IONIQUE
Inviolabilité du domicile. Le domicile du citoyen est inviolable. Personne ne peut s'y introduire con-
tré son gré, si ce n'est da'ns les cas prévus par la loi
rites. Voy. Violation.
et avec les formalités qu'elle a prescri
INVOCATION (du lat. invocatio). Outre le sens religieux de ce mot, c.-à-d. d'appel à la Divinité ou à toute autre puissance supérieure, l'invocation est, dans la Poésie épique, cette partie du début où le poète appelle à son secours une divinité qui l'inspire; ainsi dans l'Enéide : Musa mihi causas memora, etc., et dans la Jérusalem délivrée :
0 Musa, tu che di caduchi allori Non circondi la fronte in Elicona, etc.
L'invocation vient le plus souvent après l'exposition du sujet; quelquefois elle y est mêlée et sert de début (comme dans l'Iliade et l'Odyssée).
IN'VOLUCELLE. Voy. Involucre.
INVOLUCRE (du lat. involucrum), réunion de bractées ou de feuilles rudimentaires, libres ou soudées ensemble, qui forment autour des fleurs ou dans leur voisinage une sorte d'enveloppe. Lzcupule, laspathe ( Voy. ces mots) sont des espèces d'involucre. Dans les Ombellifères, il y a un involucre à la base de chaque ombelle, et, de plus, un autre plus petit, appelé involucelle, à la base de chaque ombellule.
IOCHROME (du gr. ïov, violette, et ypwjjai couleur), Iochroma, genre de la famille des Solanées, renferme des arbrisseaux de la Nouvelle-Grenade , à feuilles ovales, d'un vert clair, pubescentes en dessous; à fleurs nombreuses, en grappes terminales, d'un bleu violet. Ils sont sensibles au froid.
IODATES. Voy. Iodique (Acide).
IODE (du gr. !w5ï]ç, violet, parce que l'iode donne des vapeurs violettes), corps simple, se présente en paillettes d'un gris noir, brillantes, de l'aspect de la plombagine, d'une odeur faible rappelant celle du chlore, et d'une saveur acre. Sa densité est de 4,948. Il fond à 107° et bout à 180°, en répandant des vapeurs d'un très-beau violet. 11 est fort peu soluble dans l'eau et assez soluble dans l'alcool, qu'il colore en brun jaunâtre. Il tache en jaune les doigts, le papier et beaucoup d'autres matières organiques. L'iode s'exhale quelquefois, à l'état de vapeur, des fissures des rochers; mais le plus souvent il existe dans la nature à l'état de combinaison avec d'autres corps, particulièrement avec le potassium, le sodium et le magnésium dans les eaux de la mer et dans quelques sources minérales, p. ex., dans les sources sulfureuses des Pyrénées et du Piémont. Les plantes marines, les éponges, les mollusques marins, donnent, par la combustion, des cendres qui renferment de l'iode. Les mines d'argent et de plomb du Mexique, les nitres du Pérou et du Chili en contiennent des quantités relativement considérables. Le foie de certains poissons en est imprégné (Voy. Huile de foie de morue). En 1851, M. Cliatin en a signalé la présence dans plusieurs plantes terrestres, dans l'eau des rivières, et même dans l'air atmosphérique. — On extrait l'iode des cendres des plantes marines en séparant d'abord, par voie de cristallisation, la plus grande partie des autres sels, et chauffant ensuite les eaux mères avec de l'acide sulfurique et du peroxyde de manganèse; l'iode est alors séparé de ses combinaisons et se réduit en vapeurs que l'on condense dans un récipient. — L'iode exerce une action remarquable sur le système glandulaire ; il est employé en médecine pour la guérison du goitre et des scrofules. Pris à forte dose, il agit comme un poison corrosif sur l'estomac et les voies digestives. — Les chimistes emploient l'iode pour découvrir dans les plantes l'amidon, qu'il colore en bleu foncé ; pour analyser les eaux sulfureuses au moyen du sulfhydromètre, etc. On en fait un grand usage dans la daguerréotypie. Voy. Photographie.
L'iode se combine ave^ les métaux et forme avec
eux les iodures. Il s'unit aussi à l'oxygène en produisant l'acide iodique, qui donne les iodates.
L'iode fut découvert en 1811 par un salpètrier de Paris, nommé Courtois. Gay-Lussac en traça l'histoire chimique dans un mémoire célèbre. Le Dr Coindet, de Genève, et le Dr Lugol, à Paris, ont fait les premières applications de l'iode comme moyen thérapeutique.
10DIIYDRATE ou hydriodate, synonyme d"l"c« dure. Voy. ce mot.
IODI1YDR1QUE (acide), composé gazeux formé d'iode et d'hydrogène [IH], fumant à l'air, d'une saveur acerbe et astringente, d'une odeur suffocante. Il a une densité de 4.4. Il est trèssoluble dans l'eau. On l'obtient en chauffant avec de l'iode une matière organique hydrogénée, par exemple de l'essence de térébenthine. Il dissout les oxydes métalliques et produit avec eux de l'eau et des iodures. — Il a été découvert en 1814 par Gay-Lussac.
IODIQUE (acide), composé d'iode et d'oxygène [IO3], solide, cristalli sable en lames hexagones, attirant l'humidité, et d'une saveur acide. On l'obtient en chauffant de l'iode avec de l'acide nitrique concentré. Il se décompose par une forte chaleur en iode et en oxygène. En s'unissant aux bases, il forme les iodates. — Il a été découvert en 1814 par Gay-Lussac.
IODOFORME, composé organique que l'on obtient en traitant par l'iode l'alcool ou l'esprit de bois mélangé d'une solution alcaline; sa formule CM3 est analogue à celle du chloroforme ; d'où son nom. C'est un corps cristallisé de couleur jaune et d'odeur de safran ; on l'a proposé comme anesthésique local. — Il a été découvert par M. Serullas.
IODURES, composés formés par la combinaison de l'iode avec un métal ou un autre corps. On reconnaît les iodures en y ajoutant une solution de chlore, et un peu d'empois d'amidon ; le chlore déplace l'iode, et celui-ci colore l'amidon en bleu foncé ( Voy. Iodhydriqle). Plusieurs iodures sont importants comme agents thérapeutiques. VI. d'arsenic est solide etd'un rouge de laque; il est employé contre certaines affections de la peau. — L7. de baryum est un sel blanc et cristallisé, d'une saveur acre, dont les médecins se servent pour combattre les engorgements scrofuleux.
— L7. de fer est brun, styptique, très-déliquescent; il est très-efficace pour la guérison des flueurs blanches. — Les /. de mercure sont employés contre les maladies syphilitiques et scrofuleuses ; l'un, le protoiodure ou iodure mercureux [Hg2I*], est d'un jaune verdâtre ; l'autre, le deuto-iodure ou iodure mercurique [Hgl-], est d'une belle couleur rouge. Ce dernier s'emploie aussi dans l'impression des étoffes de coton. — L7. de plomb est remarquable par sa belle couleur d'un jaune d'or; il cristallise en paillettes hexagonales souvent très-larges; il sert en teinture et est employé en médecine contre les engorgements.
— L7. de potassium est un composé blanc, de l'apparence du sel marin, qui a la propriété de dissoudre les iodures qui sont insolubles dans l'eau, ceux de plomb et le mercure, p. ex. : c'est ce qui le fait employer en médecine pour combattre la colique des peintres, les maladies des doreurs au mercure, etc. ; on l'emploie aussi contre les mêmes maladies que l'iodure de mercure et l'iodure de baryum.
Iodure cfal/yle. Voy. Allyliqles.
Iodure d'azote. Voy. Azotires.
IOLITilE, synonyme de Cordiérite ou Fahlunite dure : c'est une pierre violette.
IONTDIUM (du gr. ïov, violette), genre de la famille des Violariées, renferme des arbustes à feuilles alternes ou opposées, accompagnées de stipules latérales géminées ; à fleurs pendantes, naissant à l'aisselle des feuilles supérieures; à fruits capsulaires, ovoïdes, à trois valves. C'est à ce genre qu'appartient l'Ipécocuanha blanc que d'autres rangent dans le genre Pombalia.
IONIQUE (pied), pied grec et latin ordinairement composé de six temps, c.-à-d. de 2 longues et do
IRIARTEA.