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ANTHROPOLOGIE

palpes maxillaires d'un seul article. L'A. à 5 crochets .!. manicatum , creuse son nid dans la terre et le tapisse d'un duvet arraché aux fleurs.

ANTHOCÈRE du gr. Sv8o;, Bl xipaç, corne),i4nthoceros, genre de la famille des Hépatiques. F. ce mot.

ANTHOCOPE 'du gr. âvOo: etxÔ7tTw, couper), Anthocopa, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon, famille des Mellifères, groupe des Apiaires, détaché des Osmies, est caractérisé par ses mandibules i)ûurvues de 3 dents et par son nid dont les cellules sont formées de pétales de fleurs que les femelles coupent à cet effet.

ANTHOLOGIE (du gr. àv8o).oyîa, choixde fleurs), recueil de petites pièces de vers choisies. Outre l'A. grecque el l'A . latine( Voy.lt Dict.d'Hist.etdeGéogr.), on cite sous ce nom les A. arabes deH.-A.Schultens, de Grangeret de La Grange el de Silvestre de Sacy, de nombreuses .4. françaises, anglaises, etc.

ANTHO.M VIE du gr. àvOo; et [tuîa, mouche), Anthomyia, genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, tribu des Anthomyzidis, assez semblables aux mouches ordinaires, et qui vivent sur les fleurs. HA. pluvialis, de couleur cendrée, avec des taches noires sur le thorax, se trouve sur les Coin posées et les Ombellifères.

ANTHOJHYZIDES (du gr. âvOoç et u,0Çw, sucer), tribu de la famille des Muscides, renferme les genres A vicia, Hydrophoria, Helemyia, Anthomyia, Cœnosia, etc. Voy. Muscides.

ANTllONOME (du gr. âvQo; et vojj.6;, pâture), Anthonomus, insecte Coléoptère. Voy. Charançon.

ANTHOPHORE(dugr.àv8oç etçopà, récolte), Anthophora, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon, famille des Mellifères, groupe des Apiaires : mandibules unidentéesau côté interne, palpes maxillaires de 6 articles, tarses très-velus. Ces sortes d'abeilles solitaires abondent dans les ravins arides de laProvence. L'A. parictina fait son nid entre les fentes des murailles : c'est un tuyau courbe en terre gâchée, divisé en cloisons dont chacune contient une larve.

A.NTHOPIIYLLITE (d'anthophyllum, clou de girofle, à cause de sa couleur), minéral de couleur rougeài recomposé de deux silicates, de magnésie et de fer [3Mg Si* -|- Fe Si3], et dont les cristaux appartiennent au système du prisme droit rhomboïdal : il se trouve à Kongsberg, en Norwége, et au Groenland.

AM'IIOSIDÉRITE ;du gr. âv0o;et<rî57;po;, fer), minéral composé de fer et de silice [3JPe Si3 -f- 2Aq].

A.VTHOXA.NTHUM (du gr. àvOo; et ÇavOô:, jaune), nom scientifique du genre Flolve.

ANTHRACITE (du gf. <Sv8pa?, charbon), vulg. Bouille éclatante. Charbon incombustible, substance noire, d'un éclat miroitant, friable, brûlant lentement, sans répandre de fumée ni d'odeur : ces derniers caractères la distinguent de la houille. L'anthracite est composé de carbone, de silice, de fer, avec traces d'hydrogène et de matières terreuses. Ce minéral a les mêmes usages que la houille; il produit une chaleur intense, mais il est très-difficile à allumer. C'est avec l'anthracite pulvérisé, uni à de la houille et à une petite quantité d'argile, que sont fait - les bûches économiques, que l'on place au fond (I cheminées. — L'anthracite se rencontre dans les terrains de sédiment plus anciens que le terrain houiller. Les gîtes Les plus considérables en France, iords de la Loire, entre Angers el Nantes; ils se prolongent dans l'Ille-et-Villaine, la Mayenne ot la Sarthe. il en existe des dépôts énor

01 LUX Et! I I 'lis.

ANTHRAX [du gr. âvOpxÇ), tumeur Inflammatoire d . tissu cellulaire Bous-cutané el de la peau, trèsdure et très-douloureuse, offrant a son centre une escarre nuire entourée d'un cercle rouge el luisant. On distingue : 1° V I. bénin ou furonculeux, Be ter mi ianl comme le Furoncle par la formation e1 la chute d'un bourbillon (Voy, Furoncle : 2° l'A. mai u pestilentiel, plus connu sous le nom de Charbon. I oij. ce mot.

anthrax, eenre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Tanystomes. Les Anthrax sont noirs; ils volent avec une grande rapidité. On les voit souvent planer au-dessus des fleurs, et en puiser le suc, sans s'y poser, en imprimant à leurs ailes un mouvement vibratoire. Principales espèces: l'A. circumdata,l'A. venusta, et l'A. sinuata ou Morio.

ANTHRÈNE (du gr. àv8(nrjvï], guêpe), genre de petits Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Clavicornes, n'a rien de commun avec les guêpes. Il a pour type l'A. dès musées, dont la larve est le fléau des collections d'histoire naturelle. On trouve les Anthrènes par milliers sur les fleurs, où leur corps globuleux fait l'effet de gouttes d'eau. Cet insecte contrefait le mort quand on le touche.

ANTHRIBE, insecte. Voy. Briche.

A:\TIIRISCUS, un des noms latins du Cerfeuil.

ANTHROPOÏDE. Voy. Demoiselle DE Numiuie.

ArvTHROPOLITHE (du gr. âv6pw7to;, homme, et >î0o:, pierre). Voy. le Sh-plément.

ANTHROPOLOGIE Cdugr.àv8;;to7ro;, et ).ôyo;, discours). Dans la seconde moitié du dernier siècle, ce nom s'appliquait à l'étude de l'homme considéré au double point de vue physique et psychologique ; tels sont divers traités publiés en Allemagne : l'Anthropologie médicale et philosophique de Platner (1772), l' Anthropologie pragmatique deKant (1798), etc. Auj. en France, il désigne plus particulièrement l'histoire naturelle de l'Homme (Voy. ce mot). L'Anthropologie traite les questions suivantes : 1° Place de l'homme parmi les êtres vivants. Les auteurs qui ne considèrent que lescaractères anatomiqueset physiologiques font de l'homme l'ordre des Bimanes ou le classent parmi les Primates (Voy. ces mots); ceux qui tiennent compte de ses facultés intellectuelles et morales en forment le Règne humain. — 2° Unité de l'espèce humaine. Lespo/ygénistes supposent que les races différentes constituent autant d'espèces et ne peu vent descendre d'ancêtres communs, quelque haut qu'on remonte; les monogénistes admettent l'origine commune de tous les hommes et leur unité spécifique, doctrine qui a pour elle la plus grande probabilité. — 3° Origine de l'homme. Scientifiquement, il est impossible de déterminer le mode d'apparition de l'homme sur la terre; l'observation ne fournit aucune donnée à cet égard. Cependant quelques auteurs, s'inspirant des idées de Lamarck et de Darwin, n'ont pas craint d'avancer que les diverses populations du globe descendent du singe (Foy.Espi 1 1 . On leur a objecté avec raison que, même en faisant abstraction des différences psychologiques, l'étude de l'organisme en général, celle des extrémités en particulier, suffit pour révéler, a côté d'un plan général, des différence de forme et des dispositions accusant des adaptations spéciales et distinctes, et incompatibles avec l'idée d'une filiation. — 4° Clastifi ■■ho» des races humaines d'après les caractères physiques (caractères extérieure, anatomiques, physiologiques, pathologiques intellectuels, moraux et rc-

ligieux \:u\s\::<\ industrie, institutions sociales.

— 5° Antiquité de l'espèce humaine. On a retrouvé' de nombreux restes de l'industrie humaine dans les

marais tourbeux du Danemark el dans les cil custres récemment découvertes en Suisse, en \ le

magne, etc. ; on a été ainsi conduit à admettre trois

âges distincts, ceux de la pierre, du brome el du fer (Voy. Age). Enfin, on croit avoir reconnu dostraces de l'existence de l'homme dans des terrains quaternaires antérieurs a la période glaciaire ; niais les

preuvesen paraissent jusqu'ici contestables ( Poy.ÉPOqi i s, Fossiles). — 6° Peuplement du globe. Les monogénistes admettent, en se fondant sur les fait nérauxdela distrib ition géographique des êtres, ainsi que Bur l'étude des types fondamentaux de notre < et sur les travaux de la linguistique, «pie le centre do création de l'espèce humaine est dans l'Asie, non loin de la région Occupée par le massif entrai, d'eu est sorti le rameau aryen do la race blanche ; des mi-

ANTIARIS.

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