ITALIEN
talliser sous des formes à peu près identiques, et de pouvoir en cristallisant se mêler dans toutes les proportions. L'alun de chrome est isomorphe de l'alun potassique, le carbonate de chaux rhomboédrique est isomorphe de la dolomie et du carbonate de fer, etc. L'isomorphismerorrespondtoujoursàune grande analogie de composition chimique et a servi à Beudant pour créer dans sa classification des minéraux, des familles très-naturelles (Voy. Minéraux). — Les corps isomorphes, signalés pour la première fois par Gay- Lussac, ont été spécialement étudiés par Mitscherlich.
ISON (du gr. Ï<toç). Dans le Plain-chant, le chant en ison est une psalmodie qui roule sur deux notes.
ISONANDRA, nom latin botanique de l'arbre qui fournit la Gutfa-percha. Voy. ce mot et Sapotacées.
lSOPÉRIMETRES(du gr! ïao<;, égal, et de péri mètre). On appelle ainsi, en Géométrie, des figures dont les contours ou périmètres sont égaux. J. Bernouilli a démontré que parmi tous les polygones convexes isopérimètres, le plus grand en surface est ce lui qui a le plus de côtés, en sorte que de toutes les figures ayant même contour, la plus grande est le cercle. — On donne le nom de méthode des isopérimètres à l'une des méthodes élémentaires employées pour calculer le rapport de la circonférence au diamètre. Elle est fondée sur l'emploi de formules algébriques qui permettent, connaissant le rayon et l'apothème d'un polygone régulier, de calculer le rayon et l'apothème du polygone régulier isopérimètre ayant deux fois plus de cotés. D'après cela, partant du carré dont le périmètre est k, et dont le rayon et l'apothème sont par suite égaux à 0,7071... et à 0,5, on calcule à l'aide de ces formules les rayons et les apothèmes des polygones réguliers de 8, 16,32, 64... côtés isopérimètres au premier, c.-à-d. ayant tous le périmètre 4. Les décimales communes au rayon et à l'apothème de chacun d'eux appartiennent aussi au rayon de la circonférence dont la longueur est elle-même égale à 4. Lorsqu'on est arrivé à un polygone d'un nombre très-grand de côtés, le nombre de ces décimales communes est très-considérable et l'on a ainsi une valeur très-approchée du rayon et par suite du diamètre de cette circonférence. En divisant sa longueur 4 par celle de sod diamètre, on a une valeur de 71 d'autant plus approchée qu'on a poussé le calcul jusqu'à un polygone d'un plus grand nombre de côtés.
ISOPODES(du gr. wo:, égal, et7toùî,7t&5û:, pied),. ordre de Crustacés édriophthalmaires, dont le corps est aplati et les pattes thoraciques au nombre de 7 paires. L'abdomen porte aussi des sortes de pattes qui servent seulement a la respiration. Des lamelles placées à la base des pattes thoraciques des femelles leur permettent d'emporter leurs petits sous leur corps. — Ces animaux, très-nombreux, étaient autrefois divisés en marcheurs, nageurs et sédentaires ou parasites des poissons et des crustacés supérieurs. Leurs principaux genres sont les Cloportes, dont quelques espèces sont marines, d'autres terrestres; les Aselles, qui sont fluviatiles; les Cymothoës, qui ont les pattes construites comme une ancre de navire; les Bopyres, parasites auxquels est due cette espèce de tumeur que l'on voit assez souvent au flanc des crevettes servies sur nos tables, et que bien des gens croient être de petites soles.
ISOPRÈ.XE. Voy. GuTTA-PERCHA.
ISOSCÈLE (du gr. too?, égal, et axO.oc, jambe), se dit, en Géométrie, d'un triangle qui a deux de ses côtés égaux. — Dans tout triangle isoscèle, aux côtés égaux sont opposés des angles égaux.
ISOTHÈRES. fût/. lSOCIUMLNES.
ISOTHERMES (du gr. îoo:,et 6spu.ô;, chaud). On appelle lignes isothermes, des lignes idéales menées par les lieux où la température moyenne est la même. La latitude et la hauteur au-dessus du niveau de la mer sont les deux causes générales qui déterminent la température moyenne d'un point de la terre; mais l'influence de ces causes est modifiée
par une foule d'influences accidentelles ou locales, telles que la distance à la mer, la présence des montagnes, la nature du sol, sa culture et son inclinaison, la direction des vents, etc. Aussi, les lignes isothermes ne coïncident-elles pas en général avec les parallèles de latitude. — On doit à de Humboldt deétudes intéressantes sur la forme des lignes isothermes du globe notamment en Amérique.
En Thermodynamique, on appelle lignes isother~ miques des lignes qui représentent les changements de volume ou de pression que subit l'unité de poids d'un corps, lorsque la température reste constante.
ISPIDA, nom lat. scientifiq. du Martin PËCHBDR.
ISRAÉLITES. Voy. Juifs.
ISSAIN'T (du vieux fr. issir, sortir), se dit en termes de Blason, de la figure d'un animal dont on ne voit que la partie supérieure qui semble sortir d'une pièce de l'écu.
ISSUES. En Meunerie, on appelle ainsi le résidu des moutures successives que l'on fait subir au b] pour en obtenir la farine. Les issues n'entrent point dans la panification ; elles comprennent les i*emoulages, les recoupettes, les sons (petits, moyens et gros).
ISTHME (du gr. ï<70|j.6ç), langue de terre qui sépare deux mers et joint deux terres. Le percement des isthmes pour ouvrir de nouvelles communications au commerce est une des grandes préoccupations de notre époque. Les anciens avaient essayé de percer l'isthme de Corinthe. Nous avons opéré le percement de l'isthme de Suez (1869) et l'on songe a tenter celui de l'isthme de Panama.
En Anatomie, on appelle : isthme du gosier le détroit qui sépare la bouche du pharynx : il est formé en haut par le voile du palais et la luette, sur les côtés par les piliers du voile du palais et les glandes amygdales, en bas par la base de la langue ; isthme de Vieusse?is, un relief de fibres musculaires qui règne autour de la fosse ovale de la cloison des oreillettes du cœur ; isthme de l'encéphale, les parties de l'encéphale dont l'ensemble constitue ce qu'on nomme ordinairement moelle allongée. Voy. ce mot.
ISTIOPHORUS (porte-voi/e), poisson. V. Voilier.
ISTIURE (du gr. îc-tov, voile, et oOpà, queue), Istiurus, genre de Reptiles, de l'ordre des Sauriens, famille des Agames, ainsi nommés à cause de la crête tranchante et élevée qui surmonte une partie de leur queue et forme comme une espèce de voile.
ITACISME. Voy. Iotacisme.
ITACOLUMITE, roche micacée métamorphique du Brésil, qui passe au grès par toutes les nuances intermédiaires. Elle renferme de l'or natif et l'on pense que c'est le gisement originaire du diamant.
ITAGUE ou étague (du b.-breton, itak), se dit, en Marine, d'un cordage attaché à un fardeau et roidi à l'aide d'un palan, pour hisser ce fardeau à une hauteur déterminée.
ITALIEN (art). L'art italien est l'héritier direct de l'art romain, dont il avait des monuments pour modèles, et de l'art grec, dont il connut les procédés, soit par les relations de Venise et de Gênes avec Constantinople, soit par les artistes byzantins fuyant devant les persécutions des iconoclastes. Développant sa propre originalité, il arriva à la perfection au siècle de Léon X. Il excella non-seulement dans l'architecture, la sculpture, la peinture, mais encore dans tout ce qui s'y rattache, orfèvrerie, émaillerie, glyptique, gravure, miniature, mosaïque, marqueterie (de meubles), tapisserie, céramique, verrerie ( Voy. ces mots). Secondé par le goût des républiques, des princes et des papes, il consacra à des chefs-d'œuvre une partie des richesses acquises par l'industrie, le commerce, la banque et les impôts que la cour de Rome levait sur les bénéfices ecclésiastiques.
L' Architecture italienne, au moyen âge, passa parles mêmes transformations que l'architecture française ( Voy. Gothique) ; mais elle conserva davantage les traditions de l'antiquité et employa souvent ses dépouilles àorner les nouveaux monuments. Lestyle latin, dont