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IMPOSTE

roi. d'ammoniaque. Cette pénétration apparente s'explique par la présence d'intervalles plus ou moins grands que les corps laissent toujours entre leurs parties (Voy. Porosité).— L'impénétrabilité des corps

est perçue par le tact, à l'occasion de la résistance qu'ils opposent à la main qui les presse.

IMPENSES (du lat. impensa), se dit, en Droit, des dépenses qu'on fait pour entretenir, pour améliorer un bien qui appartient à autrui ou qui ne nous appartient qu'en partie ( Voy. Dépenses). Il est de droit de rembourser les impenses nécessaires et utiles ; celles de pur agrément restent à la charge de celui qui les a faites (C. Nap., art. 861, 163£i, etc.).

IMPÉRATIF (du lat. imperativus). C'est, en Grammaire, le mode du verbe que l'on emploie pour commander; on s'en sert aussi pour exhorter, conseiller, prier. En français, l'impératif n'a qu'un temps, le présent ; en latin, il a deux formes, une pour le présent, ama, et une pour le futur, amato ,' en grec, l'impératif a, outre le présent, des formes particulières pour l'aoriste et le parfait. Dans aucune langue, l'impératif n'a de 1" personne. — On substitue souvent à l'impératif le subjonctif ou l'infinitif, ou bien on le remplace par le futur ou le conditionnel.

Impératif catégorique, Impératif pratique, noms sous lesquels Kant désigne la loi morale. Voy. De voir..

IMPÉRATOIRE, Imperatoria, genre de la famille des Ombellifères, tribu des Peucédanées, renferme des herbes à racines vivaces, à fleurs petites, assez semblables à celles du persil et de la carotte, a parasol sans involucre, mais munies d'involucelles formées d'un petit nombre de folioles. L'espèce type est 17. commune (I. ostruthium), à fleurs blanches, dont la racine contient un suc laiteux, acre, d'une odeur aromatique particulière, et une huile essentielle excitante, préconisée autrefois contre la fièvre muqueuse, le cancer et le delirium tremens : on ne l'emploie plus que dans la médecine vétérinaire. Elle croit naturellement dans les bois montueux.

IMPERFORATION (du lat. in, négatif, et perforare, percer), ou Atrésie, vice de conformation qui consiste en ce qu'une ouverture naturelle, un canal, par exemple, la bouche, l'anus, etc., qui devrait être libre et communiquer avec l'extérieur, se trouve fermée et sans issue. La chirurgie parvient quelquefois à remédier à ce vice de conformation ( Voy. Anus). — Il ne faut pas confondre Vimperforahon, qui est congénitale, avec Y oblitération [Voy. ce mot) qui est accidentelle.

IMPÉRIALE, monnaie d'or de l'Empire russe qui valait 10 roubles. Aujourd'hui on ne frappe plus que des demi-impériales valant 5 roubles (20 fr. 66 c).

impériale, jeu de cartes, ainsi nommé, dit-on, de l'empereur Charles-Quint, qui le mit en vogue. Ce jeu, analogue au piquet et à la triomphe, se joue à deux. On marque une impériale, soit quand on a dans son jeu k as, k rois, 4 dames, k valets, U sept ou 1rs l\ cartes supérieures d'une même couleur, soit quand on a gagné six points, un à un, en faisant autant de levées successives. La partie est gagnée par celui qui a fait le plus tôt cinq impériales, c.-à-d. autant de fois six points. Il y a toujours un atout : si l'on joue à deux, c'est la couleur de la retourne. Avant de jeter les cartes, chacun annonce son plus haut point en une couleur, et ce plus haut point vaut un point au joueur supérieur en cartes. A chaque carte jetée, l'adversaire doit fournir ; sinon, il doit couper. Celui qui prend un honneur (une des t\ cartes supérieures d'atout ou leur sept) avec un honneur supérieur, marque deux. A la fin de la partie, on décompte les levées, et l'on marque autant de points qu'on a de levées au-dessus de 6; enfin, quand un des joueurs a une impériale, l'adversaire perd tout ce qu'il a de points ne faisant pas une impériale entière : c'est ce qu'on appelle descendre ou débadiner.

impériale ou couronne impériale, plante du genre FntUlaire (Voy. ce mot). — Variété de Prune longue et grosse. Voy. Prunier. " •

impériale. Voy. Chambre, Cour, Garde, etc.

ISfPERSIÉABLE (du lat. impermeabilis , se dit, en Physique, des substances qui ne se laissent point traverser par certains fluides, par les liquides notamment : ainsi, !e verre, la terre glaise, la cire, le caoutchouc, la gutta-percha, etc., sent imperméables à l'eau. — L'industrie fabrique, pour les différents usages de l'économie domestique, des tissus imperméables: Vnij. Tissus.

IMPERSONNEL (du lat. itnpersonalis), se dit, en Grammaire, de certains verbes défectueux qui ne se conjuguent dans tous leurs temps qu'à la 3e personne du singulier, comme il faut, il pleut, il neige, U tonne, etc. Ces verbes sont ainsi nommés parce qu'il ne se rapportent à aucune pei'sonne, et que le sujet reste indéterminé. On les a aussi appelés unipensonnels, parce qu'ils n'ont jamais qu'une seule personne. Certains verbes passifs, neutres, pronominaux, deviennent impersonnels lorsque le pronom //ne tient la place d'aucun nom, comme dans ces phrases : Il a été ordonné que... )il eststtrvenu de&événemente,étc.

IMl'ETIGO.Cemot, qui en latin signifie dartre, et dont la signification a souvent varié, désigne aujourd'hui une affection cutanée, caractérisée par l'éruption de petites pustules, discrètes ou agglomérées, qui en se desséchant forment des croûtes épaisses d'un jaune clair. L'impétigo occupe de préférence la face, surtout les joues, ainsi que le cuir chevelu. On en distingue plusieurs variétés, parmi lesquelles on range les croûtes de lait ou gourme des enfants, et plusieurs sortes de teigne, notamment la teigne granulée et la teigne muqueuse, très-différentes de la véritable teigne ou favus Voy. ce mot1. Lorsque l'affection est bénigne, dans la gourme, p. ex., le traitement se borne à des soins de propreté, bains, lotions adoucissantes, etc. On y joint quelquefois des laxatifs et un cautère au bras ; si elle occupe le cuir chevelu, on emploie les cataplasmes émollients pour faire tomber les croûtes, et ensuite les lotions ou pommades alcalines et sulfureuses. Si le mal est invétéré ou tenace, on a recours aux bains et douches de vapeur, à la pommade au protonitrate de mercure, enfin à la cautérisation.

IMPÉTRANT (du lat. impetrare, obtenir,!, terme employé dans les Administrations pour désigner celui qui a obtenu un titre, un diplôme, une charge, etc.

IMPEY, ou Oiseau d'or. Voy. Lophophore.

IMPONDÉRABLES (fluides . Voy. Fluides.

IMPORTATION [d'importer). Voy. Exportation, Commerce, Douanes, Brevet.

IMPOSITION du lat. impositio). En termes de Finances, ce mot est synonyme d'impôts ou contributions. Voy. ces mots.

En Typographie, c'est la disposition des pages d'une forme, disposition qui doit être telle que, la feuille étant imprimée et pliée, toutes les pages se trouvent dans l'ordre indispensable pour être lues de suite : ce travail est confié au metteur en pages.

lmpositio7i des mains, cérémonie en usage chez les Juifs et les Chrétiens. Chez les premiers, c'était en lui tenant les mains étendues sur la tête qu'un père bénissait son enfant, qu'un prêtre appelait sur la tète d'une personne la protection du ciel ; qu'on ordonnait un lévite ou un magistrat. Chez les Chrétiens, plusieurs sacrements, tels que la confirmation et l'ordination, se confèrent par l'imposition des mains. De cette pratique est résultée cette croyance superstitieuse, que certaines personnes ont le don de guérir les maladies par la seule imposition des mains.

IMPOSTE (du lat. impositus, mis dessus . En Architecture, on nomme ainsi L'assise qui couronne le jambage ou pied-droit d'une arcade, et sur laquelle pose la première pierre qui commence à former le cintre de l'arcade. L'imposte est ordinairement marquée par une moulure dont le profil est conforme à l'ordre auquel appartient l'arcade dont elle fait partie. — On donne encore le nom d'imposte à la menuiserie fixe qui surmonte la partie mobile d'une porte ou d'une croisée, et qui en diminue la hauteur. L'im-

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