S — HYDROSTATIQUE
quide épanché; mais quand la diathèse séreusi établie, on voit se développer les sj mptômessuivants: sécheresse, décoloration, flaccidité de la peau ; pâleur et tuméfaction de la face; blancheur extrême de la conjonctive; Boif continuelle ; urines épaisses, rougeâtreset très-abondantes ; prompt amaigrissement; les digestions sont le plus souvent dérangées, l'appétit dépravé; les malades tombent dans le découragement en même temps que l'affaiblissement musculaire les éloigne de tout mouvement, etc. Le pronostic des hydropisies est toujours grave; néanmoins, le danger est proportionné à la cause productive. • : ainsi, les lésions organiques du cœur, du foie, etc., produiront une hydropisie plus fâcheuse qu'une irritation locale ou qu'un état passager d'anémie.
Le traitement, pour les hydropisies actives, consiste dans l'emploi de, la médication révulsive. Les hydropisies passives doivent être combattues par les toniques et les stimulants (scille, digitale pourprée, fer, quinquina, gentiane), et par une alimentation réconfortante. Dans les unes comme dan- les autres, il faut faciliter la résorption du liquide épanché, ou lui pratiquer une issue au dehors. Pour cela, on a recours d'abord aux hydragogues ; Voy. ce mot!, tels que les purgatifs, les diurétiques et les Budorifiques; on a employé aussi les dérivatifs sur la peau, tes frictions aromatiques et alcooliques. Quand tous moyens sont impuissants, on ouvre une issue à la sérosité; pour l'anasarque, il suffit de simple. chetures; on emploie la ponction pour i'ascite, l'hydrocèle , l'hydrothorax et quelquefois l'hydrocéphale. Ce soulagement n'est soin eut que momentané ; les eaux se reproduisent avec rapidité et il faut recommencer l'opération.
HYDROPNEUMATIQI7K (ccve). Voy. CuVB.
HYDRORACHIS. Voy. Spina-BIFIda.
HYDROSCOPE (du gr. OSpooxÔRo;), celui qui pratique l'art de rechercher les sources, les eaux souterraines. L'hydroscopie lorsqu'elle est fondét l'observation attentive du sol et sur la connaiss de la Physique et de la Géologie est an art sérieux, et qui n'a rien de commun avec les vaines pratiquede la rhabdornancie. Voy. Source et Bagi tut: iu\i- > vioir.i:.
iiydrostat (du gr.fl&op, eau, et du lat. statut . appareil inventé par M. Kœppelin, et servant a les corps. C'est un flotteur en métal, analogue à l'aréomètre deNicholson [Voy. ^rbombtre}, mais modifié de manière qu'on puisse mettre le plateau qui doit recevoir les corps pesants au-dessous du flotteur, condition nécessaire pour la stabilité' de l'équilibre. Pour se servir de l'hydrostat, on pose le corps dans le plateau, ce (pli fait enfoncer le flotteur, et BD ajoute
des pohjs quelconques pour faire affleurer le nivi l'eau à un point indiqué sur le flotteur, l'oi- on enlève le corps et on meta sa place des poids marqués', jusqu'à ce que l'affleurement ait lieu au même point. Cet appareil permet de mesurer à 1 centigr. pr< objets d'un poids considérable.
HYDROSTATIQUE (du gr. ûôtûp, eau, et de statique), une des branches de la Mécanique, étudie les conditions de l'équilibre des liquides et les pressions
qu'ils transmettent, soit dans leur mftBM, s it sur
les parois des vases qui les contiennent. — Toutes les propriétés des liquides en équilibre sont des conséquences de ce principe fondamental découvert par Pascal ■. /'// liquide transmet en /<""•• sens, avec la même intensité une pression exercée sut unt portion ique de sa surface (en supposant ce liquide incompressible, parfaitement fluide et dénué de pesanteur,; en tenant compte de l'action de la pesau-
teur, on détermine les pressions développées par elle
dans ce liquide et ses conditions d'équilibre. — La
théorie des corps plongés OU flottants dans un liquide a pour hase le principe- d' \rchiinèi|e : l'util plongé ilma un lii/inilr éprOU
haut égale aupoiat du hquide déplacé. On le <f i outre au moyen de la balance hydrostatique [Voy. ce