IRIS
2 brèves {ionique majeur) ou de 2 brèves et de 2 longues [ionique mineur). L'invention de ce pied a été attribuée à Ion de Chios,.
ionique ou ionien (à'Ionie). Dialecte, Mode, Ordre Ionique. Voy. Dialecte, etc.
IOTACISME (du gr. l(uTay.iff(iô:), abus de Viota, retour fréquent du son dï pur dans la prononciation grecque, où les lettres i,i|, v, et les dipbthongues oi, t\, sonnent à peu près de môme. Il ne faut pas confondre l'iotacisme a\ec Vitacisme : ce dernier mot se dit spécialement du système de ceux qui veulent qu'on prononce IV, comme i, ainsi que le font les Grecs modernes, et non ë, selon la prononciation érasmienne.
On donne aussi ce nom à un vice de prononciation qui empêche d'articuler le,/ et le g mouillé.
IOULE -du gr. ïou).oç), hymne grec en l'honneur de Cirés. Vo>/. Hymne.
irÉCACUANIIA (mot brésilien), Cephaelis ipecacuanha, espèce du genre Cephaeiis, famille des Rubiacées : c'est un petit arbrisseau à tige légèrement pubescente au sommet, à feuilles ovales oblongues, pubescentes en dessous, à fleurs en capitules terminaux. Cette espèce croit dans les forêts et les vallées du Brésil. C'est du rhizome de la plante que l'on tire 17. gris, appelé aussi /. annelé, parce qu'il se présente dans le commerce en morceaux allongés, de la grosseur d'une plume à écrire, entrecoupés d'anneaux et d'étranglements successifs. La saveur de cette racine est acre et amère ; son odeur, nauséabonde; c'est surtout dans son écorce que résident au plus haut degré les propriétés émétiques de l'ipécacuanha, propriétés qui sont dues à un principe végétal appelé émétine(Voy. ce mot). L'ipécacuanha s'administre en poudre et quelquefois en pastilles à la place de l'émétique; ses effets sont moins violents.
Ce qu'on appelle dans le commerce Ipécacuùnka brun, I. noir, I. strié, n'est que la racine du Psychotrio emeticu, qui offre aussi, quoique à un moindre degré, des propriétés émétiques. — On nomme /. blanc, I. bâtard, les racines de plusieurs autres espèces moins employées, particulièrement celles de Ylonidium, du P éditant ke, etc.
Ce n'est que depuis la fin du xvne siècle que l'emploi de l'ipécacuanha a été introduit en Europe. En 1672, Legràs, médecin français, en avait apporté d'Amérique; mais une mauvaise administration de cette substance la fit bientôt abandonner. En 1G86, un médecin hollandais, A. Helvétius, établi à Reims, en obtint de si bons résultats qu'il reçut 1,000 louis d'or dï; Louis XIV pour mettre le public en possession de son secret. Ce fut de ce moment que l'usage de ■<• remède se répandit en France, et bientôt après dans toute l'Europe.
IPOMÉE, Ipomœa, genre de la famille des Convolvulacées, renferme des herbes exotiques, annuelles un vivaces, à feuilles alternes, à fleurs quelquefois très-grandes et de couleurs très-éclatantes. Ce genre, qui se confond presque avec notre genre Liseron, renferme un grand nombre d'espèces, dont les plus connues sont : 17. batatas, 17. jatapa, 17. repens,\'I. turpethum Voy. Patate, Jalap, Volubilis, Tir.rtiTii). Parmi les espèces de pur ornement, nous ■ itérons : 17. ilf Lindiey, de Madagascar, à fleurs roses; 17. veinée, de la Réunion, à fleurs blanches; 17. à feuilles digitées, des Antilles, à fleurs lilas; 17. Quamoclit, vulg. F leur du cardinal, a fleurs d'un rouge écarlate, originaire de l'Inde et do l'Amérique méridionale ; 17. bonne-nuit, à fleurs rouges qui vient aussi de l'Amérique méridionale, etc.
DLÈNE. Voy. l'i.wi us.
utiAiiTKA(du botan.eapagn. J. Iriœ te), genre de la famille des Palmiers, tribu des ArécRiées, renferme des arbres îi stipe fusiforme d'env. 2,n, originaires de l'Amérique équinoxiale. C'est à ce genre qu'appartient le. Céroxyle andicole^ arbre du l'ému, qui atteint 50 ou 60m et qui donne la are de palmier (ceru depalma), Bubstance d'un jaune blanchâtre et Irès-dégère, avec laquelle on fabrique des bougies.
litlltl.N, oiseau de proie. Voy. Caracu \.
IBIDACÉES ou iridées (du g.-type Iris), famille de plantes Monocotylédones périspermées, se compose de végétaux ordinairement herbacés, à racine ou souche tubéreuse et charnue, rarement fibreuse ; ii tige cylindrique ou comprimée; à feuilles alternes, plaies, ensiformes; à fleurs solitaires ou groupées, souvent très-grandes et enveloppées avant leur épanouissement dans une spathe membraneuse, mince ou scarieuse : calice coloré, tubuleux, à 6 divisions profondes disposées sur 2 rangées et souvent inégales; 3 étamines libres ou monadelphes; le fruit est une capsule à 3 loges. Principaux genres : Iris, Tigridie, Glaïeul, Ixie, Galaxie, Safran, Morée, etc.
Ii'.IKi.M., Iridina, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques intégropalléales, famille des Unionidées ettrès-voisinsdes Anodontes. La plupart des espèces appartiennent aux eaux douces de l'Afrique centrale; l'une d'elles se trouve en Chine.
IKIDU'M (d'iris, arc-en-ciel, par allusion aux couleurs variées que présentent ses combinaisons), métal gris, assez rare, contenu dans certains minerais de platine et de palladium, notamment dans celui de Mjni-Tagilsk, dans l'Oural. — 11 a été découvert en 1803, presque en même temps, par Tennant et par Collet-Descotilz. MM. Richter et Reich l'ont depuis découvert dans les minerais de zinc.
IRIDOTOMIE. Voy. Pcpille artificielle.
IRIS (du gr. "Ipiç), nom donné par les Grecs à Farc-en-ciel, dont ils avaient fait une déité, messagère des dieux. Voy. Arc-en-ciel. — Planète télescopique. Voy. Planètes.
Couleurs ïriséps. Voy. Colleur et Irisation.
iris, membrane circulaire placée au-devant du cristallin, est ainsi nommée de la variété de ses couleurs : c'est elle qui donne la couleur particulière aux yeux de chaque individu. L'iris est situé à la partie antérieure de l'œil, au milieu de l'humeur aqueuse ; il forme une cloison verticale qui sépare l'une de l'autre les deux chambres, et dont la partie moyenne est percée d'une ouverture appelée pupille. Cette ouverture peut se rétrécir ou se dilater par la contraction ou l'expansion des fibres qui composent le tissu de l'iris : elle se rétrécit d'autant plus que la lumière est plus vive ou que l'objet regardé est éloigné ; elle se dilate au contraire à mesure que les objets sont ou plus obscurs, ou plus rapproché- Œil). — Indépendamment des lésions extérieures, l'iris peut être le siège de plusieurs affections : on nomme iritis l'inflammation de l'iris.
mis, genre type de la famille des Iridacées, comprend un grand nombre d'espèces qui, par les teintes variées de leur périanthe, lui ont fait donner le nom grec de l'arc-en-ciel. h' Iris d'Allemagne (I. germanien), dit aussi Flamme on Flambe, a des fleurs d'un beau pourpre violet, bleuâtre ou cramoisi, exhalant un parfum très-suave; elles fournissent un beau vert, le vert d'iris, dont les peintres foin D surtout pour la miniature; les parfumeurs aromatisent leurs cosmétiques avec sa racine. L7m de Florence (I. floreutina)se distingue par la couleur blanc de lait de ses fleurs : sa racine sèche a une odeur analogue à celle de la violette; réduite en poudre, elle sert de parfum, comme la précédente; ^n en fait aussi de petites boules nommées pois d'iris, avec lesquelles on entretient la suppuration de- cautères. 1.7/vv des marais (Psevdo-aeorus , dit aussi Glaïeul
des morois, croît dans 1rs prés humides, au boni des ruisseaux et des eaux stagnantes : ses belles fleurs jaunes servent à teindre en jaune, et sa racine fournit une solide couleur noire. !.'/■ /. xiphium), dit aussi /. d'Angleterre et Lit d' Espagne , a des fleurs violettes, nolettes-panachées , jaunes,
bleue-, etc. : il ne sert qu'à orner nos jardins. L7. iioi/i (l.piimda), commun en France, forme de jolies bordures.— Les botanistes font à tort du mot Ins un nom féminin.
On nomme vulgairement Fau$se-lri*,Iris plumeuse