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HACHICH

parmi les végétaux : le Baobab, le Bananier, les Palmiers, les Fougères en arbre, etc. — L'altitude, comme le climat, exerce une influence remarquable sur l'habitation des êtres organisés, surtout pour les végétaux : la végétation des montagnes se partage par zones bien tranchées, et telle montagne des Andes peut offrir de sa base à son sommet les mêmes variations d'espèces que l'on remarquerait en allant de l'équateur vers les pôles. — On peut dire aussi que le genre de nourriture, son abondance et sa variété, jouent un rôle important parmi les causes qui déterminent l'habitat des animaux. Le déboisement ouïe défrichement d'une contrée en modifient sensiblement la faune et la flore; c'est à cette cause aussi qu'il faut l'attacher, autant qu'à la température, les grandes migrations que l'on observe chez les Oiseaux, chez certains Mammifères (antilopes, bœufs sauvages, rats, etc.), chez les Poissons et même les Insectes. — Enfin il semble exister un certain rapport entre le climat et la tendance de la nature à produire telle ou telle forme animale ou végétale. On observe une ressemblance générale très-sensible entre la plupart des plantes et des animaux qui habitent la même région, le même continent. Peu d'espèces sont cosmopolites, et parmi celles qui s'acclimatent ailleurs que dans leur contrée natale, le plus grand nombre se modifient considérablement sous le rapport de la forme et sous celui des propriétés. Voy. Abâtardissement, Acclimatation, Domestication, etc

HABITATION (du lat. habitatio), nom commun donné aux constructions de l'architecture domestique, châteaux, hôtels, maisons de ville et de campagne, fermes, etc. Dans ces derniers temps, de grandes améliorations ont été successivement apportées aux habitations des villes. — Consulter Ch.Gourlier, Des voies publiques et des habitations particulières à Paris. Voy. Logement, Maison.

En Droit, le droit d'habitation est une servitude personnelle consistant dans l'usage d'une maison restreint à ce qui est nécessaire aux besoins du titulaire et de sa famille. Ce droit ne peut être cédé, ni loué (C.Nap., art. C32-633). — Voy. aussi, pour la femme veuve, les art. 1465 et 1570.

HABITUDE (du lat. habitudo), disposition acquise par suite de la répétition des mêmes actes ou des mêmes modifications. Elle influe à la fois sur les facultés de l'âme et sur les organes que celles-ci mettent en jeu. — Habitudes actives. Les actes répétés ont pour premier caractère de s'exécuter avec plus de facilité, de promptitude, deprécision, comme on l'observe chez les artistes qui jouent d'un instrument et chez les faiseurs de tours d'adresse ; ensuite, en même temps que l'effort diminue, la conscience que nous en avons s'affaiblit; enfin, la répétition des mêmes actes engendre un penchant à les reproduire, penchant qui se rapproche plus ou moins de l'instinct : c'est ce qui a fait dire que F habitude est une seconde nature; cependant l'habitude diiïère essentiellement de l'instinct en ce que, créée par la volonté, elle reste toujours sous son influence, qui s'affaiblit et renaît par une transition insensible. Les effets de l'habitude ne se bornent pas à l'activité physique; ils s'étendent à l'activité intellectuelle el à l activité morale : d'un côté, la perception externe, la niémoire et toutes les opérations où intervient l'attention s'améliorent par l'habitude ; d'un autre côté, la vertu est d'abord un effort, puis devient un plaisir. La e-t, le secret, de l'éducation: les mœurs se forment de manière.— Habitudespasstves. One jerwatoon répétée ou continuées'affaiblit d'autant plus qu'elle e-r plus passive, au point quo souvent on cesse presque d'en avoir conscience; elledcvient un besoin et . die ainsi un appétit factice. Il enest de môme d timent, s'il est uniforme; il peut faire naître un penchant ou même une passion, si l'imagination représente son objet sous des aspects divers et que, pour une seule affection, il produise une grai

I riété de modes : c'est ainsi que les obstacles irritent' [ le désir, tandis que la monotonie de la possession , détruit le charme, tout en augmentant la force de | l'attachement. — Lesanimauxsont, comme l'homme, susceptibles d'habitudes : c'est sur cette aptitude qu'est fondée leur éducabilité. On a cru, en outre, remarquer que certaines habitudes acquises se transmettent de génération en génération. — Consulter : Ravaisson, thèse sur l'Habitude. Voy. Activité, Association des idées.

En Médecine, habitude ou habitus signifie l'apparence extérieure du corps dans son ensemble.

HAimOTllAM.\US'dtiLT.âSpô;,élégant,et&atp.vo;, buisson), genre de la famille des Cestrinées, renferme des arbrisseaux du Mexique cultivés dans nos jardins, notamment 17/. élégant, à fleurs pourpres tubuleuses, en corymbe paniculé, pendant du sommet des rameaux ; 17/. fascicularis, à fleurs rouge-orange; VH. roseus, Y H. aurantiiu arbrisseaux doivent être rentrés à l'automne.

HACHE (du gr. àÇtvr), du lat. ascia, ou de l'allem. Hacke). La hache est connue de toute antiquité. On la retrouve jusqu'en Océanie. On en a fait d'airain, de fer, d'acier ; on en trouve même en pierre chez les peuples primitifs ( Voy. Ace de pierre). Quant aux formes de la hache, elles ont été infiniment variées : tantôt simple, tantôt double {bipenne, francisque), elle fut à la fois et un instrument de travail pour le bûcheron {cognée, merlin), le charpentier, le maçon, le couvreur, etc., et une arme de guerre. La hache d'armes du moyen âge formait hache d'un côté et marteau de l'autre. La hache des geiul" de Charles VIII était sans marteau; mais la douille du fer se prolongeait au delà du taillant en pointe aigùe. Il y avait aussi des haches où le marteau était remplacé par un dard ou par un croissant à deux pointes. La hache, aujourd'hui, n'est plus port-'.' à l'armée que par les sapeurs; mais, pour eux, ce qu'un outil, et non une arme ; dans la Marine seulement, on a gardé la hache d'abordage ; elle sert à la fois pour frapper l'ennemi, pour renversi mâts et pour couper les manœuvres, lorsqu'on prend un navire à l'abordage. — On donnait le nom de hachereau ou de hac/iette à une petite hache d'armes courte, légère et sans marteau.

Longtemps lahache aété l'instrument du supplie . Voy. Lictei r et Décapitation.

Dans l'Économie rurale et domestique, on donn le nom duhache à divers instruments qui servent à hacher les substances, c.-à-d. à les diviser en menus morceaux, p. ex. : le hache-paille Kh moteur ou à main), pour hacher la paille que l'on donne aux bestiaux; le hache-feuilles, employé dans les magnaneries; le hache-écorce, pour diviser le u. hache-légumes, pour couper menu les légumes nos cuisines, etc.

HACHICH ou HASCHISCH (en arabe fiei préparation enivrante composée d'extrait de chanvre bouilli avec du beurre, puis mêlé avec du soi : en fait un opiat, dis pastilles, etc. Le hachich produit une espèce d'ivresse très-distincte do VU alcoolique : elle se manifeste d'abord pi quelquefois convulsifs ; puis vient une extase délipendant laquelle I esprit se complaît à suivre - les plus agréables; à cet état de béatitude,

qui dure environ 3 ou U heures, BUCCède une pr

linn plus ou moins prolongée. U suffit d

hachich pour produire I nt, le

bachicb n'offre pas d'inconvénient marqué; mai- m l'usage en devient fréquent, il produit l'hébétation

et la poltronnerie. Les Orientaux en font un abu- déplorable : il- le mâchent ou le fumenl soit seul, soit mêlé avec de l'opium. On sait que le ha-

chich que le Vieux de la montagne produisait i ia-e- extraordinaires au moyen desquelles il obtenait

un dévouement et une fui aveugles de ses séides, qui

prirent «le là h' nom d // . - dent nous

fait Assussins). Quelques méu\cins,entre autres Mo-

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