JOUES
les pièces destinées à prendre, l'une par rapport à l'autre, un certain mouvement sans cesser d'être solidaires. Telles sont les fourchettes, charnières, man chons d'assemblage, etc. — On nomme joint brisé ou universel un organe de transmission de mouvement qui se compose de deux axes se croisant à angle droit.
JOINTE. En Médecine vétérinaire, on appelle cheval long-iointé celui qui a le paturon trop long ; court-jointe, celui qui l'a trop court.
JOINTURE. Voy. Articulation.
JOM-liOIS, arbrisseau. Voy. Daphné.
JONC, Juncus, genre type de la famille des Joncacées, se compose de plantes herbacées, annuelles ou vivaces, qui croissent dans les marais, sur le bord des ruisseaux, dans les terrains frais et humides; ils forment des touffes épaisses, serrées, fortement adhérentes au sol par leurs racines entremêlées. Aussi sont-ils très-propres à exhausser les terrains marécageux et à fixer les terres d'alluvion. On distingue : le /. épars (J. diffusus), dont on emploie la tige à faire des paniers, des cordes, des nattes; le /. glauque (J. glaucus), qui sertà attacher la vigne, les espaliers; le /. congloméré (J. conglomérats), qui est sans feuilles et qu'on utilise comme litière ; avec la moelle que contient sa tige, on fait dans quelques pays des mèches pour lampes et veilleuses ; le J. /l'ibellé, dont les feuilles sont en éventail, etc.
Vulgairement, on nomme Jonc à coton la Linaigrette ; J. d'eau, les Scirpes; J. d'Espagne, le Genêt joncier; /. des chaisiers, le Scirpe des étangs; J. épineux ou Jonc marin ou Jomarin, l'Ajonc d'Europe; J. fleuri, le Butome ; /. des Indes, le Rotang, dont on fait d'excellentes cannes, dites rotins, et des chaises de cannes : J. odorant, l'Acore vrai ; J. de la Passion, les IMassettes, etc.
jonc En Bijouterie, on appelle ainsi une bague unie, dont le cercle ou l'anneau est partout égal. Il y a des joncs en métal seulement (J. d'or, J. d'argent); il y en a qui portent une seule pierre ; il y en a d'autres qui sont entourés de diamants, de rubis, etc.
JONCACÉES OU JONCÉES(du g.-type Jonc), famille de plantes Monocotylédones périspermées, renferme des herbes vivaces, h rhizome horizontal, couvertes d'écaillés scarieusesj à feuilles alternes, engainantes à leur base; à fleurs vertes et glumacées, le plus souvent hermaphrodites, en grappes, en cymes ou en paniculcs dites anthèles. Ces plantes se trouvent sous toutes les zones, dans les endroits marécageux. — La famille des Joncacées, formée des Joncs de Jussieu, dont le nombre a été considérablement diminué, ne renferme plusqueles genres Juncus, Luzula, Prionium et Nartliecium.
JONCHETS (de jonc), petits bâtons d'os, d'ivoire, de bois, etc., fort menus, que l'on jette confusément les uns sur les autres pour jouer à qui en retirera le plus, à l'aide d'un crochet, sans en faire remuer d'autres que celui qu'on veut dégager. Dans l'origine on jouait â ce jeu avec des brins de jonc : d'où son nom.
JONCIER, nom vulgaire du Genêt d'Espagne.
JONCUVELLE, EriocatUon dendroides, espèce du genre Eriocaulon, est une belle plante à feuilles nombreuses et ensiformes, à fleurs argentées, disposées en petites tètes sphériquos sur de longs pédoncules pileux. Cette plante, originaire de l'Amérique méridionale, figure agréablement autour des pièces d'eau et des petits ruisseaux des jardins.
JONCTION (du lat. junctio). En Droit, on appelle jonction des possessions la réunion du temps qu'une personne a possédé au temps qu'une autre personne avait possédé précédemment pour arriver à la prescription ou au droit d'exercer l'action possessoire. On peut toujours joindre â sa possession celle de sou au- Jeur ; mais si c'est un auteur à titre universel et que sa possession fût, vicieuse, celle du Buccesseur le Bera également, an Lieu que, si c'est on auteur à titre
particulier, les vices de sa possession ne nuisent pas
à son Buccesseur C. Nap., art, 2235), — En I
dure, le jugement de jonction est celui par lequel un
tribunal joint deux causes qui se tiennent pour les juger ensemble. Voy. Défaut.
JONGEBMAMNIE. Voy. Jdhgbbjuhhie.
JONGLEUR (du lat. joculator). Dans l'origine on nommait ainsi les joueurs d'instruments qui accompagnaient les troubadours ou poètes provençaux et couraient avec eux les provinces. Après la croisade contre les Albigeois, et à mesure que les troubadours disparaissaient, les jongleurs prirent de l'importance, et au jeu des instruments ils joignirent le chant : plusieurs même firent des vers [Voy. Ménétrier et Baladins). Mais, en même temps, le nomjongleur s'étendit aux saltimbanques, faiseurs de tours, joueurs de gobelets, montreurs de singes, etc. Enfin, jongleur en vint à se dire exclusivement de ceux qui se livrent â certains exercices d'adresse, comme de faire sauter d'une main à l'autre des boules, bouteilles, poignards, épées ou autres objets qui s'entre-croisent. — Chez les Hindous et les sauvages on nomme jongleurs des magiciens qui prétendent guérir les maladies et qui expliquent les présages et les songes.
JON1DIUM, plante. Voy. Ionidicm.
JONQUE (du chinois icltouen, vaisseau), grand navire chinois, courbé à l'avant et à l'arrière, carré à la poupe et à la proue. Les jonques ont trois mâts et deux voiles carrées formées de nattes réunies par bandes. Les mâts, les flèches, sont couverts de pavillons, de banderoles de toutes couleurs. Les jonques sont lourdes et sans grâce : elles font néanmoins des traversées assez longues des côtes de la Chine aux îles de la Sonde et aux Philippines : on en a vu quelques-unes se hasarder jusqu'en Angleterre.
•JONQUILLE (de l'espagn. junquillo), Narcissits junquiUa, plante du genre Narcisse, remarquable par l'élégance et la douce odeur de ses fleurs, qui sont d'un jaune vif : ses feuilles sont étroites et longues comme celles du jonc : d'où son nom. — La jonquille est le symbole du désir ardent. Voy. Nabcissb.
JOSEPHINIE (de l'impératrice Joséphine), Josephiuin, genre de la famille des Pédalinées, renferme des plantes herbacées, à feuilles opposées et à fleurs solitaires; le fruit est une noix très-dure, ovale et hérissée de pointes. L'espèce type est la Josêphinie impératrice, originaire de l'Australie, et qui se fait remarquer par ses belles fleurs d'un gris de perle, nuancées de rose au dehors, et tachetées en dedans de points empourprés.
JOUUARItE (du lat. Jovis barba, barbe de Jupiter), Sempervii'iim, genre de la famille des Crassulacëes, renferme des plantes grasses herbacées, sousfrutescentes ou frutescentes, quelquefois acaules, mais pourvues de jets ou propagules terminés par OU bouquet de feuilles en rosette. Les fleurs jaunes, purpurines ou blanchâtres, sont disposées en cymes, le plus souvent unilatérales à l'extrémité de la tige qui sort du centre de la rosette. Les fruits sont des follicules polyspermes. Ces plantes croissent dans les parties moyennes et méridionales de l'Europe. L'espèce type est la J. des toits [S. tectorum), rulg. 1 tichaut sauvage, qu'on trouve communément sur les
toits, sui' les vieux murs et au milieu des ruines. Cette plante est légèrement rafraîchissante, anodine et un peu astringente. Le suc de ses fouillée tient en abondance de l'albumine et du malate acide de chaux, auquel il doit sa vertu astringente : il entre dans la composition de l'onguent populeum. On
attribuait jadis à cette plante toutes séries de propriétés merveilleuses; on n'emploie plus guère II
joubarbe qu'à l'extérieur, pour ramollir les i
calmer les liémorrhoides. Plusieurs espè es sont Cultivées pour orner les rochers dans les jardina | gi rs : ce sont la ./. des montagnes, à fleurs ri la ./. toih d'araignée, à feuilles couvertes de poils entremêlés, la ./. dorée, la •/. porte-tables, etc.
I /' (< Joubarbe est l'Orpin blanc; la Joubarbe
il l'Orpin repris Q pin.
JOUES [selon lue.-, ce mot viendrait du bas-latin