‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 817 sur 1672 · INTELLIGENCE · texte numérisé non relu

INTELLIGENCE

INTERCOSTAL.

INSUBMERSIBLE. Voij. Sauvetage.

INSUBORDINATION (d'in, privatif, et de subordination), délit commis par un militaire résistant avec obstination et violence aux ordres de ses chefs. Ce délit est atténué ou aggravé à raison des temps, des cas, des habitudes reconnues, de la récidive, du grade, etc. La loi du 21 brumaire an V (titre vm) a édicté les peines applicables aux divers cas d'insubordination dans l'armée de terre. — Les mêmes délits sont punis, pour l'armée de mer, par la loi du 22 août 3 790. Voy. Discipline.

INSUFFISANCE AORTIQUE. Voj/. COEUR.

insuffisance d'actif (clôture pour). Lorsque, avant l'homologation du concordat ou la formation de l'union, le cours des opérations d'une faillite se trouve arrêté par l'insuffisance de l'actif, le juge peut en prononcer la clôture. Le failli reste alors sous le coup de l'incapacité qui résulte de son état et peut en outre être poursuivi par chacun de ses créanciers individuellement. Voy. Faillite.

INSUFFLATION (du lat. insufflatio). action d'introduire, en soufflant, dans un organe ou dans une cavité quelconque, un gaz, un liquide ou une substance pulvérulente. C'est ainsi que l'on insuffle de l'air dans les poumons des nouveaux-nés et des noyés, soit par la bouche, soit par les narines, et de la fumée de tabac dans le rectum des asphyxiés.

INSULTE. Voy. Injure.

INSURRECTION (du lat. insurrectio). Voy. Émeute et Rébellion.

INTAILLE (de l'ital. intaglio, ciselure), gravure en creux sur pierre précieuse. Voy. Glyptique.

INTÉGRAL (du lat. fictif integralis, d'integer, entier). En Mathématiques, on nomme calcul intégral la partie du calcul infinitésimal qui a pour objet de trouver une fonction connaissant sa dérivée, ou encore de trouver la somme des valeurs en nombre infini do la différentielle d'une fonction entre des limites données de la variable : cette somme elle-même a reçu le nom d'intégrale. Le calcul différentiel est ainsi l'inverse du calcul intégral. — Dans son calcul des fluxions, Newton donne le nom de fluente h la somme des fluxions ou valeurs infiniment petites d'une variable, ce qui correspond à la somme ou intégrale du calcul différentiel.

INTEGRANTE (molécule). Voy. Molécule.

INTELLIGENCE (du lat. intell igentia), faculté de connaître et de comprendre, nommée aussi Entendement et Intellect. Elle est, avec la Sensibilité et la Volonté, l'une des trois facultés essentielles de l'âme. On l'a quelquefois confondue avec la Sensibilité ; mais il y a entre elles cette différence caractéristique, que l'intelligence a toujours un objet auquel elle s'applique, tandis que la sensation est un phénomène tout subjectif, c.-à-d. renfermé dans le sujet sentant. — Considérée dans ses diverses applications, l'intelligence se subdivise en plusieurs facultés secondaires, dites facultés intellectuelles : 1° elle acquiert la connaissance des choses par la perception externe, la conscience et l&raison lh laquelle se rattachent le goût et la conscience morale); 2° elle conserve et reproduit par la mémoire les notions précédemment acquises, puis les combine par l'imagination ; 3° elle établit des rapports entre ces mêmes notions par le jugement et le raisonnement. — En outre, l'intelligence s'exerce de deux manières, spontanément ou volontairement : c'est ainsi que l'on peut voir et regarder, entendre et écouter, etc. ; dans le second cas, il y a attention ou réflexion, si l'esprit s'applique à une seule chose ; comparaison, s'il considère deux objets ensemble; abstraction, s'il étudie une qualité séparée de sa substance; généralisation, s'il réunit en une seule idée les caractères communs à plusieurs êtres. Enfin, danscesdiversesopérations,l'intelligence a pour instrument le langage, dont l'emploi a une grande influence sur son développement. — Consulter Platon, République; Aristote, De l'âme; Plotin, Ennéade iv ftvad. de M. Bouillet); Bossuet, Connais-

sance de Dieu et de soi-même; Locke, Essai sur F entendement humain (avec la critique de Leibnitz, Nouveaux Essais sur l'entendement humain) ; Kant, Critique de la raison pure ; Reid, Œuvres (avec les fragments de Royer-Collard) ; Garnier, Traité des facultés de l'âme, etc. Voy. Idées.

INTENDANCE militaire, corps chargé de tout ce qui concerne l'administration et la comptabilité de la guerre. Les intendants militaires contrôlent et arrêtent les comptes produits pour les corps de troupe par les officiers comptables, ordonnancent les mandats de payement, veillent à la répartition de la solde, président à. tout ce qui concerne les subsistances, les fourrages, le chauffage, l'habillement, le campement, les transports, les lits, les hôpitaux militaires, etc., et passent tous les marchés relatifs à ces divers objets. — Le corpsdel'intendance militaire, créé par ordonn. du 29 juillet 1817, en remplacement des inspecteurs aux revues et des commissaires des guerres, se composent aujourd'hui: 1° de 5 intendants-généraux, de 30 intendants militaires, de 10 sous-intendants (dont 70 de lre et 100 de 2ecl.),de 106 adjoints (dont 70 de lr« et 36 de 2e cl.); 2° d'auxiliaires et d'officiers d'administration en nombre variable. Les intendants sont assimilés aux officiers généraux, les sous-intendants aux officiers supérieurs, les adjoints aux officiers. On est admis dans ce corps à la suite de concours ouverts entre des officiers arrivés au grade de capitaine.

L'intendance militaire a rendu d'immenses services : elle a porté l'ordre et l'économie dans l'administration de la guerre, en proie jadis au désordre et à de scandaleuses dilapidations.

intendance provinciale. On nommait jadis intendants de province, des magistrats ayant des attributions à la fois administratives, judiciaires et financières. Ils exerçaient leurs fonctions dans chaque généralité. L'hôtel habité par l'intendant se nommait l'intendance. Les premiers intendants de province avaient été établis par Henri II en 1551 : ils furent supprimés en 1790.

INTENTION (du lat. intentio), volonté de faire un acte (Voy. Volonté). En Droit comme en Morale, c'est l'intention qui fait le mérite ou la culpabilité des actes. — Pour les effets de l'intention en Droit, Voy. Discernement et Préméditation.

intention. En Chirurgie, on appelle réunion d'une plaie par première intention, la simple agglutination des lèvres de la plaie, de manière qu'elle puisse guérir sans suppuration; et réunion par seconde intention, celle qui ne peut s'effectuer qu'après que les surfaces ont suppuré.

INTERCALAIRES (jours et mois), du lat. iutercalaris ; jours et mois ajoutés pour compléter un mois, une année. Voy. Année et Calendrier.

INTERCESSION (du lat. intercessio). C'est, en Droit, l'acte de s'obliger pour autrui. Le cautionnement, l'hypothèque donnée pour la dette d'autrui, l'expromission (Voy. ces mots), sont des actes d'intercession. A Rome, le sénatus-consulte Velléien défendait aux femmes de s'obliger pour autrui ; il n'a pas été conservé dans le droit français.

INTERCIDENCE. Voy. Diaptose.

INTERCIS (du lat. intercisus, coupé en morceaux). Les Romains nommaient jours intérêts des jours mixtes, à moitié fastes et à moitié néfastes, dans lesquels on ne rendait la justice qu'à certaines heures. — On a donné le surnom d'I/itercis à St-Jacques, martyr en Perse au \* siècle, parce qu'il fut coupé par morceaux.

INTERCOSTAL (du lat. inter, entre, et costa, côte). On nomme espaces intercostaux les intervalles que les côtes laissent entre elles; muscles intercostaux deux couches de muscles qui remplissent ces espaces ; nerfs intercostaux, les branches antérieures des nerfs dorsaux; artères et veines intercostales, 12 paires d'artères et de veines qui occupent cette région : les deux ou trois premières artères viennent

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