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LAINE

vulg. Perdrix de neige, Ptarmigan, dont le plumage d'été est fauve, vermiculé de noir, habite les Alpes et les Pyrénées, d'où il est apporté en assez grand nombre sur les marchés. Parmi les autres espèces on remarque le L. rouge (L. scoticus), le L. à doigts courts (L. brachydactylus) et le L. hyperboré (L. iskmdicus).

LAGOPHTHALMIE (du gr. ).<xYw;p6a).u,ov), disposition vicieuse de la paupière supérieure, qui est tellement retirée qu'elle ne peut recouvrir le globe de l'oeil pendant le sommeil. Ce nom lui vient de ce qu'on a prétendu que les lièvres dorment les yeux ouverts. La lagophthalmie résulte toujours d'une lésion de la paupière.

LAGOSTOME (du gr. ).ayw;, lièvre, et ffxô[xa, bouche), synonyme de bec-de-lièvre. Voy. ce mot.

En Zoologie, ce nom a été donné à un Mammifère de l'ordre des Rongeurs, voisin du Chinchilla ( Voy. Vlscache) ; — à un Crustacé décapode, de la famille des Cyclométopes cancériens, qu'on trouve sur les côtes de la Bretagne ; — à un genre de Coléoptères tétramères, de la famille des Charançonites, appelé aussi Dennatode.

LAGOTHIUCHE (du gr. la.-\-û>:, lièvre, et &p(£, poil>, Lagothrix, genre de .Mammifères, de l'ordre des Quadrumanes, division des Céb.nsou Singes américains, renferme des animaux à tête arrondie, à pelage doux, presque laineux, et qui habitent par bandes les forêts de l'Amérique méridionale. L'espèce la plus connue est le L. de Humboldt, ou Capparo, qui a près de 1 m et le pelage gris. Cette espèce habite les bords du Rio-Guaviare.

LAGOTIS (du gr. ).aywç, lièvre, et ou:, mtôc, oreille', genre de Mammifères, de l'ordre des Rongeurs et voisin du Chinchilla. Voy. ce mot.

LAGItlE, Lagria, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères hétéromères, famille des Trachélides, renferme une cinquantaine d'espèces, dont la principale, la L. hérissée, d'un noir bronze avec des élytres fauve clair et le corps tout couvert d'un duvet jaunâtre, se trouve communément dans nos bois.

LAGUNE (du lat. lacicna), canal ou espace de mer peu profonde que laissent entre eux, soit les bancs de sable, soit les îlots nombreux formés sur les côtes basses ou à l'embouchure de certains fleuves qui charrient beaucoup de limon. La Hollande compte beaucoup de lagunes. Les Frische-Haf et Kurische- Hnf, sur la Baltique, doivent être considérés comme tels. Mais les lagunes les plus célèbres sont celles de Venise. Ce sont de petites baies séparées de la mer par des barrages naturels, dits tidos, et qui forment comme autant de petits ports.

LAI (orig celtiq.; en b.-lat. leudus, en allem. Lied:, petite pièce de poésie lyrique, d'un genre mélancolique, appartenant à notre littérature du moyen âge. On distingue le lai breton et le lai français.

Le premier, dont on ne connaît pas bien le rhythme et la coupe, florissait surtout du viue aux xi" et xne siècles ; l'on a même prétendu qu'il date des anciens Gaulois. Beaucoup de vieux romans, de récits merveilleux, et de légendes ont été traduits de lais bretons; tels sont Gorion, Tristan, Lancelot, etc. On les chantait en s'accompagnant de la harpe. — Voir : Bitson, Ancient english metrical romances, et Ellis, Spécimen of Vie english poêts.

Le lai français date, au plus tôt, du xn' siècle : il fut en grandevogue aux xme et xivesiècleset au commencement du siècle suivant. Christine de Pisan, Machaut, Froissart, Eustache Deschamps, Marie de France, ont été les plus célèbres auteurs en ce genre. Leurs lais traitent particulièrement de sujets graves et tristes où l'amour joue le principal rôle, ou de quelque moralité. Le rhythme et la coupe de ces sortes de poèmes ont beaucoup varié. Généralement, au xiv* siècle, le lai était de 2h stances, chacune de 4, f>, 8 ou 12 vers, sur deux rimes au plus. Si toutes les rimes étaient semblables, c'était le lai propr. dit; dans le cas contraire, c'était un virelai. Souvent les

vers du poëme étaient coupés de deux en deux par un vers plus petit, qui n'avait que deux syllabes. Voir:Fr. Michel, Laù im'ilits des xne et xtuc siècles. (1836); F. Wolf, Ueber die Lais, etc. (1841).

lai (du lat. latcus). Dans les monastères, on appelait frère lai un frère servant, non engagé dans les ordres sacrés; jnoine lai, un laïque ordinairement homme de guerre invalide, que le roi plaçait dans une abbaye à nomination royale,pour y être entretenu.

On appelait autrefois cour laie la justice temporelle et séculière, par opposition à la justice ecclésiastique; conseiller lai, un conseiller qui n'avait point de cléricature ; patron lai, un laïque qui avait fondé quelque bénéfice avec réserve de patronage.

LAICHE (de l'anc. ht-allem. lisca, fougère), Carex, genre de la famille des Cypéracées, type de la tribu des Caricées, se compose d'herbes trisannuelles, à tiges triangulaires, à feuilles graminoïdes, souvent tranchantes ; à fleurs en épis. La L. étoilee (C. stellulata) et la L. blanchâtre (C. canescens) croissent dans les lieux humides et marécageux, et ne donnent qu'un fourrage grossier, nuisible même aux moutons : aussi ne les recueil le-t-on, en général, que pour faire de la litière et du fumier. Une espèce remarquable par son rhizome traçant, peut être utilisée pour soutenir les terrains mouvants : c'est la L. des sables (C. arenaria'. La racine de cette plante est aussi employée, surtout en Allemagne, comme sudorifique, et prend de là le nom de Salsepareille d'Allemagne. On fait avec les filaments de cette racine des balais dits de chiendent, des nattes et des paillassons.

LAIE (du b.-lat. leha), femelle du sanglier.

laie, laye (du b.-lat. leia , leda ; en Scandinave leid, conduit, passage), a signifié autrefois bois, taillis : de là le nom de Saint-Germain-en-hiye 'c.-à-d. dans la forêt). — On nomme encore ainsi, en style forestier, une route percée dans une forêt, ou pratiquée autour d'un canton de bois destiné à être vendu.

LAINAGE (de laine), se dit : 1° de la toison des moutons; 2° de toute étoffe ou tissu de laine; 3° d'une façon qu'on donne aux draps et autres tissus de laine et qui consiste à tirer le poil avec une brosse garnie de têtes de chardon ou une machine appropriée, dite laineuse ou laneuse, jusqu'à ce que la trame soit partout également, couverte de poils.

LAINE (du lat. lana), sorte de poil qui recouvre certains animaux, notamment ceux de la race ovine, qui prennent de là le nom de bêtes à laine. Chacun de ces poils est lui-même formé de plusieurs filaments réunis sous une même enveloppe, et partant tous d'un bulbe situé dans l'épaisseur du derme. Chimiquement, ces poils sont formés d'un mucus semblable à celui des cheveux, et d'une petite quantité d'huile à laquelle ils doivent leur souplesse et leur élasticité. — On nomme lai/tes de toison, celles qui ont été enlevées sur l'animal vivant; laines mortes, celles qui ont été prises sur l'animal mort ; laines en suint et surges, celles qui n'ont point encore passé au lavage ; laines peignées, celles qui ont été cardées.

La laine donne lieu à une foule de travaux. Le premier est la tonte. Vient ensuite le lavage, dont le but est de débarrasser la laine des matières grasses : on lave d'abord à froid pour enlever le suint: le surge ne part qu'à l'eau chaude et par un second lavage, qu'on appelle lavage marchand, parce que ce dernier n'est ordinairement fait que par le marchand de laines. Après cette opération, les laines sont triées et assorties, puis livrées au fabricant. Ce dernier, après avoir fait subir à la laine un dégraissage à fond à l'aide de divers agents, la carde, la file, la teint, la tisse, la feutre, etc. On cardait jadis à la main avec la carde ordinaire, dont on obtenait de petits boudins, qu'ensuite la fileuse présentait à la broche d'un rouet ; le cordage, maintenant, n'a plus lieu qu'à la mécanique, et comprend trois opérations distinctes, au bout desquelles la laine sort en nappes, qui sont ensuite réduites en loquettes prêtes à

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