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HOPITAUX

HORDÉINE.

nONNÈTE (du lat. honestum). L'honnête consiste ■dans lu réalisation du bien, dans la conformité de nos actes avec l'ordre universel dont l'accomplissement de notre destinée fait partie. Il est nécessaire et absolu ; par ces caractères, il se confond avec le devoir et s'élève au-dessus du sentiment et de l'intérêt, qui «ont variables, n'ont rien d'obligatoire, et, par conséquent, ne peuvent être érigés en règle morale. Cependant on a souvent confondu l'honnête avec l'utile, parce qu'une action ne peut être véritablement utile que si elle satisfait quelque penchant légitime de notre nature ; mais, pour reconnaître si un penchant est légitime ou non, il faut un principe supérieur à l'intérêt, et ce principe, c'est le devoir. On n'a donc point le droit de ramener l'honnête soit à l'intérêt individuel, soit à l'intérêt public (Voy. Bien, Devoir, Intérêt, Vertu). Consulter Cicéron, Des devoirs, III.

HONNEUR (légion d'). Voy. l'article légion d'honneur au Dict. d'Hist. et de Géogr.

Honneurs. Au sacre des rois, des prélats, etc., on appelle honneurs certains objets qu'on présente à l'offrande. C'étaient pour les rois de France : un vase de vermeil pour le vin, un pain d'or, un pain d'argent, une bourse contenant 13 médailles en or. — Dans les cérémonies funèbres, on désigne par ce mot les décorations et insignes du défunt que l'on porte derrière le corps sur des coussins de velours noir.

Au Whist, au Boston, et à plusieurs autres jeux on appelle honneurs les figures et les as.

HONORABLE (amende). Voy. Amende.

En termes de Blason, on appelle pièces honorables de Vécu les pièces principales et ordinaires qui peuvent occuper le tiers du champ de l'écu.

HONORAIRES (du lat. honorarium). Ce mot signifie les rémunérations qui ne peuvent être l'objet d'une action en justice, p. ex. les honoraires d'un avocat. Cependant on tend à confondre les honoraires avec le salaire qui peut être réclamé en justice.

HOPITAUX et hospices (du lat. hospitale et hospitium). Les hôpitaux sont des maisons de charité établies pour recevoir et traiter gratuitement les malades indigents ; les hospices sont des maisons de charité où l'on nourrit des pauvres, des vieillards ou des infirmes. Les uns et les autres ne peuvent être ouverts ou supprimés qu'en vertu d'un décret ; ils sont placés sous la surveillance de l'autorité administrative et gérés par une commission administrative composée du maire de la commune et de cinq membres nommés par le préfet ; cette commission prépare le budget, ordonnance les dépenses et surveille la discipline de ces établissements. A Paris il y a une administration spéciale de l'assistance publique (Décret du 23 messidor an II, Loi du 7 messidor an IX, Loi du 7 août 1851, Décr. du 27 sept. 1870).

Un hôpital doit être, autant que possible, sur une hauteur, en terrain sec, au nord ou à l'est des grands centres de population. La ventilation doit y être trèssoignée. Il faudrait aussi que les hôpitaux ne fussent pas trop vastes : plus ils sont étendus, plus les miasmes agissent avec force, et plus il meurt de malades. Un grand hôpital doit se composer de la réunion de plusieurs bâtiments isolés, plutôt que de former un seul et vaste édifice dont toutes les parties communiquent ensemble.

Les hôpitaux ont leur origine dans la charité chrétienne. Les premiers furent fondés à Jérusalem pour recevoir les pèlerins. Plus tard, chaque abbaye, chaque cathédrale eut son hôpital, dont les fonds furent fournis par les rois et les évoques. Après la 1** croisade s'élevèrent les léproseries, ladreries et maladreries. Les hôpitaux étaient alors sous la direction du clergé. En 1544, ils furent placés sous celle des parlements, et plus tard sous celle du prévôt des marchands. — De nombreux hôpitaux ont été construits à Paris, notamment l'Hôtel-Dieu (fondé au vue siècle par St Landry), le Val-de-Grâce, Beaujon, St-Louis, la Charité, la Pitié, la Maternité, l'Enfant-Jésus, Necker, St-Antoine, Lariboisière, Sainte-

Eugénie, etc. Ou compte en outre, soit a Paris, soit aux environs, plusieurs grands hospices : les Invalides, Bîcêtre, ht Balpêtrîère, les Incurables (à Ivry), l'Hospice des Ménages (à Issy}, les Asiles de Vincennes et du Vésinet pour convalescents (Voy. Asii.ei. Il y a plus de 30 hôpitaux et hospices dans le seul département de la Seine ; on en comptait, au 1" janvier 1869, 1557 dans toute l'étendue de la France. Dans les départements, on cite l'Hôpital général de Lyon, ceux de Rouen et de Caen. — Londres a 20 hôpitaux et 93 hospices, tous parfaitement tenus. On en compte 30 à Rome. Naples en a, entre autres, un magnifique, dit les Incurables. Cadix, Madrid, Barcelone, Venise, Bruxelles, en possèdent aussi de trèsbeaux, auxquels il faut joindre la Maison de travail de Berlin, fondée en 1642.

On peut consulter sur les hôpitaux, au point de vue architectural et médical, les travaux de Grosser, Petit, Chirol, Coste, etc. ; au point de vue économique et moral, Mongez, Becarde, Tonon, Rochow, de Gérando, Arm. Husson, etc. Voir aussi le Rapport adressé au Ministre de l'Intérieur sur la situation a'/' trative et financière des hôpitaux et hospices de V Empire (Journal officiel du 5 août 1869).

HOPL1E, Hoplia, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes : 9 articles aux antennes et un seul crochet aux tarses postérieurs. Les Hoplies fréquentent le bord des eaux. L'espèce type estl'tf. farineuse, diteaussi Hanneton écailleux, que l'on trouve quelquefois aux environs de Paris ; il est d'un beau bleu d'azur.

HOPLITE (du gr. ôtO.itt]:), soldat pesamment armé de l'infanterie des anciens Grecs.

HOQUET (onomatopée), contraction spasmodique et subite du diaphragme, qui détermine une secousse brusque des cavités thoraciques et abdominales, accompagnée d'un bruit rauque tout particulier et d'un resserrement subit du larynx, par lequel l'inspiration est interceptée. Dans l'état de santé, le hoquet peut être occasionné par l'ingestion brusque d'aliments pesants et compactes, par celle de liquides spiritueux pris avec excès, ou par le brusque passage d'un lieu chaud à un lieu froid. 11 suffit alors pour le dissiper de boire lentement un peu d'eau froide ou de retenir quelque temps sa respiration; une surprise brusque, un éternument provoqué par un sternutatoire peuvent aussi le faire cesser. Dans le cas contraire, il faudrait avoir recours à des aspersions froides ou à un dérivatif quelconque. — Le hoquet se produit encore dans certaines maladies nerveuses ou abdominales, et, dans ce cas, c'est un signe funeste. On l'observe aussi fort souvent chez les agonisants : c'est ce qu'on nomme le hoquet de la mort.

IIOQLETON (origine arabe). Ce mot désigna d'abord la casaque brodée que portaient les archers du grand prévôt et les gardes de la Manche, puis celle des bas-officiers de la ville et enfin toute espèce de casaque militaire. Le hoqueton était d'abord en étoffe ; on le fit ensuite en cuir, avec des garnitures en métal, à l'épreuve des armes tranchantes.

HORAIRE (du lat. horarius), se dit, en Astronomie, de ce qui concerne les heures. Les cercles horaires de la sphère sont les grands cercles passant par la ligne des pôles. Ils sont ainsi nommés parce qu'ils viennent coïncider avec le méridien les uns après les autres aux différentes heures de la journée.

HORDÉACÉES (du g. -type hordeum, orge), tribu de la famille des Graminées, caractérisée par ses épillets multiflores, à 2 glumes et à 2 pailletti ses stigmates sessiles, et son ovaire le plus souvent pileux. — Les genres Orge, Froment, Seigle, Ivraie, font partie de cette tribu.

HOItDEINE (du lat. hordeum, orge], substance particulière extraite de l'orge : elle est pulvérulente, jaunâtre, insipide, inodore, un peu rude au toucher et semblable a la sciure de bois ; c'est elle qui rend le pain d'orge rude et grossier. On l'extrait eu faisant tomber un filet d'eau sur de la pâte de farine

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