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HIRONDELLE

HISTOIRE

liants, section des Porcins, renferme d'énormes quadrupèdes dont le poids atteint près de 2,000 kilogr., et qui vivent dans les rivières du centre et <lu midi de l'Afrique. Quoiqu'ils aient près de Um <le longueur, ils n'ont guère plus de 1"',60 de hauteur ; leur peau est d'un brun noir, et presque dénuée de poils, excepté à la queue; leur nourriture se compose de végétaux et de poissons. Ils passent le jour dans les fleuves, cachés au milieu des roseaux ; la nuit, ils vont pâturer dans les champs et ravager les plantations de sucre, de riz et de millet. L'H. amphibie, la seule espèce bien connue, est d'un naturel doux et même stupide; mais sa fureur est redoutable. Il vit et se reproduit en captivité. Sa chair est bonne à manger; son cuir, qui est très-épais, et à l'épreuve môme de la balle, sert àde nombreux usages ; ses dents fournissent un très-bel ivoire, que l'on recherche surtout pour les dents artificielles. L'H. du Sénégal, se trouve sur la côte occidentale de l'Afrique : il est d'un tiers plus petit que le précédent. On trouve en Europe et en France des débris d'hippopotames fossiles appartenant à l'époque quaternaire.

HIPPURIS, vulg. Queue de chevai. Voy. Pesse.

HIPPURIQUE (acide , du gr. ïtt7îoç, cheval, et ovpov, urine; acide découvert par Rouelle dans l'urine des animaux herbivores. On l'a obtenu directement en faisant agir l'acide benzoique sur le glycocolle ; il revient en effet par sa composition [C9H9Az03] à la somme de ces deux corps moins H2O.Cet acide a acquis une importance industrielle considérable. Il sert ■à produire la majeure partie de l'acide benzoique que l'on livre aujourd'hui au commerce. On l'extrait en Allemagne de l'urine des vaches ou des chevaux en évaporant cette urine en présence d'un peu d'acide ■chlorhydrique et laissant cristalliser.

HIPPURITE, Rippurites, genre de Mollusques brachiopodes, de l'ordre des Cirrhidés, famille des Thécidées : coquille irrégulière, valve inférieure conique fixe et sans canaux, valve supérieure, de forme ■operculaire et pourvue de canaux intérieurs ramifiés qui partent du bord et communiquent au dehors par <le nombreuses ouvertures placées à la partie supérieure. Les Hippurites sont toutes fossiles et appartiennent aux étages turonien et sénonien.

HIRCINE (du lat. hircus, bouc), principe indiqué

Îiar Chevreul dans les graisses de bouc et de mouton. 1 est liquide, très-odorant, assez analogue à l'oléine; il fournit par la saponification un acide gras particulier, appelé acide hircique.

HIROXDELLE, Hirundo, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux fissirostres, caractérisés par un bec court, large à la base, étroit et pointu à l'extrémité, un corps ovale, des ailes allongées, une queue le plus souvent fourchue, composée de 12 pennes, des tarses grêles et le doigt externe ne dépassant pas la dernière phalange du médian. Ces oiseaux voyageurs arrivent dans nos contrées avec les premières chaleurs et disparaissent aux approches de l'hiver. La rapidité de leur vol est extrême. Ils se nourrissent d'insectes, qu'ils poursuivent jusque dans les airs, et dont ils détruisent chaque année une quantité innombrable. Les hirondelles sont très-attachées au lieu où elles ont pris naissance; elles y reviennent tous les ans, et retournent le plus souvent dans le même nid. Elles choisissent toujours pour leur demeure les localités les mieux exposées et ne craignent pas de s'établir dans l'habitation même de l'homme. Rien d'admirable comme les réunions des hirondelles et leurs cris d'appel au moment de leur départ, leur tendresse pour leurs petits, l'art avec lequel elles construisent leur nid fait uniquement de terre détrempée, leur instinct à se secourir mutuellement dans le danger, etc. Celles que nous possédons en France nous quittent en masse vers le milieu de septembre, et se dirigent vers l'Afrique; leur retour se fait isolément et par couples. Quelquefois, mais accidentellement, des hirondelles surprises par le froid hivernent en Europe blotties et engourdies dans des

trous de rochers. — On trouve les hirondelles dan» toutes les parties du globe. Les espèces les plus communes chez nous sont : YH.de cheminée [H. rustica), quia la queue plus longue que les ailes et profondément échancrée, et VH. de fenêtre (H. urbica), qui a la queue moins longue que les ailes et médiocrement échancrée et le croupion blanc. On trouve encore en Europe, et quelquefois en France, VH. de rivage (H. riparia) ou Argatille; VH. de rocher (H. rupestrù) ; VH. rousse (H. rufula), etc. — Voy. encore Martinet et Salangane.

Hirondelle de mer. Voy. Dactyloptère et Sterne.

Hirondelle de Ternate. Voy. Paradisier.

Nids d'hirondelle. Voy. Nid.

HIRUDIIVÉES, famille de la classe des Annélides apodes, a pour type le genre Sangsue (HirudOj. Voy. Sangsue et Bdellaires.

IIISINGÉRITE, substance minérale noire, lamelleuse tendre, à poussière verdâtre, clivable dans une seule direction. C'est une combinaison de silicate de protoxyde et de silicate de sesquioxyde de fer, avec de l'eau Fâ-feSÏ-f-Fe Si + 6Aq]. On la trouve disséminée dans les calcaires lamellaires de Swerta en Suède.

IIISPE du lat. hispidics), Hispa, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Cycliques, tribu des Cassidaires. L'H. très-noire, dite Châtaigne noire, à cause des épines dont elle est couverte, se trouve sur les Graminées et les fleurs des Composées : elle est longue de 0'",004.

HISTER, nom latin du genre Escnrbot {Voy. ce mot), a formé le mot Histéroïdes, tribu de la famille des Clavicornes, dont cet insecte est le type.

IIISTIOPHORUS (du gr. Itmôçopoç), poisson. Voy. Voilier.

HISTOIRE (du lat. historia, du gr. Igtoç îcc, connaissance). L'histoire & pour objet la connaissance des faits passés, soit qu'elle se borne à raconter les événements, soit qu'elle joigne à ce récit une appréciation critique, morale, politique ou philosophique : critique, si elle discute la véracité des documents par une méthode sévère; morale, si elle fait revivre les personnages dans un tableau dramatique où elle peint sous de vives couleurs leurs grandes actions ou leurs fautes; politique, si elle explique les causes de la grandeur ou de la décadence des États ; philosophique, si elle considère les lois qui président au développement des sociétés.

Critique historique. La première qualité de l'histoire étant la véracité, il faut, pour l'établir, suivre dans l'appréciation des documents certaines règles fixes et raisonnées : lu La tradition orale mérite généralement peu de confiance parce qu'elle s'altère en passant de génération en génération {Voy. Tradition); 2° les monuments (c.-à-d. tous les objets propres à établir la réalité d'un fait, édifices, statues, armes, ustensiles, etc.) offrent une source très-précieuse de documents, soit pour contrôler la véracité des écrits, soit pour suppléer à leur insuffisance ( Voy. Antiquités, Monuments, Inscriptions, Médailles) : l'art de vérifier leur authenticité et de les interpréter, comprend V Archéologie, la Numismatique, la Paléographie, la Chronologie; 3" les relations écrites sont la principale source de l'histoire : pour déterminer le degré de confiance qu'elles méritent, on doit s'assurer d'abord si elles appartiennent bien aux auteurs auxquels on les attribue et si elles n'ont pas subi d'altération, qualités qu'on nomme authenticité et intégrité, et d.mt l'examen appartient à la Bibliographie et a la Philologie; ensuite, si elles sont véridiques, c.-à-d. si leurs auteurs remplissent les trois conditions exigées d'un témoin, capacité, moralité, elarté( Voy. Témoignage). — Consulter Datinou, Cours d'études historiques.

Division de l'histoire. — L'histoire universelle embrasse l'histoire de l'humanité tout entière: on la partage en d grandes périodes :1e monde ancien, depuis la création jusqu'à la destruction définitive de l'Empire romain (476) ; le moyen ûgo, de 476 à 1453, épo-

HISTOIRE

HISTOIRE

que de la prise de Constantinople par les Turcs ; les temps modernes, de 1453 à 1789; et l'époque tordent' poraine. — L'histoire particulière se borne à un seul sujet, un empire, une province, une ville, une dynastie, une famille, un individu même (cette dernière prend le nom de biographie), ou bien s'attache à une période, à un événement mémorable. L'histoire particulière prend encore les noms d'histoire ecclésiastique, diplomatique, législative, judiciaire, administrative, commerciale, littéraire, scientifique, etc., selon la matière que l'historien a choisie. — Quand L'histoire est écrite sèchement année par année, on la nomme chronique : on pourrait aussi la nommer annotes ; mais plusieurs ouvrages de ce nom, notamment les Annales de Tacite, sont écrits d'une manière plus littéraire. Quand c'est un témoin oculaire qui raconte les faits qu'il a vus, et où il a joué un rôle, son récit s'appelle mémoires; ne parle-t-il absolument que de lui, c'est une autobiographie.

Pour la manière d'écrire l'histoire, il y a une grande différence entre les anciens et les modernes. Quand on lit les Grecs, Hérodote, Thucydide, Xénophon, Polybe, Appien, Arrien, Diodore, Plutarque, et les Romains, Salluste, César, Tite-Live, Tacite, on voit que l'histoire est pour eux une œuvre de littérature plutôt que de science, qu'ils ont pour but d'instruire en charmant, d'enseigner la politique et la morale par des tableaux (narrations, portraits, harangues), où le drame et l'éloquence ont la plus large part. La même manière se retrouve dans nos plus célèbres chroniqueurs, Villehardouin, Joinville.Froissart, Commines, etc., et dans quelques écrivains modernes qui ont imité les anciens, le président de Thou, Mézeray, Rollin, Anquetil. Au contraire, les historiens du dernier siècle et de notre époque s'appliquent en général à retracer les faits politiques et sociaux (guerres, institutions, lois, etc.), dans leurs rapports avec les causes politiques et morales, les influences économiques, ethnographiques, géographiques, qui ont concouru à la production et à la durée de ces faits : tels sont Bossuet, Voltaire, Aug. Thierry, Guizot, Thiers, Michelet, II. Martin, etc. ; on cite encore, en Italie, Machiavel, Guichardin ; en Allemagne, Schiller, J. de Muller, Otfried Muller, Mommsen; en Angleterre, Hume, Gibbon, Lingard, M\ nilay ; ailleurs, Herrera, Karamsin.etc. — Parmi les grandes compilations historiques, nous indiquerons : l'Art de vérifier les dates ; l 'Histoire universelle anglaise, traduite et retouchée (1779-91, 126 vol. 8°); le Cours d'histoire moderne de Schcell 1 1 830, etc., /i6 vol. 8% l'Histoire universelle de Cantu(trad.del'ital. par Aroux), etc. — On trouvera d'utiles secours dans les Dictionnaires historiques de Moréri, de Bayle, dans les Biographies universelles publiées en France et en Allemagne (Voy. Biographie), etc.

Longtemps négligé dans nos écoles, l'enseignement de l'histoire y a été constitué en 1819 : des chaires d'histoire furent alors créées dans tous les lycées de l'État. Pour faciliter cet enseignement, on a composé des ouvrages Bpéciaux, connue l'Histoire universelle, publiée sous la direction de M. Duruy, h' Manuel d'histoire ancienne de l'Orient, de M. l r. Lenormant, etc.

Philos iphie de Thist . étude des lois, qui présidant au développement dea sociétés humaines. Elle embrasse tous les éléments de la civilisation, institutions religieuses, politiques el sociales, lettres et sciences, beaux-arts et industrie, en tenant compte des influences ethnographiques i ihiquea.

l ii' : été traitée par deux méthodes différentes: l°la M. eocpérimentale, qui recherche les causes morales et physiques d'où dérivent la succession el ta liaison des faits. Cette méthode a été appliquée par Bossue) dans ses considérations sur la grandeur el la décadence des Grecs et des Romains Oise, tur ("histoire universelle), par Montesquieu [Grandeur et décadence des humains. Esprit des lois), par Vico lu Science nouvelle), par M. Guizot [Histoire de lu civilisation en Eu-

rope et '-/< France) et par d'autres historiens de notre1 époque. Elle est la base de l'histoire compat ée des religions, des institutions politiques et sociale-, lettres, des sciences et des arts. Quelques auteurs ont accordé une importance exagérée aux causes physiques, telles que les races et le climat. Pour rester dans la vérité sous ce rapport, il faut, tout en faisant sa part à la nature des choses, laisser aux individus et aux peuples la responsabilité de leurs vertus et de leurs vices, de leur sagesse et de leur imprévoyance ; 2° la M. spéculative, qui, partant de certaines doctrines métaphy siques, scientiiiques ou sociales, essaye d'expliquer le passé et de prévoir l'avenir . lumière. L'esprit commun dessystèmesqu'ollea produits est de chercher en tout un développement logiqueou naturel, une série d'évolutions graduelles ou an sorte de progrès qui résulte de la force des choses. Inaugurée en Allemagne par Leasing (Education du genre humain) et par Herder (Idées sur la philosophie de l'histoire), cette conception a trouvé son expression la plus complète dans la Philosophie d l'histoire de Hegel : d'après lui, les peuples représentent successivement chacun a son époque une idée dans le développement nécessaire de l'esprit universel (Voy. Idéalisme) ; ils se personnifient dans les grands hommes que rien n'arrête dans l'accomplissement de leur mission. Cette théorie conduit au Déterminisme et à l'Optimisme ( Voy. ces mots . Dégagée de ses formules métaphysiques et appropriée au génie français par Cousin (Introduction à l'histoire de la philosophie), elle est devenue une espèce de lieu commun dont se sont inspirés, non-seulement des philosophes et des historiens (Foj/.Critiqi y i i mais encore des publicistes étrangers à l'étude de la philosophie allemande. Elle a exercé d'autant plus d'influence qu'elle a rencontré chez nous des doctrines analogues imaginées soit pour expliquer et restaurer le passé, soit pour légitimer certains acti la Révolution, soit pour justifier des plans d'organisation sociale. On comprend sans peine que l'histoire écrite avec de pareilles préoccupations ne saurait arrivera une interprétation impartiale des faits, ensuite qu'elle perd son intérêt aussi bien que sa vérité, dès qu'on lui enlève ce qui fait la dignité de la mne humaine, la liberté et la moralité.

Histoire auguste. Voy. Aoguste au Dict. (Fllùt. et de Géogr.

Histoire métallique.Voy. Métallique et Médailles.

Pemture d'histoire. Voy. Pi imi ri .

histoiisk naturelle (en lui. histona naturalis, connaissance de la nature), ensemble des sciences qui ont pour objet la connaissance des êtres organis inorganisés qui composent notre globe ou habitent sa surface. On la divise généralement en trois grandes parties : 1° la Zoologie, qui traite des animaux ; 2" la Botanique, qui traite des végétaux ; 3° la Minera-

. qui étudie et classe les espèces minéral' ses isolément; à cette dernière se rattache la ■ yie, qui s'occupe de la distribution îles mat dont se compose le globe, et du rôle qu'ils ont joué dans la formation de ses diverses couchi !

• complétées par la Paléontologie, QjÂimi animaux el des végétaux fossiles.

Le premier ouvrage sérieux qui ait paru sur cette science est dû à Iristote, l'auteur immortel <ie l'Hisdes animaux. Théophraste, Dioacoride, I

chez les anciens ; Conrad GesnQT, Aldro\ande, Bolon,

au \\ i* siècle, marchèrent, mais à de grandes distances, sur les traces du maître. Depuis travaux deCésalpin.deRauhin, de Rondelet, de 1 inné, de Pallas.de Buffon, deDaubenton, de i Lamarck deCuvier,desdeuxGeoffroj Si Uilai Jussieu, des deux deCandolle, de De BlainviUe, et de tant d'autres dont on retrouvera les noms à l'article de chaque branche, ont fait de l'Histoire naturelle ce qu'elle est aujourd'hui, c-à-d. une science à la fois positive et attrayante.

Parmi les nombreux ouvrages publiés sur l'His-

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