R. piptens), commune aux États-Unis : elle est deux fois plus grosse que nos grenouilles et son coassement est très-fort.
Le nom de Grenouille s'applique vulg. à deux coquilles, le Strombus lentiginosus et la Runella emmena, et à un poisson, la Baudroie.
GRENOUILLE!*, nom vulgairo du Muguet anguleux [Polygonatum).
<;i'.i;.\oeillette (de grenouillé), tumeur qui survient au-dessous et près du (ilôt de la langue, a été ainsi nommée de l'espèce de coassement que fait entendre le malade dont la prononciation est altérée. C'est le résultat de l'oblitération du conduit excréteur de la glande sous-maxillaire, oblitérât ion qui peut être produite par l'inflammation chronique de ce canal, par une ulcération, des aphthes, ou la formation d'un calcul salivaire, etc. La salive, ne pouvant s'écouler, s'amasse, distend les parois du canal et forme une espèce de poche qui contient un liquide visqueux, qui n'est que delà salive altérée. Une fois développée, cette' tumeur tend à s'accroître ; peu à peu, elle gêne les mouvements de la langue, la soulève, empêche la mastication, et finirait par déterminer des accidents graves, si l'on ne rétablissait d'une manière quelconque le cours de la salive.
Grenouillette est aussi le nom vulgaire de la Rainette verte et d'une espèce de Renoncule.
GUES (de l'anc. ht-allem. griez), roche composée de grains plus ou moins volumineux de sable quart ziux. Elle se présente sous forme de conglomérats en couches, en amas et en rognons dans divers terrains. On distingue û variétés de grès : le C. bistré, dense, d'un éclat plus ou moins vif, d'une cassure conique ; le G. blanc, blanchâtre, lâche, et d'une texture grenue; le G. rouge et le G. bigarré, de couleur variable. Les grès sont employés pourla bàti-so, pour le pavage des routes et pourla fabrication des meules a aiguiser {grès 77iolaire). Il existe en France beaucoup de gisements degrèsexpl i de la
Hte-Marne, de la Lorraine, do Fontainebleau, de Palaiseau, sont les plus renommés. Les géologues désignent quelquefois :1° du nom de vieux grès rouge dos couches de grès appartenante l'étage dévonien d'Angleterre ; 2° du nom de grès houil - qui forment la partie supérieure de l'étage carbonifère du même pays; 3° enfin des noms de grès bigarré, grès vosgien, nouveau grès rouge, de puissantes assises de grès, supérieures à l'étage carbonifère et que l'on s'accorde aujourd'hui à ranger, partie dans l'étage permien, partie dans la formation triasique. l'oy. Coh-
CHÏI.IEN (ETAGE).
Grès cristallisé, minéral cristallisé en rhomboèdres aigus, n'est autre chose que du calcaire spathique qui, cristallisant au sein d'un dépôt siliceux, a entraîné dans sa masse près de 75 p. 100 desabl ■. flexible. Voy. Hvai.omicte.
gués cérame, poterio en terre sablonneuse d leur grisâtre ou bleuâtre et ayant la dureté d sans vernis, ou enduire soit d'une ilifère
et plombifère, soit d'une couverte IJ en
existe deux grandes manufactures en France, l'une à Savigniea Oise ,et l'autre près de llortain i • Lee grèscérames, tins ou communs, remontent en Flandre, en Allemagne et en Angleterre, à une haute antiquité. Les amateurs de curiosités recherchent les pots à bière qui sont décorés d'armeiri devises ou de scènes de sainteté. Beauvaia ■ produit dos grès converti d'un riche vernis de plomb
vert OU marron : on y a surtout moule dos plats dos sujets ^'' la Passion et dos somis de fleurs de
lis. On voit une série intéressante de poteries d< espèce au musée de Cluny, à Paris. Voy. < erahiqcb.
GRÉSIL (de grès, selon Diez .phénomène m rologique, dont la cause a beaucoup de rapport