‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 856 sur 1672 · LAIT · texte numérisé non relu

LAIT

être filées. Le filage lui-même se fait presque partout aujourd'hui à la mécanique (pour les procédés employés à ces opérations, Voy. Filait re et Carnage). Celles des laines filées que l'on ne veut pas employer blanches passent à la teinture. Ces opérations préliminaires terminées, on s'occupe de former les tissus de laine. Ces tissus se divisent en quatre grandes classes : 1° les draps et couvertures, avec les feutres ; 2° les tapis et les châles \ 3° les étoffes, ou tissus proprement dits ; 4° les tricots. Voy. ces mots. L industrie des laines date d'un temps immémorial. Très-longtemps elle a été dans l'enfance; mais depuis un siècle elle a pris un essor prodigieux, tant pour la multiplicité que pour la beauté des produits. On a apporté à la production des laines des soins inconnus jadis : la France a introduit chez elle la race mérinos, qu'elle a même améliorée (Voy. Mérinos); elle a aussi importé la chèvre du Thibet, et l'on s'occupe d'acclimater le lama, la vigogne. En même temps, les machines se substituaient aux anciens procédés, en Angleterre d'abord, puis en France (de 1809 à 1812 pour le cardage, en 1825 pour le filage). Pour la finesse des draps, la beauté des étoffes de fantaisie, nul pays n'égale la France : l'Allemagne (notamment la Saxe et la Silésie) et l'Angleterre viennent ensuite. — Consulter, sur cette industrie importante, les Rapports de MM. Ch. Seydoux, Lar- BOnnier, L. Moll, M. Alcan et Ed. Simon (Jury de PExpostt. univ. de 1867, t. IV, VI, IX).

On a appelé Laine philosophique, l'oxyde de zinc; Laine de salamandre, l'amiante.

LAÏQUE ou laïc (du latin laïcus, du gr. ).aïxôç; de >,aô:, peuple), se dit de tout homme ou de toute chose qui n'est point ecclésiastique ou qui n'appartient point à l'Église. Quiconque n'est point engagé dans la cléricature ou dans les ordres est laïque ; les biens laïques sont ceux qui ne font pas partie de la dotation de l'Église. Voy. Lai.

LA1HD 'comme lord), propriétaire d'une seigneurie- ou d'un manoir en Ecosse.

LAIS (de laisser), additions que la mer, les fleuves et les rivières forment, par alluvion, aux propriétés riveraines. Lais est opposé à reluis, qui signifie les terrains que la mer, les fleuves et les rivièn a abandonnent insensiblement en se retirant. Les lais et relais de la mer font partie du domaine public; ceux des rivières appartiennent aux propriétaires riverain ., art. 538-557).

Dans les Eaux et Forêts, on appelle lais un jeune baliveau de l'âge du bois, qu'on laisse quand on coupe le taillis, afin qu'il devienne haute futaie.

LAISSÉES, nom que les Chasseurs donnent aux excréments du loup ou de la louve.

lait (du lat. lac), liquide sécrété par les glandes

mammaires des femelles des animaux mammifères,

ei destiné à nourrir leurs petits. Il est, en général,

. opaque, d'une légère odeur particulière, d'une

i- sucrée, acide chei les carnivores, alcaline

les herbivores. Le lait i I ess ii llemenl formé

d'eau, tenant en dissolution ou à l'étal d'émulsion une matière sucrée [sucre de lait Ou beurre, de la cast i le el certains Bels, notammenl du phosphate de chaux : il forme donc an aliment complet Voy. Aliments), ta microscope, il apparaît forme d'un liquide dans lequel nageni des giosphériques d'une matière grasse i Le lai. offre des différences Bouvenl assez tranchées, Don-seulemenl pour chaque espèce d'animal, mais en< ore pour chaque individu, a raison des climats, 'm-, de I exercice, du genre d'alirrientation, i île santé, etc. Le chagrin, la colère, la peur, i en arrêter subitement la Bécrétion ou en altérer la nature. L'odeur acre de l'ail et do l'oignon, celle du chou et du navet, l'amertume de l'ab- Bintbe, le parfum des fleurs passenl dans le lait; i ies matières tinctoriales, telles que la garance,

l'indigo, le safran, peuvent en modifier la teinte. —

Dans 1rs premiers Jours de la délivrance, aussi bien

élu'/ les femelles d'animaux que chez la femme ' > lait est visqueux et filant : il porte alors le nom Je colostrum {Voy. ce mot), il contient alors moins de corps gras et plus de globules blancs. Dans quelques cas pathologiques, le lait contient du sang ou du pus : il est alors malsain.

Abandonné au repos et au contact de l'air, dans un lieu frais et tranquille, le lait se couvre 1 d'une couche jaunâtre, onctueuse et épaisse qu'on appelle crème : celle-ci se forme par l'ascension successive des globules butyreux qui, moins denses que le liquide où ils nagent, gagnent sasurface. Tout les plus petits de ces globules restent en suspension dans la Liqueur et forment ainsi ce qu'on nomme le luit écrémé ou lait de beurre. La crème, battue dans une baratte donne le beurre (Voy. Bl due). Si au lait écrémé on ajoute de la présure, ou si on le laisse en repos pendant un certain temps, il s'y produit un coagulum blanc, d'une matière solide, connue sous les noms de caillé ou de caséum {Voy. CASBin liquide jaunâtre dans lequel ce coagulum est délayé s'appelle le sérum ou petit-lait. Le caséum Lé| ment fermenté est la base de ces gâteaux butyreux qui constituent les fromages (Voy. FRoiiAc.t . — C'est par l'effet de Y acide lactique, produit de la fermentation de la lactine, que le lait se caille spontanément en séjournant à l'air ou prend une M aigre. Si l'action de l'air est prolongée, le lait peut éprouver la fermentation alcoolique : c'est ainsi qui les Kalmoucks préparent avec le lait de leurs juments la boisson appelée koumiss et qu'ils en tirent par la distillation une sorte d'eau-de-vie, le rack ou arac. — L'esprit-de-vin, les acides et un grand nombre de sels déterminent plus rapidement la coagulation. Les fleurs de l'artichaut, de la plupart des chardons, de la grassette, du caille-lait, produisent le même effet et sont employées, en guise de pr« dans certaines localités. Les alcalis font disparaître le coagulum formé par les acides; aussi les 1. ajoutent-ils quelquefois un peu de bicarbon. soude pour empêcher le lait de tourner en bouillant, comme cela arrive souvent pendant les i hal> l'été ou par les temps d'orage. — Quand on porte le lait à l'ébullition, il se forme à sa surface, un licule mince, appelée franyipane, qui parait être une altération de la caséine.

On peut conserver le lait en l'enfermant, : l'avoir écrémé, dans d< is fer-blanc pi

bien bouchées et privées d'air, dans lesquelles il a subi une chaleur de 100° pendanl deux tu Selon un autre procédé dû a M.

et qui parait préférable, on évapore le lait, p blement sucré, sur une bassine large, chauffi bain-marie -^ une température qui n'exi ède ] 100°; lorsqu'il a la consistance du miel, on l'enl dans des boites en fer-blanc, que l'on soumet . plies et soudées, à l'ébullition. Pour revivifier 1<

n \ ajoute une quantité d'eau égale à a fois 1< de la conserve, et l'on porte a l'ébullition.

Les marchands ne se contentent lait; ils en allèrent souvent la qualité en l'étendant d'eau, ce qui diminue sa densité et les ob ter in même temps quelque autre m lourde, amidon, fécule, farine, décoction di dextrine, glucose, etc. ; on -

pour simuler la crème, de blanc d'u'iif et de g

peur le faire mousser. La présence de l'eau connaît aisément à l'aide d'aréomètres d'uni' duation particulière, appi lés j

la densité du lait pur varie entre 1,026 et 1 celle des auttvs substances m- peut être bien i

tatée qu'à l'aide du microscope.

Outre qu'il est la nourriture naturelle des nouveau-nés, h> laii est pour l'homme à tous les à^e* Un aliment précieux : en en l'ait un usage quotidic i en le prenant soit seul, soit associé à quelque autre

substance, comme le chocolat, le café, le tl

mêlé au riz ou à diversi s pâtes. Dans i

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