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DE POISSON

ICHTHYODONTE (du gr. IgOyç, poisson, et àSofe, dent). Voy. Glossopétres.

ICHTilYOLlTHE 'du gr. i/00:, poisson, et ÀC8oç, pierre), poisson pétrifié ou pierre qui porte l'empreinte d'un poisson.

ICHTHYOLOGIE (du gr. ixOuoAOYÎa), partie de la Zoologie qui traite des poissons. Le véritable fondateur de l'ichtbyologie est Guill. Rondelet. L,es principaux ichthyographes sont, après lui, Blocb, Artédi, Lacépèdé, Cuvier, Duméril, J.Muller, MM. Yalenciennes, Agassiz, etc. \'i»j. Poissons.

ICHTHYOPHAGES (du gr. V/'j-joçivoi , peuple: qui vivent surtout du produit de leur pêche. I sont diverses hordes ou tribus de la Sibérie, de l' Vmérique du Nord, de la Chine et des lies mer des Indes. Chez les anciens, deux peuplades, l'une en Gédrosie, l'autre en Ethiopie, reçurent ce nom des Grecs. Généralement les Ichthyopl sont pauvres, chétifs, et sujets aux maladies de la peau; leur état social touche à la barbarie.

IClITHYOSAl'llE (du gr. i/O-J:, poisson, et caOpoç, lézard), khthyosaurus, genre de Vertébrés fossiles, intermédiaire entre les Cétacés el les Reptiles, et dont les habitudes étaient essentiellement marines. Leur i aille atteignait 10m ; ils avaient le museau du daupbin, le crâne et le sternum du lézard. des pattes de cétacés, mais au nombre de quatre, plus de cent vertèbres, mobiles comme celles des poi Leurs yeux de dimensions énormes étaient pipai' des plaques osseuses mobiles; leur corps était couvert de larges plaques dermales et leur queue verticale. Ces animaux essentiellement destructeurs se dévoraient entre eux. Les Ichtbyosaurea apparaissent avec l'étage sinénturien ; ils pullulent dans l'étage liasien et disparaissent dans l'étage esHovii n. Leurs débris sont abondants en Angleterre et en

Allemagne : on y trouve fréquemment leurs /(//.es, e.-à-d. leurs excréments pétrifiés.

ICHTHYOSE du gr. tyôuç), affection cutanée, presque toujours congénialè et caractérisée par un ôpaississemenl de l'épidermeet par la présence sur tout ou partie du corps d'écaillés analogues El cènes despotssoiu.L'ichthj ose est incurable : les lotions inii-

cilagineuses et huileUBes, les liains simples ou de vapeur, sent les moyens palliatifs auxquels on a recours. ICIQUIEK, letca, genre de la famille des Burséra-

OéeS, VOisin de8 Balsamiers, renferme des arbres résineux, qui croissent dans l'Amérique < t l'Asie tropicales. L'espèce appelée vulg. Arbre oVena >, donne,

par incision, un suc clair, transparent, balsamique, que l'on brûle comme de l'encens, el dont l'odeur rappelle celle du citron. On comprend dans ce genre

le Balsamier ou Aotyrù ilimifère, vulg, Boit de chandelle, qui fournit la résine ilimi,

ICONOCLASTES, c.-a-d. briseurs d'images. I

IBEIUDE (du gr. I6r,pfc), genre de la famille des

Crucifères, renferme des plantes herbacées ou sousfrutescentes, à feuilles alternes, à fleurs blanches ou purpurines, disposées en grappes. Ces plantes appartiennent à l'Europe et h l'Asie. On en cultive plusieurs pour l'ornement des jardins : telles sont l'Ibéride ombelli/'ère, appelée vulg. Thlaspi. et par corruption Ter aspic ou faraspic, à fleurs blanches ou violettes, dont la grappe raccourcie imite une ombelle ; VI. toujours fleurie, dite aussi /. de Perse, Corbeille d'argent, ou Thlaspi vivace, et 17. toujours verte topà sont très-répandues : on en fait de belles bordures qui se couvrent entièrement de fleurs blanches.

1BEX, nom scientifique du Bouquetin. Koy.cemot.

IBIS (du gr. têi;), Ibis, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Échassiers limicoles, famille des Longirostr< -, voisin des Tantales et des Courlis, renferme des oiseaux migrateurs, caractérisés par un bec allongé, arqué, élargi et presque carré à sa base; quatre doigts, les trois de devant réunis par une membrane. Ces oiseaux se nourrissent de lézards, de serpents, do grenouilles, etc. Les espèces se trouvent répandues dans les deux mondes.

L'Ibis sacré ou /. blanc (I. religiosa), espèce type, commune en Egypte, ressemble à la cigogne, mais sa taille est plus petite et il a le cou et les pieds plus longs en proportion. Son plumage est d'un blanc roussàtre, avec les grandes plumes du bout des ailes noires. Le tour de la tête est dégarni de plumes, mais revêtu d'une peau rouge et ridée. Le bec est de couleur aurore. Les anciens Égyptiens rendaient à cet oiseau un culte religieux, rélevaient dans l'enceinte de leurs temples, le laissaient errer librement dans les villes et embaumaient son cadavre. Ils supposaient à cet animal un attachement inviolable à leur pays (dont il était l'emblème), et pensaient qu'il arrêtait sur les frontières des légions de serpents qui auraient dévasté leurs champs. Le meurtre même involontaire d'un de ces oiseaux était puni de mort. Les ibis sont représentés sur un grand nombre de monuments égyptiens. Ce n'est que depuis la campagne d'Egypte que l'on est renseigné sur la nature exacte de l'espèce d'Échassiers qui recevait jadis tant d'honneurs. C'est Yabou-hannés ou l'ère Jean des Arabes. — Parmi les autres espèces, on remarque surtout : Y Ibis vert ou Courlis vert qu'on trouve quelquefois en Italie et en Allemagne, et VIbis rouge, vulg. Bec croche, de l'Amérique tropicale.

IBYCTER, oiseau de proie. Voy. Rancanca.

ICAQUÏER, Chrysobalanus, genre type de la famille des Chrysobaianées, détachée décolle des Rosacées, se compose d'arbres et d'arbrisseaux à feuilles alternes, entières, et à fleurs blanchâtres, disposées en grappes et en panicules. Ces plantes sont origi mûres de l'Amérique tropicale. Ulcàquier ordinaire (C. icaco), est un petit arbre commun à Cayenne et aux Antilles, de :',<•> de haut, a tronc tortueux, et dont le fruit, dit vulg. prune d'Amérique, ressemble à notre prune de Damas. La chair de ce fruit est molle, blanche 61 d'une saveur douce très-agréable. L'écorceila racine et les fruits sont astringents; les amandes des graines fournissent une huile employée contre la ayssertterli . 1.7. à longues feuilles, de la Nouvelle-Géorgie, a des fruits en forme d'olive. ICHNEUMON (du gr. î/veûpcov), OU BAT DE Pharxor, Herpestes Pharaoms, espèce du genre Man-

ÇOt tte ( Voy. ce mot). C'est un petit Carnassier, long de O"", 50, y compris la queue qui est aussi longue que le corps, et dont le pelage es! d'un brun foncé tiqueté de blanc sale. Il vit au bord des rivières 61

Bapprivoi e facilement. On l'emploie en Egypte à détruire les ratsel les souris, dont les maisons sont infestées. Il se nourrit aussi de lézards, île poules, d'oiseaux et d'œufs. Les anciens Égyptiens croyaient

qu'il détruisait les œufs du crocodile et lui rendaient pour ce motif un culte religieux.

n ll.M l mon, vulg. \fmtfhe rihrniltrou tripile,

d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères térébrants,

ICTIDES.

idéalisai:.

le DM. d'Hist. et de Géogr. et ci-aprcs l'art. Image.

ICONOGRAPHIE (du gr. EÎxovoYpasiai, description des monuments de la sculpture antique et de celle du moyen âge, et dans un sens plus restreint, représentation figurée de personnages remarquables, anciens ou modernes. La Grèce antique a fourni beaucoup de monuments iconographiques : les médailles, les camées, les statues, les peintures à l'encaustique étaient fréquemment des portraits ; ainsi l'on peut, d'après des monnaies de Lampsaque, retrouver !a ressemblance de Miltiade, de Thémistocle, etc. Les portraits abondèrent aussi à Rome: ce ne furent d'abord que des bustes en cire des familles patriciennes; on fit ensuite des bustes en marbre ou en bronze ; les anneaux, médaillons, monnaies, tissus, présentèrent de même des images anciennes ou contemporaines. — L'iconographie, de plus en plus cultivée depuis la Renaissance, a fini par devenir une science, et a donné lieu à une foule de recueils dont quelques-uns sont très-précieux. Les principaux sont : Illmtrium imagines de Fulvio Orsini (Rome, 1569) ; Veterum illustrium.... imagines de Bellorio (Rome, 1685) ; l'Iconographie grecque de Visconti (Paris, 1811) ; l'Iconographie romaine du même et de Mongez (Paris, 1817-26) ; l'Iconographie des contemporains de Delpech (Paris, 1824) ; l'Iconographie chrétienne de M. Didron (1843) ; le Dictionnaire iconographiquedes monuments de l'antiquité chrétienneet au moyen âge de L.-J. Guenebault (Paris, 1846), etc.

On a nommé aussi Iconographie toute suite de planches repré-entant des espèces végétales ou animales: telles sont les iconographies du Règne animal, des Mammifères, des Reptiles, etc., publiés par M. Guérin-Méneville.

ICONOLÀTUE (du gr. eîxwv, image, et ^arpsuto, adorer), terme injurieux dont les iconoclastes se servaient à l'égard des catholiques, qu'ils accusaient d'adorer les images. Voy. Idolâtrie.

ICON'OLOGIE (du gr. EixovoXoyîa). L'Iconologie, qu'il ne faut pas confondre avec l'Iconographie, n'est que l'explication des emblèmes, des figures allégoriques et de leurs attributs. — On estime en ce genre Y Iconoloyie historique deCh. Delafosse (Paris, 17G8; ; l'Iconoloyie par figures deGravelotet Cochin (179tij ; l'iconologia de F. Pistrucci (Milan, 1821). — Yog. Emblème.

ICONOSTASE (du gr. eixwv, image, et (7t<x<tiç, action de poser), cloison ou écran à trois feuillets qui sépare l'autel de la nef dans les églises d'Orient, et sur lequel on expose plus spécialement à la vénération des fidèles les images peintes et rehaussées d'or de Jésus-Christ, de la Vierge, des Évangélistes et de quelques autres saints. Cet écran se ferme quand le prêtre accomplit certains mystères sacrés. — Les chrétiens du rit grec ont aussi chez eux des iconostases consistant en un cabinet ou niche que voile un rideau et où sont posées les saintes images: il n'y a pas une maison russe qui n'ait son iconostase.

ICOSAÈnUE (du gr. eïxoo-t, vingt, et eopa, face), corps solide qui a vingt faces. L7. régulier est un polyèdre terminé par 20 triangles équilatéraux, qui, pris 5 à 5, forment les pointements du polyèdre : c'est un des cinq polyèdres réguliers.

ICOSANDRIE (du gr. sïxoti, vingt et àvrjp, mâle, étamine), 12e classe du système de Linné, renfermait les végétaux dont les fleurs ont au moins 20 étamines. L'icosandriese divisait en 5 ordres, d'après le nombre des pistils : monogguie (un pistil); digynie (deux), triggnie (trois), pentagynie (cinq), polyggnie (plusieurs). — La plupart de nos arbres fruitiers appartiennent à cette classe.

ICTERE (du gr. txTepo;, jaunisse). Voy. Jaunisse. — Ictère bleu. Voy. Cyanose.

ICTÉRODE (typhus). Voy. Fièvre jaune.

ICTERUS (du gr. ïxtepo;), nom latin scientifique du genre Tiioupiale.

ICT1DES (du gr. Îxti;), nom latin scientifique du genre Rjp»tlt.o.\g.

1D/EA, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptèros, famille des Diurnes. Voy. Danaïde.

IDÉAL (du lat. idea/is, et du gr. Î3éa). I. Dans l'Art, l'idéal est l'idée d'une chose aussi parfaite que le comporte sa nature. Il ne consiste pas, ainsi que l'enseigne Platon, dans un type abstrait et général (Yog. Beau, EsthÉTIQDB, Idéalisme). Il est, d'après la théorie et la pratique constante des grands maîtres, la forme déterminée, individuelle, vivante, d'un être tel qu'il serait à un moment de son existence si, affranchi des obstacles qui entravent son développement dans le monde réel, il déployait en toute liberté et manifestait en toute plénitude les facultés propres à sa nature. La tâche de l'artiste est donc double : d'abord concevoir les caractères essentiels et saillants d'un être, puis les représenter en choisissant parmi les traits individuels ceux qui les marquent le mieux ; par là il imite la nature, et il la surpasse en exprimant mieux ce qu'elle dit à l'esprit. Cette conception et cette représentation de l'idéal varient d'ailleurs selon les époques, parce qu'elles dépendent à la fois de l'état général de la civilisation et des aptitudes particulières de l'artiste. C'est une vérité qui est mise en évidence par l'histoire comparée des arts, de la poésie et de l'éloquence. — Consulter Saisset, /' Esthétique française ; Ravaisson, Rapport sur l'enseignement du dessin, etc.

II. Dans la Morale et. dans le Droit naturel, l'idéal est la nature humaine portée à sa perfection : c.-à-d. dans la vie privée, le développement harmonieux de nos facultés ; dans la vie publique, la justice et la fraternité complètes. Cette perfection est donc la destinée de la nature humaine : c'est le but auquel elle tend et dont elle se rapproche progressivement. Pour concevoir cet idéal et le réaliser, elle doit lutter contre deux espèces d'obstacles : d'abord, comme il n'y a qu'un petit nombre de vérités évidentes et immédiatement admises sur l'autorité même de la conscience et de la raison, il faut du temps pour découvrir les principes moraux qui sont la règle de la vie humaine et pour trouver le point de perfection auquel il est permis d'atteindre, en ne confondant pa,$l'idéala,\ecl'utopie (Voy. ce mot); ensuite, quand les principes sont découverts et admis, il reste à les appliquer en les faisant prévaloir sur les passions et les préjugés. Si l'on considère l'esclavage, par exemple : que de siècles se sont écoulés avant qu'on en reconnût l'iniquité! que de sang on a versé avant d'arriver à l'abolir chez les peuples civilisés 1

III. En Métaphysique, Dieu est appelé l'Idéal par excellence, en ce sens qu'il est l'être parfait. En effet, les choses que nous connaissons par l'expérience, par cela seul qu'elles sont contingentes et relatives, ne comportent qu'une perfection limitée, qui laisse toujours quelque chose hors de soi ; mais Dieu est absolu dans tout ce qu'il est; par conséquent, il est l'être parfait, objet de notre pensée et de notre amour, cause finale de tout progrès. « La perfection, dit Leibnitz, n'est autre chose que la grandeur de la réalité positive prise précisément, en mettant à part les limites ou bornes dans les choses qui en ont; et là où il n'y a pas de bornes, c.-à-d. en Dieu, la perfection est absolument infinie (Monadologie, § 41). >» Consulter, pour les discussions auxquelles cette conception a donné lieu de nos jours, Ravaisson, la Philosophie au xi\e siècle (6 14, 36). — Voy. Dieu.

IDÉALISME (d'idéal), nom donné à divers systèmes philosophiques sur l'origine et la nature des idées considérées au double point de vue de la connaissance et de la réalité.

Théorie platonicienne des idées. Dans le Timée, Platon, expliquant l'origine du monde, le compare à une statue qui suppose un bloc de marbre, un sculpteur et un modèle : le bloc de marbre, c'est la matière, non la substance qui tombe sous les sens, mais le sujet d'inhérence séparé des qualités qui le déterminent ; le modèle, c'est le plan intelligible du 1 monde, l'ensemble des idées oaessences (sT.5r,, ov^iat),

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