HALEINE
reau deTours, ont proposé l'emploi du hachicb contre la chorée et certaines affections mentales. — On peut, dit-on, dissiper les hallucinations produites par le hachich au moyen d'une limonade très-acidulée.
HACHURE (de hacher), nom donné, dans le Dessin et la Gravure, aux traits parallèles, croisés ou pointillés, que l'on fait pour exprimer les ombres. .
En termes de Blason, on nomme hachures les points ou traits qui désignent spécialement les couleurs et les métaux. Les points indiquent l'écu d'or ; l'écu qui n'a point de hachure est d'argent. La hachure de bas en haut (en pal) désigne les gueules (le rouge) ; la hachure en travers (en fasce) désigne l'azur (le bleu); la hachure double (en pal et en fasce) désigne le sable (le noir).
HADENA(du gr. &<5r,;, enfer), genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Noctuélites : le dessin de leurs ailes figure une M couchée. Leurs chenilles vivent sur les plantes basses, principalement sur les Crucifères : l'espèce type, H. brassicœ, vit aux dépens du chou cultivé.
HADJI. Voy. Pèlerinage et le mot Hadji au Dict. d'Hist. et de Géogr.
H^EMA (en grec sang), etc. Voy. Héma.
H/EMATOPUS, nom latin du genre huitrier.
HAGARD. Voy. Fauconnerie.
HAGIOGRAPHES (du gr. ayioç, saint, et ypàçeiv, écrire). Primitivement, on qualifia d'hagiographes tous les livres et tous les auteurs de l'Ancien Testament autres que Moïse et les Prophètes. Ce nom passa ensuite aux biographes et légendaires qui racontaient la vie et les actions des saints : tels ont été : 1° parmi les Grecs, Palladius et Siméon le Métaphraste, qui rassembla les vies des saints éparses dans les archives des églises et des monastères; 2° au moyen âge, Jacques de Varagine, auteur de la Légende dorée ; 3° parmi les modernes, les Bollandistes, dom Ruinart, Baillet, Mésenguy, Alban Butler, dont la Vie des saints a été traduite par Godescard.
HAGRI, ou Hamster voyageur. Voy. Hamster.
HAlIA (onomatopée exprimant l'étonnement), ouverture pratiquée dans un mur de jardin ou de parc afin de laisser la vue libre, et qui est défendue par un fossé extérieur.
HA1DINGÉRITE. Voy. Chaux abséniatée.
HAIDOTKS ou heiduques, milice autrichienne. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
HAIE (de l'anc.ht-all. haga). On distingue la haie vive, formée d'arbres ou d'arbrisseaux vivants, et la haie morte ou sèche, construite avec des fagots, des ronces mortes, ou même avec des planches. La haie vive est quelquefois plantée sur double rang, au fond et sur les bords d'un fossé. Elle ne peut être plantée à moins de 0m,50 du terrain voisin, et si les branches se développent trop, le propriétaire de celui-ci peut contraindre à les couper; aucune distance n'est fixée pour la haie morte. Les haies entre deux héritages sont réputées mitoyennes à moins qu'un seul des héritages ne soit clos ou qu'il n'y ait titre ou possession contraire (C. Nap., art. 670 et 671).
Les espèces qui font une bonne haie vive sont celles qui ont des racines pivotantes et non traçantes, qui supportent aisément la taille, ne se dégarnissent pas du pied et sont de longue durée. L'aubépine seule réunit toutes ces qualités : ensuite viennent le néflier, l'alizier, le houx, l'épine-vinette, les ronces, le charme, l'érable, le lilas, le sureau, les acacias, le coudrier, etc. Parfois même on y place des arbres fruitiers. On en fait la tonte deux fois l'an, en hiver et en été. On sème ou l'on plante la haie vive ; elle est formée au bout de six ans ; on commence à la tailler à la 4e année. — Dans les prairies clôturées, les haies ont des avantages : elles entretiennent l'humidité du sol en diminuant l'évaporation, conservent la chaleur acquise le jour, épargnent les frais de surveillance du bétail, etc. Sur les terres arables, elles prennent du terrain et nuisent aux communications.
HAÏR (mot arabe), couverture de laine blanche,
qui sert de vêtement aux Berbères et aux Arabes. Il se porte drapé autour du corps et serré à la tête par une corde de poil de chameau.
HAINE (de haïr; orig. germaniq.), passion qui est le plus haut degré de l'aversion. Elle place l'àme dans un état de réaction ou de répulsion contre ce qui l'empêche de satisfaire un désir. Elle peut naître d'une bonne comme d'une mauvaise disposition. Dans le premier cas, elle nous excite contre le crime, le vice, la tyrannie, etc. ; dans le second, contre les qualités opposées à nos défauts. Quand elle a ainsi le vice pour principe, elle se lie souvent à l'envie, irritation produit par la vue des avantages dont nous sommes privés; à l'orgueil, sentiment de l'égoïste qui, rapportant tout à lui, rencontre à chaque instant dos résistances humiliantes pour son amour-propre ; à l'intolérance ,(\xa\ ne peut souffrir les opinions contraires, qu'il s'agisse de religion, de politique, de science, d'art, etc. — Quelle que soit sa cause, la haine est la principale de ces passions que les anciens appelaient irascibles. Elle diffère de la colère, qui est un mouvement aveugle, mais passager, tandis qu'elle-même implique la réflexion qui la fait durer et lui donne les moyens de se satisfaire. Elle a pour but l&vengeance, qui rend le mal pour le mal, que ses griefs «oient fondés ou non ; elle trouble ainsi la paix de la famille et de la société; elle est funeste à l'humanité, parce qu'elle arme les nations les unes contre les autres avec une fureur d'autant plus grande qu'elle est plus aveugle.
HAIRE (de l'anc. ht-all. hâra, poil). Voy. Ciuce.
HAJE, serpent. Voy. Aspic et Naja.
HALAGE (de l'anc. haut-allem. halôn, tirer), action de Aa/er,c.-à-d. de tirer un bateau à l'aide d'un câble mis en mouvement à bras d'hommes ou par chevaux. On diminue la résistance en faisant serrer le rivage par le bateau, et en plaçant le moteur très en avant. — La partie de la rive sur laquelle se meut le moteur est dite chemin de halage. Aux termes d'une ordonnance de 1669 et de l'arrêt du Conseil du 24 juin 1777, confirmé par le Code Nap. (art. 526 et 650), les propriétaires riverains doivent abandonner le long des voies navigables une largeur de 7m,80 pour le service de halage ; toutefois, le terrain frappt de cette servitude ne cesse pas d'être leur propriété (Voy. Marchepied). — Sur les quais, dans l'intérieur des villes, le halage est quelquefois appelé billage.
Dans la Marine, haler, c'est tirer et roidir un cordage pour amener horizontalement une manœuvre, un mât, un fardeau, une chaloupe, etc. On nomme : hale-à-bord un petit cordage employé à haler, dans un bâtiment, tout objet extérieur un peu éloigné ; haie-bas, une manœuvre qui sert à amener les voiles, les pavillons, etc. (Voy. Carguej ; hale-breu, la manœuvre contraire, qui sert à les élever; haiededans ,un cordage destiné à haler en dedans certaines voiles. — On dit du vent qu'il haie de l'avant, qu'il haie le sud, l'est, etc., selon qu'il change en approchant de l'une de ces directions.
HALBIIAN, HALBRAN OU HALLEBRAN (de l'allem.
halb , demi, et Ente, canard), jeune Canard sauvage.
HÀLE (du flamand hael, sec), effet pxodui l'action combinée de la lumière solaire, du grand air et du vent : 1" sur la peau de l'homme, qui pren.i une teinte brune et basanée (Fo//.Éi'ullidls); 2U suites herbes, sur les plantes, et toutes les matières organiques, qui se flétrissent et se dessèchent. — On nomme aussi hâle un vent sec et chaud qui souffle de l'est et du nord.
HALECRET ou hallecret, corselet de fer battu, en usage aux xve etxvie siècles, était formé de deux pièces, dont l'une se mettait devant et l'autre derrière. Le halecret était plus léger que la cuirasse.
HALEINE (du lat. halitus), air qui sort des poumons pendant l'expiration. C'est un mélange d'air en partie désoxygéné, d'acide carbonique et de vapeur aqueuse, tenant une matière animale en dissolution. Chez les enfants et les personnes saines, qui