partie, suivant ses rapports sympathiques BV6C les
autres parties, ou suivant les constitutions individuelles. Broussais, Prost et Thompson ont enseigné outes les maladies sont primi; i\ eineiit des inflammations. Lors même qu'on regarderai! cette assertion comme trop exclusive, il faut reconnaître que l'inflammation joue un rôle important dans une
foule d'affections locales ou générales, soit comme circonstance concomitante, soit comme symptôme, soit comme conséquence. — Les causes de l'inflammation sont directes ou indirectes. Les causes directes se divisent en mécaniques, comme la compression, la contusion, la division d'une partie, la présence de corps étrangers ; et en chimiques, comme l'action de la chaleur ou du froid, celle des acides et alcalis titrés, des oxydes et sels métalliques, des rubéfiants, etc. Les causes indirectes, qui peuvent concouriravec les précédentes, se trouvent, pour la plupart, dans la prédisposition de l'individu, résultant soit d'un tempérament sanguin, soit de l'usage habituel ou excessif d'aliments trop nourrissants et de boissons alcooliques, soit de certaines professions.
— Toutes les inflammationsprésentent deux périodes distinctes : celle d'irritation et celle de décan ; elles peuvent se terminer par résolution, par délitescence et métastase, par suppuration, par ulcération, par gangrène, par induration, enfin en passant à l'état chronique.
On combat les inflammations par une méthode de traitement dite antiphlogisiique, consistant dans les saignées locales ou générales, la diète et le régime débilitant, les boissons douces et mucilagineuses, ou bien acidulés, les topiques, les bains émollients ; puis, on prescrit comme moyens de révulsion, les sinapismes, les vésicatoires, la pommade ammoniacale ou émétisée, l'eau bouillante, les venl les frictions, le cautère, le séton, le moxa, le feu; enfin, les purgatifs et les vomitifs, sans omettre l'action sédative et spéciale de l'opium, de la digitale, du camphre, etc. Voy. Phi.ecmasie.
INFLAMMATOIRE, qui tient de l'inflammation.
— La fièore inflammatoire est caractérisée par la rougeur de la face, la couleur rosée de la peau, la fréquence et la force du pouls, la rougeur de l'urine, l'élévation de la chaleur et la pesanteur générale. Elle attaque particulièrement les individus jeunes, robustes, \ ivant dans la bonne chère. Sa terminaison est toujours favorable.
On dit que le sang est inflammatoire lorsque, évacué par la saignée et pris en caillot, il offre a sa surface supérieure la couche jaunâtre qu'on a appelée couenne inflammatoire.
INFLEXION du lat. inflexia). En Géométrie, on nomme point d'inflexion d'une courbe le point où de concave elle devient convexe, et réciproquement. Lorsque la courbe change brusquement de direction et rebrousse chemin, le point où cela a lieu prend le nom de point de rebroussement. Les points d'inflexion et de rebroussement sont compris sous la dénomination générale de points singul
En Optique, l'inflexion est la déviation qu'éprouvent les rayons de la lumière lorsqu'ils rasent les bords d'un corps opaque ; c'est ce qu'on appelle plis communément diffraction. Voy. ce mot.
En Grammaire, inflexion se dit quelquefois pour flexion. Voy. Déclinaison et Conjugaison.
INFLORESCENCE (du lat. in, en. dans, et florescere, fleurir , nom donné, en Botanique: 1° a la disposition générale que les pédoncules des fleurs affectent sur la tige qui les porte ; 2 ' à l'ordre dans
lequel les fleurs apparaissent et se développent. On distingue d'abord des /. wUtaires, dans lesquelles l'axe ou pédoncule floral porte une Heur unique qui tipe la sommité et en arrête l'élongatlOB, et des /. complexes, dans lesquelles les axe- floraux ont
une bractée à leur origine et sont groupés en un ensemble : i axe principal du groupe est appel.' ,: maire, rachisou rdfle. Les inflorescences complexes comprennent ensuite trois grandes divisi «s : I /. indéfinies, dans lesquelles l'extrémité de l'axe primaire reste à l'étal de point végétatif et ne devient point fleur : alors les boutons sont échelonnés par ordre d'âge depuis la base jusqu'au somne t s .u-s des
fermes diverses, dont le t\ pe principal est la grappe, simple ou composée (thyrse etpanù ule)\ le corymbe.