HORIZON
HORNBLEiNDE.
d'orge : l'hordéine et l'amidon se déposent. On traite le précipité par l'eau bouillante, qui dissout l'amidon, et l'hordéine reste pure
HORIZON 'du gr. ôpiÇw, borner}, cercle suivant lequel la voûte céleste parait s'appuyer sur le plan de la terre prolongé : plus exactement, c'est le cercle suivant lequel la sphère céleste est coupée par le plan tangent à la surface de la terre en un point donné : on l'appelle aussi horizon rationnel. Tout plan parallèle à l'horizon rationnel, ou en d'autres termes tout plan perpendiculaire à la verticale, prend le nom de plan horizontal. — Quand un point est situé au-dessus de la surface de la terre, son horizon sensible est le cône formé par les rayons visuels menés de ce point tangentiellementà la surface de la terre. — La dépression de l'horizon rationnel est l'angle que font les différentes génératrices du cône de l'horizon sensible avec le plan horizontal mené par le même point. La dépression de l'horizon sensible est partout à très-peu près constante autour d'une même verticale. Ce fait prouve que la surface de la terre est sensiblement sphérique.
HORLOGE du lat. horologium; du gr. &pàkôyiov), nom commun à tous les instruments qui servent à mesurer le temps. On comprend sous ce nom : 1° les cadrons sol/rires ou horloges solaires, les clepsydres ou horloges d'eau et les sabliers (Voy. ces mots), seuls instruments en usage chez les anciens pour la mesure du temps; 2° les horloges mécaniques, à poids ou à ressorts, comprenant les horloges fixes ou horloges propr. dites, les pendules et les montres ; 3° les horloges électriques.
Horloges ?nécaniques. Dans la plupart des horloges (H. fixes, régulateurs, etc.", le moteur du mécanisme est un poids attaché à une corde qui est enroulée sur une poulie ; l'autre extrémité de cette corde porte un contre-poids plus faible qui la maintient tendue. Si ce poids était abandonné librement à l'action de la pesanteur, il tomberait avec une vitesse accélérée; mais à peine a-t-il parcouru un petit espace en descendant, que sa chute se trouve arrêtée par l'oscillation de l'ancre dontestmuni \e pendule ( roy.ee mot). Dès que l'ancre cesse d'agir, la chute du poids moteur recommence, pour s'arrêter de nouveau après que la même hauteur a été parcourue, et par l'effet du même obstacle ; on obtient ainsi une série de chutes de même durée (isochrones), que l'on compte au moyen d'aiguilles qui marchent sur un cadran, et auxquelles le poids moteur imprime le mouvement par l'intermédiaire de rouages. — Dans les pendules qu'on placesurlescheminées, ainsi que dans les montres {Voy. ce mot), le poids moteur est remplacé par un ressort moteur qui se débande peu à peu.
Les premières horloges mécaniques paraissentavoir été faites en Orient. En Europe, le pape Gcrbert appliquai premier le poids moteur aux horloges, et il est, suivant toute vraisemblance, l'inventeur de l'échappement uniquement employé jusqu'au xvu' siècle. On ne connaît pas l'inventeur de la sonnerie, qui existait au commencement du xn' siècle. L'horlogerie prit son essor au xive siècle. Jean de Dondis, dit DegHorologj, fit une horloge pour Padoue sa patrie ; en France, celle de la tour du Palais, fut établi par Henri de Vie, horloger allemand, que Charles V avait attiré à sa cour. Sous Charles VIIfutinventéleressortmoteur,qui permit de fabriquer bientôt des horloges d'une très-petite dimension. En 1483, on voit Louis \l donnerdes statuts à la corporation des horlogers. Dès cette époque, l'application de l'horlogerie aux calculs astronomiques fit l'aire de rapides progrès à cet art; en !560,Tycho-Brahé possédait déjà des horloges assez délicatement exécutées pour marquer les inimités et les secondes. L'horloge de Strasbourg date de 1573. Huyghens lit faire an grand progrès s l'horlogerie par l'application du pendule aux horloges et par l'invention de la roue Balancier qui sert de régulateur dans les montres.
Au xvu* siècle, Lebon, les Leroy, Gaudron, Bnder-
lin, Thiout, Rivaz, Dutertre, Romilly, Lepaute et Ferd. Berthoud, en France ;Graham, Cole, Harrison, en Angleterre, s'illustrèrent par des horloges remarquables de combinaison et d'exécution, ainsi que par des traités d'horlogerie estimés. Vinrent ensuite Robin, Lépine, L. Berthoud, L'réguet et Robert. Dans notre siècle, il faut citer Janvier, pour les machines astronomiques; Bréguet fils, Lepaute, Leroy, pour l'horlogerie fine, et \\ agnor pour la grosse horlogerie. Paris, Genève et Londres sont aujourd'hui les places les plus renommées pour l'horlogerie. Dans le Jura français et suisse, il y a aussi de nombreux établissements consacrés à cette branche d'industrie. C'est dans la Forêt Noire qu'on fabrique en grand l'horlogerie en bois (coucous, réveille-matin, etc.). — Voir: I'. Berthoud, Essai sur l'horlogerie (Paris, 1773 et 1786) ; L. Moinet, Traité élémentaire dhorlogerie (1838); Urb. Jurgenson, Principes de V exacte mesure du temps par les horloges (1838) ; P. Dubois, Histoire et Traité de l'horlogerie depuis son origine jusqu'à nos jouis (1850). — Voy. aussi Chronomètre et Montre.
Horloges électriques. Dans ces horloges, dont l'invention est encore récente, le moteur est un électroaimant, qui par un mécanisme ingénieux imprime au pendule une première impulsion : le départ du pendule interrompt le contact métallique et par suite lf» courant électrique ; mais son retour ramène le contact et produit une nouvelle impulsion, et la répéti tion de ces deux mouvements se faisant avec une régularité mathématique, les oscillations du balancier sont nécessairement isochrones. — Dans d'autres horloges électriques l'action motrice de l'électroaimant est employée à décrocher et à rendre libre un ressort dont la détente imprime une impulsion au balancier. — Quant aux aiguilles, elles sont également mises en mouvement par l'action électromagnétique exercée sur la petite roue à crochet qui les porte : cette action n'étant pas permanente, mais se produisant à intervalles réguliers, minutes ou secondes, on voit les aiguilles, en apparence immobiles, franchir subitement une division du cadran. — Le principal avantage des horloges électriques, c'est de pouvoir, à l'aide de fils télégraphiques, transmettre le mouvement à un nombre plus ou moins considérable de cadrans qui tous marquent mathématiquement la même heure. Telles sont en France, les horloges de la plupart de nos chemins de fer et celles de quelques établissements publics. Parmi les artistes habiles qui s'occupent de la construction de ces sortes d'horloges nous citerons, en France, MM. P. Garnier, Froment, Vérité, Detouche et Robert lloudin ; en Allemagne MM. Storer et Scholle, etc.
horloge de FLORE, collection de fleurs qui s'épanouissent ou se ferment à des heures fixes du jour, et dont on peut faire une horloge curieuse en les disposant en cadran dans un jardin. Dans cette horloge, on verra s'ouvrir : à 3 heures du matin, le Sa! silis des prés; à hh., la Chicorée sauvage; à 5 h., le Laiteron commun ; à 6 h., l'Hypochœris tael: à 7 /(., la Laitue cultivée; à 8 h., le Mouron des champs; à 9 h., le Souci des champs; — on verra se fermer à 10 h., la Chicorée sauvage: à il h., la Crépide des Alpes; à midi, le Laiteron de Lapoaie; à 1 A., l'Œillet prolifère; à 2 h., l'F.pervièrc auricuïe ; à 3 h., le Souci des champs; à i h., IMysse Utriculée ; — «5 h., s'ouvrira la Betts-ds nuit ; à 6 //., le Géranium triste; — à 7 h., se fermera le
Pavot nudicaule; à&h., l'HémérocaUe fauve; — enlin, à 9 li-. s'ouvrira le Cierge à grandes fleurs, qui
s.' referme à minuit. Voy. Caleumibi m noas.
horloge de LA Moin , nom vulgaire donne à la Vrtllette et à une espèce de Psoque, insectes qui, en rongeant le bois, font entendre un bruit cadencé analogue à celui d'une horloge.
HORLOGERIE. I '"'/• Horloge.
HORNBLENDE I de l'allem. //o;vi, corne, et hlenden, éblouir), ou Actinote noire, minéral du genre Amphibole, d'un noir foncé, et qui se rencontre tantôt en
IIOSANNA.