LAPIDAIRE
quables de l'influence, du moral sur le physique ; 2° par une cause toute, physique, telle qu'un désordre local de l'organisme , une maladie prolongée, etc. : la langueur se confond alors avec la consomption. Voy. ce mot.
LANGUEYETJR (de Inngve), inspecteur chargé de visiter la langue des porcs amenés au marché, pour voir s'ils sont atteints de ladrerie. Voy. ce mot.
LANICE (bourre). Voy. Bourre.
LANIDÉS ou lanudés, famille d'Oiseatix,qui a pour type la Pie Grièche, en lat. Lanius. Voy. Pie griecbe.
LANIER (du lat. laniare, déchirer), Falco laniarius, espèce du genre Faucon, renferme des oiseaux de proie diurnes, de la taille de 0m,50 chez le mâle (laneret), et de 0m,60 chez la femelle. Les ailes aboutissent^ chez cette espèce, aux deux tiers de la queue. Ledoigtdu milieu est plus court que le tarse; les pieds sont bleuâtres. Le lanier ne chasse guère que la perdrix et le lapin. Il est commun en Hongrie, en Pologne et en Russie. Il est très-rare en France, en Allemagne et en Islande. Voy. Faucon.
Billion avait nommé Lanier le Faucon mâle adulte. On nomme Lanier cendré, le, Busard St-Martin.
LANS ou lan (de lancer) mouvement de rotation à droite ou à gauche, qui écarte momentanément un vaisseau de sa route, soit qu'il cède à l'effort des lames dont il est battu, soit que la main qui tient le gouvernail soit faible ou malhabile.
LANSQUENET (de l'allem. Landsknecht, valet du fief), soldat mercenaire allemand. Voy. ce mot au Dict. d'Htst. et de Géogr.
lansquenet (jeu du), jeu de cartes qui se joue avec plusieurs jeux réunis et qui admet un nombre de joueurs illimité. Celui qui tient les cartes s'appelle banquier. Après avoir mêlé les cartes et avoir fait couper à gauche, il annonce la somme qu'il veut jouer. Lorsque le jeu est fait, c'est-à-dire lorsque la somme proposée est tenue par un ou plusieurs joueurs, le banquier retourne une carte, qu'il place à sa gauche, puis une seconde, qui est celle des pontes, et qu'il place à sa droite; il en retourne ensuite une troisième, une quatrième, etc., qu'il place entre les deux premières, jusqu'à ce qu'il en amène une semblable à la sienne ou à celle des pontes : dans le premier cas, il gagne; dans le second, il perd, et la banque passe à un autre. — Ce jeu, introduit en France par les lansquenets allemands, eut beaucoup de vogue sous Louis XIII et dans les premières années de Louis XIV. Prohibé par Colbert, il se maintint encore longtemps dans les tripots, mais finit par tomber en désuétude au commencement du xvin' siècle. Depuis quelques années, il est redevenu à la mode.
LANTANIEU, Lantana, genre de la famille des Verbénacées, renferme des arbrisseaux propres aux contrées chaudes de l'Amérique et de L'Océanie : rameaux anguleux, couverts de poils plus ou moins rudes, quelquefois môme d'épines crochues; feuilles opposées ou ternées, simples, crénelées, velues et âprea au toucher; fleurs petites, au calice tubuleux, très-court, à U dents peu apparentes de couleurs Bouvent diverses sur le môme individu. Le drupe, en forme de haie, contient un noyau de deux loges. On cultive dans les jardins plusieurs espèces remarquables par leur feuillage toujours vert et la durée • le leurs fleurs : le L. à feuilles de mélisse (L. camara), petit arbrisseau de lm, à tronc tortueux, à feuilles aromatiques, à fleurs d'abord jaunes, puis
écartâtes ; le !.. ii fleurs blanches, le L. odorant, etc
LANTERNE (du lat. laterna). Les lanternes ordinaires se font en ferblanc ou en cuivre, avec un verre, ou une feuille de corne transparente, par devant. On en fait aussi en verre, en papier, en toile, eu gaz, et de toutes espèces de formes {Voy. Falot, Ii 1 1 mination8, etc.).On appelle lanternes sourdesde petites lanternes en métal dent la lumière ne sert qu'au travers d'un verre bombé qu'on peut recouvrir d'une sorte de volet, lorsqu'on veut cacher la lu-
mière. — Dans le principe, les réverbères des rues portèrent le nom de lanternes. La Reynie signala le commencement de sa magistrature par l'établissement de ces lanternes dans les rues de Paris» Voy. Réverbère.
Lanterne magique, instrument d'Optique, à l'aide duquel on fait paraître en grand, sur un mur blanc, les figures peintes en petit, avec des couleurs transparentes, sur des morceaux de verre mince. Il se compose d'une lanterne ordinaire, à laquelle on ajoute un tube renfermant deux lentilles qui font écarter les rayons partant de l'objet, et qui projettent sur le mur opposé une image renversée beaucoup plus grande. Ce tube est adapté de manièrequ'on peut introduire des verres peints entre les lentilles et la lumière renfermée dans la lanterne. — La lanterne magique a été inventée vers 1C45 par le P. Kircher, jésuite. Voy. Fantasmagorie.
lanterne. En Architecture, on donne ce nom à des espèces de tourelles, ouvertes par les côtés, et placées sur le comble d'une église ou d'un autre bâtiment, et d'ordinaire au-dessus d'un dôme. Ces tourelles sont toujours percées de fenêtres, et le plus souvent ornées de colonnes. Les dômes de St-Pierre à Rome, de St-Paul à Londres, ceux des Invalides, du Panthéon, etc., à Paris, sont couronnés de semblables lanternes. — On connaît, sous le nom de lanterne de Dèmosthène (ou de monument c/ioragique de Lysicrate), un petit monurnentantique d'Athènes, qui a la forme d'un tourelle soutenue par des colonnes de l'ordre corinthien. C'est par abus qu'on appelle lanterne de Diogène une copie de ce monument placée sur une tour dans le parc de St-Cloud.
En termes d'Artillerie, on appelle lanternes deux pièces différentes dites L. à mitrai/te et L. à gargousse. Celle-ci est un étui de bois ou de cuir dans lequel on porte les gargousses; l'autre est une boîte cylindrique de ferblanc à demi soudée ayant le calibre du boulet des canons auxquels elle doit servir : on la remplit de mitraille, de balles, et on la soude entièrement ; on la tire avec le boulet.
Lanterne. Voy. Cazette.
LANTHANE (du gr. ),av9âvto, être caché), métal encore peu connu, a été trouvé en 1840 par lit suider dans la cérite, combiné avec l'oxyde de cérium. 11 se place sur la limite des métaux terreux, à la suite de l'yttrium.
LAPATHL'M, nom latin botan. du genre patience.
I. AI'HIUK ou lai'iiryf, Lap/iria, genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Tanystomes, tribu des Asiliques, a pour type la Laphrie dorée, qui se trouve aux environs de Paris.
LAPIDAIRE (du lat. lapidarius), artiste qui taille et polit les pierres précieuses. Ses instrumenta sent : le moulin, consistant surtout en deux meules chargées du frottement; le cadran, qui sert à tenir la pierre pendant qu'on la taille et qu'on la polit; le bâton à ciment, h l'aide duquel elle est attachée suit avec du mastic, soit avec de la soudure d'étain; enfin la poudre, qui, pincée entre les deux meules avec la pierre fine, use celle-ci peu à peu et lui donne la forme. Cette poudre, pour la taille du diamant, est la pendre même du diamant (dite igrisée , imbibée d'huile d'olive; peur les autres pierres, c'est du tripoli ou de la petee d'etain. Quant aux meules, elles sont d'acier très-doux pour le diamant; de cuivre pour les rubis, les topazes et les saphirs d'Orient ; de plomb, d'étain ou de zinc pour les autres pierreries et pour
les pierres tendres ou artificielles» — Parfois l'on scie
ou l'on clive les pierres. Le clivage {Voy. ce mot) s'opère à l'aide d'une lame d'acier bien trempée ; Otl scie le diamant avec un fil de fer très-délié, enduit de poussière de diamant. — L'art du lapidaire1 est fort ancien, mais ce n'est qu'au W siècle qu'on a réussi à tailler le diamant. Voy. Diamant et GLYPTIQUE.
Lapidavr est aussi le nom d'un instrument à l'aide duquel on polit les pièces d'horlogerie et les verres, de montre à bords polis.