IMPÉNÉTRABILITÉ
lices jetées imprudemment sur quelqu'un entraînent anc amende de 1 à 3 fr. (.C. pén., art. 471, § 12), indépendamment de la réparation du dommage causé. Si elles ont été jetées volontairement soit sur une personne, soit sur les maisons, édifices ou ilôt mes, elles entraînent une amende deôàlâfr., et, dans certains ras, unemprisonnepientdel àajours'art. 'i7f> el 176 .
IMMORTALITE (du laUimmortahtas), persistance de l'existence personnelle de l'âme humaine après la mort, avec la conscience, le souvenir qui relie la vie future à la vie passée, et la responsabilité qui en est la conséquence. Elle se démontre par plusieurs arguments.— Preuve métaphysique. « Lame, étant une substance simple et indivisible, ne peul se dissoudre comme le corps. » Cet argument est insuffisant par lui-même : il établit que l'àme est impérissable de sa nature comme les atomes de la matière, mais non qu'elle reste après la mort la même personne, ce qui est le point essentiel ; en outre, ayant été créée par Dieu, l'âme pourrait être anéantie par sa volonté. Il faut donc démontrer que Dieu doit vouloir placer l'âme humaine après cette vie dans les conditions nécessaires pour qu'elle conserve la conscience et le souvenir ; c'est ce que font les preuves suivantes. — Preuves morales. 1° « C'est un des principes fondamentaux de la raison que toute bonne action mérite une récompense, toute mauvaise une punition; cependant il arrive souvent que la vertu est malheureuse sur la terre et que le vice reste impuni. D'un autre côté, nous concevons que Dieu est souverainement juste; donc il doit nous continuer l'existence pour rétribuer chacun selon ses œuvres. » 2° « La destinée absolue de l'homme est le développement complet, de ses facultés, et, par suite, la satisfaction de ses plus nobles désirs ; or il ne peut la réaliser sur la terre, parce qu'il est obligé de lutter sans cesse contre les obstacles ; donc la vie actuelle n'est qu'une épreuve qui a pour but la création de notre personnalité morale, et elle en suppose une autre qui la complète. » 3° « La croyance à l'immortalité de l'àme est aussi ancienne que la croyance à l'existence de Dieu, et toutes deux forment le fond commun de toutes les religions; ce sont donc là des conceptions naturelles à l'esprit humain. » (Voy. \\n , Dusi , Mérite, Sanction Destinée.) — Consulter Platon, Phèdon et Gorgias ; Plotin, Ennéade IV, vu ; Bossuet,Connaissance de Dieu, ch. v, § 14; Fénelon, Lettres sur la Métaphysique, lettre 2; Kant, Critique de la Raison pratique; Jouffroy, Droit naturel, leçon 30.
La croyance à l'immortalité de l'unie a revêtu des formes diverses, s'est mêlée à des images plus ou moins matérielles selon les degrés de civilisation. De là résulte pour la philosophie le devoir d'éclaircir ce dogme par la réflexion, de dissiper les doutes et de réfuter les objections du Matérialisme et du Panthéisme (Pby. ces mots). Quanta l'état de l'àme après la mort, nous ne pouvons faire que des conjectures très bernées, en écartant tomes les opinions que 11-
magination nous Buggère pour satisfaire notre curiosité, et dont la plus célèbre esl i'h\ pothèse de la métempsycose. — Consulter Caro, Vidée de Dieu; J. Simon, la Religion naturelle; II. Martin, la Vie future (d'après la doctrine chrétienne).
IMMORTELLE (du lat. immortalis), nom vulgaire appliqué à plusieurs espèces de plantes, à cause delà durée de leurs fleurs. Les espèces qui! désigne le plus souvent appartiennent toutes à la famille des Composées ; les principales sont : 17. jaune ou lle/i-
chryse d'Orient (Gnaphalium orientale,, qui croit dans l'Ile de Candie et h' nord de l'Afrique ; 17. ci- '.'. steechas) des des d'Hyères i les fleurs de ces deux espèces, formées d'écaillea Imbriquées, inflexibles et sèches, de couleur jaune ou blanche, servent à tresser des couronnes funéraires; le Xeranthemum annuum, plante herbacée, à feuilles lancéolées, blanchâtres en dessous; à capitules simples ou doubles, d'une couleur bleue, violette OU gris de lin, qui persiste longtemps après que la fleur a été détachée de
sa tige; 17. violette (loy. Gomphhène), etc. — D'autres espèces plus petites et qu'on rencontre aux environs de Paris ont été détachées du genre Gnaphalium pour former les genres Filage et Antenn
IMMUNITÉ (du lat. immunit as). On entend par immunité l'exemption de certaines charges, la jouissance de certains droits attribués à des personnes ou i des lieux privilégiés. En Egypte, la caste des prêtres,•tait exempte de toute espèce d'impôts ; en Grèce, certains lieux consacrés aux dieux, l'Élide, le territoire de Delphes, l'île de Délos, etc., étaient affranchis de toutes charges; il en était de même à Rome, pour les terres dites quiritaires ; certaines fonctions donnaient également droit à des immunités. Au moyen âge, la noblesse, le clergé, la magistrature, l'Université, les corporations, avaient leurs franchises particulières : exemption de taille, de corvées, de certains impôts, dispense de service militaire ou d'hébergement féodal, privilège de juridiction; etc. La Révolution fit disparaître les privilèges et les immunités, et rendit tous les citoyens égaux devant la loi. Il n'y a plus guère, aujourd'hui, que les ambassadeurs et les agents diplomatiques qui jouissent, grâce à leur caractère, de certaines immunités, telles que l'inviolabilité, le droit d'asile, l'exterritorialité.
IMMUTABILITÉ 'du lat. immutahilitas), attribut de Dieu qui, étant parfait, ne peut rien acquérir : «Il faut présupposer que l'Être qui est par lui-même renferme en soi la plénitude ou la totalité de l'être. » (Fénelon, Exist. de Dieu, 2e p., ch. 5.) C'est nier la perfection de Dieu que de supposer en lui un éternel devenir, c.-à-d. une évolution semblable à celle du monde, comme l'a fait Hegel, etc. Voy. Éternité.
IMPAÏB (du lat. impar), se dit, en Arithmétique, de tout nombre qui ne peut pas être divisé exactement par 2 :tels sont les nombres 1, 3,5, 7,9, et tous (eux dans lesquels l'un de ces chiffres occupe le dernier rang à droite. — Les anciens croyaient que le nombre impair, surtout le nombre trois t était agréable h la Divinité : numéro Deus impare gaudet. Dans l'ancienne médecine, les jours impairs étaient redoutés dans le cours d'une maladie. Voy. Pur..
IMPANATION (du lat. m, dans, et panis, pain). Les Luthériens croient que la substance du pain n'est pas détruite dans la consécration de l'hostie, et que le corps de Jésus-Christ s'y trouve mêlé avec le pain même : c'est ce qu'ils appellent aussi consubstantiation { ïoy. ce mot). Cette doctrine est condamnée par l'Église catholique.
IMPARFAIT (du lat. imperfectus). C'est, en Grammaire, le temps du verbe qui rapport-' le fait exprimé à une époque passée, mais en l'indiquant comme présent relativement a un autre fait, qui est également passé. Tantôt cet autre fait est exprimé : lorsque j'entrai, elle chantait ; tantôt il est sous-entendu, comme lorsqu'il s'agit des qualités habituelles d'une personne qui n'est plus : Ex. : 11 était bon, généraux s. -eut., de son vivant). — On appelle aussi l'imparfait passé simultané.
IMPARI-PENNÉ (du lat. impar, impair, et pennn, plume), se dit, en Botanique, d'une feuille pennée dont le pétiole est termine à son extrémité par une seule foliole. Telles sont les feuilles de la rose, du trône, du jasmin, de l'acacia, etc.
IMPARISYLLABIQUE (du lat. impar, et do syllabe , se dit, en Grammaire latine et grecque, des noms qui ont aux cas obliques du singulier u labe de plus qu'an nominatif.
IMPATIENS, nom latin botaniq. de la Balsamine.
IMPÉNÉTRABILITÉ (du lat. impenetra/a/i<\ propriété en vertu de laquelle deux corps ne peuvent occuper on même temps le même lieu de l'espace. I
propriété' est essentielle a la matière, comme l'étendue. Cependant, il se trouve des circonstances où deux corps semblent se pénétrer-, ainsi. 1 vol. d'eau
et i vol. d'alcool étant mélangea, le volume du mélange est moindre que la somme des volumes mélan- . l \ol. d'azote cl 3 vol. d'hydrogène donnent 2