‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 788 sur 1672 · IGUANE · texte numérisé non relu

IGUANE

cependant quelques idiots sont encore susceptibles d'un certain degré d'éducation. \ oirsur ce sujet : Ed. Seguin, Traitement moral, hygiène et éducation des idiots, etc. (Paris, 1846). — Voy. aussi Crétin?, jimotismi: (du gr. EStwriiTUDç), usage d'un mot

OU d'une association de mots spéciale telle ou telle langue et qui dévie des principes de la grammaire générale. Le mot de, dans cette expression un saint homme de chat, la tournure, si j'étais que <le vous, sont des idiotismes particuliers à la langue française. — On distingue les idiotismes en gallicismes, latinismes, héllénismes, kébraïsmes, germanisme ?, anglicismes, etc., selon qu'ilsappartiennent exclusivement au français, au latin, au grée, à l'hébreu, à l'allemand, à l'anglais, etc. On peutaussi distinguer, dans une même langue, 'les idiotismes de mois, d'alliances de mots, et de construction.

IDIOTISME, état d'idiot. Voy. Idiotie.

IDOGRA.SC, substance minérale composée d'un silicate d'alumine et d'un silicate de chaux combinés équivalent ;\ équivalent [ AlSi + CaSi] : cette composition rapproche l'idocrase des grenats^ dont elle diffère par son système cristallin: ses cristaux en effet --ont des prismes droits à base carrée souvent modifiés sur leurs arêtes. On la trouve aussi à l'état granulaire ou en niasses bacillaires. Ses couleurs sont le vert (I.de Sibérie ou Wilouite,I.de Bohême ou Êgérane),\<? brun (/. du Vésuve), le bleu (I. >■)//, nue; ,etcj Elle est rarement diaphane, présente la cassure conchoide ou lamellaire, raye le verre et pèse 3, /|5. On la trouve dans les laves du Vésuve [gemmes du Vésuve), dans les roches talqueuses des environs de Turin, dans le Valais, en Tyrol, en Bavière, en Espagne, dans les Pyrénées, et dans les serpentines de Sibérie.

IDOLÂTRIE (du gr. EtSwXoAaTpeîa), culte des idoles, c.-à-d. des images des dieux représentés sous la forme humaine, images auxquelles leurs adorateurs attribuaient une vertu occulte. L'idolâtrie est une des formes du poiythêisme{ Voy. ce mot) ; elle doit sa naissance à Vanthropomorphisme( Voy. ce mot' ; c'est elle qui a inspiré à la statuaire antique ses plus beaux chefs-d'œuvre ( Voy. Grec [art]). — L'idolâtrie paraît. avoir été commune àtous 'es peuples anciens, les Juifs et les Perses exceptés. C'est chez les Égyptiens, les Grecs et les Romains qu'elle eut le plus de développement. Elle subsiste encore dans le Brahmanisme, etc.

EDOTÉB, Idotea, genre de Crustacés isopodes, au corps très-allongé et peu dilaté vers le milieu, renferme un grand nombre d'espèces qui habitent presque toutes les mers. Le type du genre est l'Ltricuspidée, qui se rencontre au milieu des plantes marines sur les côtes de la Manche et de la Méditerranée.

IDYLLE (du irr. slSvAAtov), petit poème qu'on raille ordinairement dans le genre bucolique ou pastoral. On le confond souvent avec Véglogue [Voy* ce mot . Primitivement l'idylle n'eut pas exclusivement le.caractère bucolique. Théomte, le modèle du nous a laissé parmi ses idylles plusieurs morceaux épiques [Penthée, Hercule, les Dioscures) et de petites scènes lyriques ou comiques, comme la Pharmacevtrie, les Syracusainee, etc. Chez les Latins, Ausone a donné aussi le nom d'Idylles à se, poésies détachées.— L'églogue et l'idj Ile devinrent à la mode en France au xvi* siècle; Vauquclin publia ses Foresteteries ou Idyllies en 15SS. Racan, M""' Deshoulières excellaient en ce genre au x\ir Biècle. Lea p bucoliques de Léonard, de Berquin, d'A. Chénier, sooi des idylles. \ L'étranger, on distinguo les idylles du Portugais Chr. Falcain, celles des anglais Pope et \miifoise Philips, des Ulemands Kieist, G Voss et GcBtbe : à l'exception de celles de Gessner, toutes sont écritesen vers. Certains romans français, comme la \fare au diable e\ la Petite Fadette de M"" G. Sand, seul de véritables idylles. — L'idylle en vers affei te quelquefois le ton lyrique ou philosophique; telles sont les Idylles héroïques (Front, RosaMystica, iJermann de M. de Laprade. voy, Pastohai gbnm ,

IF, Tii.ius, genre do Conifères do la famille des

Taxinées, renferme des arbres ou des arbrisseaux toujours verts, à feuilles linéaires persistantes; a. fleure dioïques, les mâles en chatons globuleux, les femelles Boiitaires et axillaires, qui se trouvent dans. les régions froides et tempérées de l'hémisphère boréal. L'espèce type est l'If commun (T. baccata), qui vient naturellement en Europe dans les lieux âpres et montagneux. Cet arbre atteint une hauteur de 15 à 20'"; il croit lentement et peut acquérir des dimensions énormes; sa longévité est extraordinaire: quelques ifs passent pour avoir deux ou même trois mille ans d'existence. Le fruit est une baie d'un rouL'e vif, d'une saveur sucrée et en même temps un peuamère et térébinthacée, qui n'est pas désagréable. On attribuait autrefois au feuillage de l'if des propriél nénouses: ces assertions sont exagén extrait

seulement une substance, la toxine, qui a^it comme les poisons narcotico-àcres ; le fruit n'e st nullement dangereux, à moins qu'on n'en fasse excès; on l'emploie comme relâchant et purgatif. Le bois de 1 if est d'un rouge brun et presque incorruptible ; c'est lo plus compacte et le plus pesant après le buis; on l'emploie pour les ouvrages de tour et de marqueterie. — Chez tous les peuples, l'if est le symbole de la triste se, sans doute à cause de la couleur sombre de son feuillage. On le plante autour des tombeaux. On en faisait autrefois grand usage dans les jardins, parce qu'il se prête bien à la taille : on lui donnait la forme de colonnes, d'arcades, de vis, de vases, etc.

IG A SURINE , alcaloïde découvert par D< en 1853 dans la noix comique ou noix ignsiir {Voy. Sti'.yciinos . L'igasurine est plus soluble dans l'eau que la strychnine et la brucine qu'elle accompagne. Elle est très-vénéneuse.

IGNAME, Dioscorea, genre type de la famille des Dioscorées, se compose de plantes herbacées vivaces ou sous-frutescentes, à tige volubile,à Feuilles hastées ou cordiformes, à fleurs herbacées, peu apparentes, disposées en épisoo en grappes. Lé rhizome de ces plantes devient quelquefois très-volumineux et fournit une substance alimentaire prédenai .Lee ignames sont originaires de l'Inde et de la (.bine; on les cultive avec succès en Afrique, en Australie et dans l'Amérique du Sud. 1.7. ailée D. alutu , cultivée en grand dans toute l'Asie septentrionale, a une racine très-grosso, irrégulière, Longue, et pesant souvent de Mi à 20 Irilogr. 1.7. de Chine l>. batatas), importée an France en 1853 par H. de Montigny, est plus petite, et plus délicate, dette (liante se cultive et se propage comme la pomme de terre; seulement elle exige plus de soins et sa récolte est moins facile. Bouillie ou Cuite sons la cendre, elle fournit un excellent aliment.

i<;.\ATii-: ou K.xunr. de St-Ignace), Strgchnos ignatia. Voy. Stbychnos et Fève.

Ki.MTK» (du kit. ignis). Voy. I Mr.

IGNORANCE [du lut. ignorantia). En Droit, 17gnorunce on erreur de droit ne peut être invoquée par aucune personne prétendant qu'elle ignorait la loi promulguée: nemojusiynorare censetttr(n\x\ n'est censé ignorer la loi). Cependant, quand il s'agit de l'application d'une lui qui protège la bonne foi, on peut invoquer, pour prouver sa bonne foi, une erreur de droit aussi bien qu'une erreur de fait. Voy. I m. un.

ignorance di sujet (en lat. iqnoratio < phisme qui consiste à fausser la question, adéJBon-

trer ce qui n'est |>as contesté ou ce qui est h sujet, à imputer à l'adversaire une opinion qu'il n'a pas; p. ex., à prétendre qu'an homme n'aime pas la Science parce qu'il n'aime pas le pédanlisine, connue IMiilanunte le fait dans les Femmes tavant IV,

H fait profession . 1 1* chérir l'Ignorance, 1 1 de haïr, surtout, fespril ci II science.

Voir Logique de Port-Royal, V p., «h. 20.

IGUANE mot caraïbe), (guano, genre de Reptiles, de Tordre des Sauriens, renferme des animaux herbivores assez semblables dU\ lézarda, mais re-

ILÉUS.

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