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HYGIÈNE

mot). — Les principaux instrumente dans lesquels on ;i appliqué ces principes sont la presse hydraulique de Pascal, lu niveau d'eau, le nioeuu a bulle d'air, le tourniquet hydraulique, le ludion, les aréomètres, etc. Voy, ces mots.

La science de Y hydrostatique, inséparable de l'hydrodynamique {Voy. ce mot), a été fondée, chez les anciens, par Archimède, qui en donna les premières notions dans son traité De insidentibus humido. Le principe qui porte le nom du célèbre géomètre fut démontré théoriquement, à la fin du XVIe siècle, par Stévin, géomètre flamand, puis expérimentalement, au xvne siècle, par Pascal qui posa les véritables fondements de l'hydrostatique. Lorsque les travaux de Torricelli, de Guglielmini et de Mariotte eurent établi d'une manière empirique les lois de cette science, la déduction mathématique de leurs conséquences devint le but des efforts des plus grands géomètres, notamment des Bernouilli, de Newton, Maclaurin, d'Alembert, Clairaut, Lagrange, etc.

HYDROSULFATE, etc. Voy. Sllfhydiute, etc.

HYDROTHÉRAPIE (du grec uôwp, eau, et 8epa- •Jisîa, traitement), méthode de traitement qui consiste à combattre les maladies par l'usage de l'eau froide. Cette méthode, dont l'idée mère se retrouve à toutes les époques de l'histoire de la médecine, a été depuis 1828 mise en vogue par un paysan de la Silésie, nommé V. Priessnitz (mort en 1851), et suivie depuis plus de 30 ans dans un établissement fondé par lui à Graefenberg. On y emploie l'eau froide sous toutes les formes : à l'intérieur, en boisson (de 12 à 15 verres par jour), lavements et injections ; à l'extérieur, en bains (bains entiers, demi-bains, bains de siège, bains de pieds), affusions, douches, application de ceintures humides, de draps mouillés dans lesquels on s'emmaillotte, frictions avec des linges humides, etc. Ces moyens ont pour effet de faire passer alternativement du froid au chaud et du chaud au froid, de faire transpirer fortement le malade, puis de le saisir. Ils réussissent surtout contre les rhumatismes et les maladies chroniques. — La méthode de Priessnitz est tout empirique ; elle a cependant laissé à la science quelques faits dont une étude attentive et vraiment scientifique pourra profiter. — Plusieurs établissements analogues à celui de Graefenberg ont été fondés en Prusse (à Marienberg), en France (à Paris, à Bellevue, Auteuil, Issy ; à Lyon, à Dijon, à Divonne, etc.). — Voir sur ce sujet : Scoutetten, De Peau sous le rapport hygiénique et médical (1842) ; L. Fleury, Traité pratique et raisonne d'hydrothèrapie (1852; ; Schedel, Gillebert-Dhercourt, etc.

HYDROTHORAX (du gr. v&wp, eau, et Gwpaï, poitrine), hydropisie de poitrine, épanchement ou accumulation de sérosité dans les plèvres. Voy. Hydkopisie et Pleurésie.

HYDROTIMETRE, instrument servant à déterminer la quantité de sels calcaires ou terreux contenus dans une eau quelconque à l'aide de l'action que celle-ci exerce sur une solution alcoolique de savon. Il se compose d'une burette tubulaire graduée, portant d'un côté une division en centimètres cubes; de l'autre, une échelle hydrotimétrique dont le zéro est placé au-dessous du premier d'une quantité représentant la solution nécessaire pour produire de la mousse dans de l'eau distillée. Les essais se font dans un flacon gradué et sur une quantité d'eau égale à 40 centimètres cubes. La pureté de l'eau est en raison inverse de la quantité de savon nécessaire pour produire la mousse.

Jiydrure (d'hydr pour hydrogène et du suffixe terme de Chimie, peut se dire de toute combien de l'hydrogène avec un élément métalloïdique ou métallique ; toutefois ce terme s'emploie préférablement pour les corps qui résultent de l'union de l'hydrogène aux métaux, ou aux radicaux organiques monoatomiques ainsi on dit hydrure de point, de cuivre, etc. : ces combinaisons métalliques sout en général très-instables. On dit aussi lnj-

drure dé méthyle, d'éthyle, dephényle, etc. Voy. Gaz m s m m: vis, Benzine, etc.

HYÉMOSQUE, espèce de Chevrotain. Voy. Che- VROTAIN.

HYÈNE (du gr. Catva), ffyœna, genre de Mammifères, de l'ordre des Carnassiers, type de la famille des Byénidés. L'Hyène a beaucoup de rapport avec le loup par son naturel carnassier, par sa taille et la forme de sa tète ; mais elle en diffère essentiellement en ce qu'elle n'a que h doigts a chacun des pieds. Le corps est rendu oblique par la flexion des membres postérieurs, ce qui fait que l'anima] semble boiter en marchant. Le poil du cou est hérisE forme de crinière. Cet animal a une poche entre 1 anus et la queue. L'espèce type est 17/. rayée {II. vuU garis), dont le pelage est d'un gris jaunâtre rayé de noir. Cette espèce habite la Perse, la Syrie et PAbyssinie. C'est un animal nocturne, tiès-vorace ; il préfère les charognes aux viandes fraîches. On u exagéré grandement sa férocité. Les autres e sont l'H. brune (H. fusea) et 17/. tachetée (II. crocata), du sud de l'Afrique. — La famille des Hyénidés comprend, outre le genre type, le genre Protèle ( Voy. ce mot). — On trouve dans les dépôts de l'âge quaternaire beaucoup de débris d'Hyènes fossiles paraissant appartenir à des individus plus forts que ceux existant aujourd'hui. On en a fait un genre dit H. des cavernes (II. spelœa).

HYÉN'OÏDES, section de la famille des Canidés (Voy. Chien), ne comprend qu'uneespèce, Y H. peinte, du midi de l'Afrique, qui tient à la fois du Chien et de l'Hyène.

HYGIE, planète télescopique. Voy. Planètes.

HYGIÈNE [du gr. ta ûytsivà, préceptes de santé), partie de la Médecine dont la fin est la conservation de la santé, c.-à-d. qui nous apprend à régler la vie de l'homme, de manière à assurer l'exercice régulier de toutes ses fonctions et le développement complet de toutes ses facultés. Halle divisait l'hygiène en 3 parties : 1° le sujet de l'hygiène ou la connaissance de l'homme sain, dans ses relations et dans ses différences, c.-à-d. en société et individuellement ; 2° la matière de l'hygiène ou la connaissance des choses dont l'homme use ou jouit, et celle de leur influence sur notre constitution et nos organes ; 3° les moyen ? ou règles de l'hygiène, règles qui déterminent la mesure dans laquelle doit être restreint l'usage des choses pour la conservation de l'homme considéré soit en société, soit individuellement. Le Dr M. Lévy y établit G divisions : circumfusa, air, eau, sol, localité, climat ; ingesta, aliments, condiments, boissons; excréta, produits des excrétions ; applicata, vètements, cosmétiques; percepta, activité morale et intellectuelle ; qesta, exercices, veille, sommeil.

La connaissance des lois, des mœurs et de la police des peuples, relativement à l'hygiène, constitue l'hygiène publique. Elle s'occupe de tout ce qui concerne la salubrité publique, construction et entretien des égouts et dépôts d'immondices, distribution des eaux, halles et marchés, salles de spectacles, prisons, ateliers et manufactures; surveillance de l'éclairage, des aliments, des boissons, des logements, l'assainissement et la désinfection des lieux insalubres, le dessèchement des marais, etc. 11 existe à cet effet un Comité consultatif d hygiène publique qui réside à Paris; il y a en outre dans chaque département, un Conseil d'hygiène publique (Décrets du 15 décembre 1851 et du 19 janvier 1852).

L'hygiène privée est celle qui détermine, par des règles déduites de l'observation, dans quelle mesui i l'homme qui veut conserver sa santé doit, selon son âge,sa constitution et les circonstances dans lesquelles il se trouve, user des choses qui L'environnent et de ses propres facultés, soit pour ses besoins, soit pour ses plaisirs. Voy. Dieu:.

, Consulter : Rostan, Cours d'hygiène (1828 ; I.onde, Éléments d'hygiène (1827 el Is;'|7 : telet, Hygiène' publique (1836); Dr M. Lévy, .

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