‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 869 sur 1672 · LATIN · texte numérisé non relu

LATIN

.au-dessous de l'os hyoïde, le larynx a la forme d'un cône tronqué et renversé et est formé de plusieurs pièces mobiles les unes sur les autres, [-a muqueuse qui tapisse intérieurement la surface du larynx présente vers son milieu, ;\ droite et a- gauche, les corda vocales ou ligaments inférieurs de ta glotte, qui peuvent s'écarter ou se rapprocher plus ou moins ; au-dessus de ces cordes sont deux cavités allongeas, de profondeur variable, dites ventricules ou sinus du larynx, et surmontées de deux autres replis de la membrane muqueuse, qu'on appelle ligaments supérieurs de la glotte {Voy. Glotte). Quatre cartilages entrent dans la composition du larynx : le thyroïde, dont la saillie antérieure est appelée vulgairement pomme d'Adam ; le cricoïde, qui occupe la partie inférieure et postérieure, et les deux aryténoïdes, situés à la partie postéro-supérieure : il faut y ajouter un fibro-cartilage, ï'épiglotte (Voy. ce mot), qui surmonte le bord supérieur du thyroïde. Ces pièces cartilagineuses sont mises en mouvement par plusieurs m\isc\es(crico-thyroïdiens,crico-aryténoïdiens, thyro-aryté/ioïdiens, aryténoïdiens); d'autres muscles rattachent le larynx aux parties environnantes {hyoïdiens, sterno-thyroïdiens, etc.). — Les dimensions de cet organe varient suivant les individus et aussi suivant l'âge et le sexe. L'homme a le larynx plus développé que la femme. Cet organe prend, à l'âge de puberté, un accroissement remarquable qui se dénote par cette transformation de la voix qu'on nomme vulgairement mue. — Le larynx peut être le siège de nombreuses maladies : laryngite, angine, croup, etc. Voir les ouvrages de Mandl.Ch.Fauvel.etc.

Lé larynx des Mammifères est formé des mêmes pièces cartilagineuses que celui de l'homme. Chez les Oiseaux, il y a deux larynx, l'un au commencement de la trachée-artère, l'autre à l'extrémité. L'inférieur sert presque seul à la production des sons; sa structure est d'autant plus compliquée que l'oiseau module mieux son chant : c'est chez le rossignol qu'elle offre surtout ce caractère.

LASAGNE, pâte. Voy. Lazagne.

LASCARS, nom donné, dans les mers des Indes orientales, aux matelots indiens, particulièrement à ceux qui naviguent sur les bâtiments européens. Ce sont généralement des parias.

LASER, laserpitium. Les anciens désignaient sous le nom de laser une substance gommo-résineuse et aromatique qu'ils tiraient d'une plante de la Cyrénaïque appelée par eux Laserpitium, et qui est inconnue aujourd'hui. On attribuait à cette résine des vertus merveilleuses : c'était un antidote contre tout poison, elle rendait la vue, etc. Aussi l'estimait-on à l'égal de l'or ; à Rome, on la gardait, dit-on, précieusement dans le trésor de l'État.

Les botanistes modernes ont donné le nom de Laserpitium à divers genres de la famille des Ombellifères, tribu des Thapsiées, dans lesquels ils ont cru retrouver ta plante qui produisait le laser.

LASIOPÉTALE (du gr. Xâatoç, velu, et 7TSTa>.ov, pétale), Lasiopetalum, genre de la famille des Byttnériacées, établie par Smith pour de petits arbustes de l'Australie, à rameaux effilés, à feuilles alternes, linéaires ; à épis floraux opposés aux feuilles.

LASSERET. Voy. Laceret.

LASSO ou laso (de l'espagn. lazo, lacs), longue et forte lanière de cuir dont les Américains du Sud se servent pour prendre les animaux sauvages, et quelquefois même pour abattre un ennemi. Le lasso a 15 ou 20"1 de long ; il est terminé d'un bout par un anneau de fer, et, de l'autre, il est fixé à la sangle de la selle. Le chasseur, qui est à cheval, l'amène le bout de cette lanière dans l'anneau, forme une large boucle qu'il ouvre en la faisant tournoyer rapidement au-dessus de sa tête; il lâche ensuite la lanière en la dirigeant sur l'objet qu'il veut saisir, et dès qu'il l'a enveloppé, il lance son cheval, de manière à serrer la boucle et à étrangler la victime.

LAST (c.-îi-d. chargé), mesure de poids usitée

dans les ports de la Baltique et en Hollande, varie selon les pays, mais équivaut généralement a 2,000 kilogrammes ou deux tonneaux. On appelle lastgeld (argent de charge) le droit perçu en Hollande, soit à. l'entrée, soit j lu sortie sur les marchandises qui forment la cargaison des navires étrangers. — En Suède, c'estaussi une mesure de capacité équivalant à 17 hectolitres 17 litres.

LASTIING (mot anglais signifiant qui dure), étoffe d'origine anglaise, à laine rase, à tissu satin ordinaire uni, ou à rayures. On en fait des vêtements d'été ; on l'emploie aussi en passementerie. — Le lasting français se fabrique surtout à Roubaix.

LATANTER, Latania, genre de la famille des Palmiers, tribu des Rorassinées, originaire de Madagascar et des îles de la Sonde : tronc simple, cylindrique, droit et assez élevé, couronné par un cône de 15 à 20 feuilles disposées en faisceaux, pétiolées, palmées ou demi-ailées : ces feuilles se montrent d'abord plissées comme un éventail ; elles s'ouvrent ensuite, s'étendent en rond, et les longues pointes qui les terminent, leur donnent l'aspect d'un soleil rayonnant. On fait, avec ces feuilles, de petits paniers à ouvrage et toutes sortes d'objets délicats. Les fleurs naissent sur les digitations d'un régime rameux ; elles sont jaunes, sessiles, enchâssées dans les écailles des chatons. Le fruit est un drupe contenant trois noyaux monospermes. Le L. de Bourbon et le L. rouge croissent aux îles Maurice et de la Réunion.

LATENTE (chaleur), c.-à-d. cachée. V. Chalei r.

LATÉRAL (du lat. lateralis), se dit, en Botanique, de toute partie qui est située sur le côté d'une autre; de l'anthère, quand elle s'attache d'un seul côté du filet; de l'embryon, qui est rejeté tout d'un côté de la graine ; du stigmate, qui est placé sur le côté du style ou de l'ovaire ; du style, qui se trouve hors la direction de l'axe vertical de l'ovaire.

LATÉR1GRADES (du lat. latus, lateris, côté, et gradus, pas), nom donné à des Araignées, à pieds inégaux, qui peuvent marcher à reculons, en avant, et surtout de côté comme les crabes, ce qui leur a valu aussi le nom d' Araignées-crabes. Elles se tiennent sur les végétaux ne faisant pas de toiles, et jetant simplement quelques fils pour arrêter leur proie.

LATEX (dulat. latex, liqueur , sucqui s'échappede certaines plantes lorsqu'on les blesse. Ce suc a le plus souvent l'apparence et la blancheur du lait, notamment dans le figuier, le pavot, la laitue, les euphorbes, etc. ; il circule dans des vaisseaux particuliers (vaisseaux laticifères), remarquables en ce que leurs parois minces sont dépourvues de toute ponctuation, et aussi par l'inégalité de leurs calibres, et par leurs ramifications qui en font un système dont toutes les parties communiquent : on les rencontre surtout dans l'écorce et dans la moelle. — Le latex est formé d'un liquide dans lequel flottent en nombre immense de petits globules auxquels il doit son opacité et sa coloration. Ce liquide considéré tantôt comme l'analogue du sang chez les animaux ; tantôt comme une matière excrémentitielle séparée de la sève, paraît jouer dans les plantes le rôle de la lymphe animale qui, retirée du sang, y retourne après avoir subi une circulation collatérale. La plupart des propriétés spéciales des plantes paraissent être dues à leur latex : le caoutchouc est le latex d'un certain nombre d'arbres exotiques (Siphonia, Ficus, Urceola), d'où il s'échappe, après excision; la gutta-percha, la gommegutte, l'opium, le lait du galactodendron, le poison de VAntiaris sont encore des latex, etc.

LATHYRUS, nom latin botaniq. du genre gesse.

LATIALITE. Voy. Hauïne.

LATICIFÈRES (vaisseadx). Voy. Latex.

LATIN (du lat. latinus). Sous ce nom, on comprend plusieurs idiomes fort différents : 1° le latin ancien, qu'il faut lui-même distinguer en latin classique, ou langue littéraire (sermo nobilis) et en latin vulgaire, ou langue naturelle du peuple romain (sermo plebeius ou rusticus, caitrenseverbum); 2,J la

Page 1